Voyage Malin

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Voyager en Égypte

Cette page reprend les fiches « Sécurité », « Entrée / séjour » et « Santé » du ministère français (mise à jour le 21 septembre 2026). Elles font foi : relisez-les juste avant de partir.

Sécurité et conseils officielsVérifié

Zones de vigilance

Dernière actualisation le 05/03/2026, information toujours valable à la date du jour

Zone frontalière du désert occidental

Les déplacements dans la zone désertique, en direction de la frontière libyenne sont formellement déconseillés, à l’exception de ceux dans la zone couvrant un triangle dont les trois angles sont Le Caire, Farafra et El Kharga (désert blanc), qui nécessitent une vigilance renforcée. La zone frontalière du désert occidental est une zone à risque où les forces armées mènent régulièrement des opérations contre divers trafics. L’infiltration d’éléments terroristes depuis la Libye n’est pas à exclure, avec un risque d’enlèvements.

Au sud de l’oasis de Siwa, une zone interdite aux civils et à la circulation des véhicules dans le désert occidental est en place depuis 2014 (entre Sihah et Jebel Uweinat). Il convient de respecter cette interdiction d’accès mise en place par l’armée égyptienne sous peine d’arrestation ou d’être pris à partie par les forces de sécurité égyptiennes.

Frontière avec le Soudan

L’ensemble de la zone frontalière avec le Soudan, y compris la route menant vers le Soudan au sud d’Abou Simbel, est également déconseillé compte tenu de la situation de conflit et des affrontements depuis avril 2023. La frontière soudanaise est également un lieu de passage de nombreux trafics et d’activités des milices du fait de la forte dégradation de la situation sécuritaire.

Le nord de la péninsule du Sinaï

Dans la péninsule du Sinaï, la partie au nord d’une ligne reliant les villes de Suez et de Taba, est formellement déconseillée en raison du risque terroriste et de la situation à la frontière avec la Bande de Gaza. Des restrictions d’accès sont appliquées par les autorités égyptiennes dans cette zone.

Zones déconseillées sauf raison impérative (orange sur la carte)

La zone située entre d’une part, la zone désertique interdite aux civils, et d’autre part le sud et l’ouest de la ville de Marsa Matroûh, l’ouest de la ville de Medinet el Fayyoum et à l’ouest du site d’Aboû Simbel est déconseillée, sauf raison impérative, compte tenu d’un moindre maillage sécuritaire par les forces armées et de trafics.

Zone des oasis du désert occidental (Siwa / désert blanc)

Les contrôles sécuritaires des autorités égyptiennes dans ces zones touristiques sont renforcés avec une présence policière et des check-points occasionnels.

Il convient de s’y rendre en respectant scrupuleusement l’itinéraire routier par les axes sécurisés vers les oasis. L’oasis de Siwa est également accessible et desservie par un aéroport qui assure une liaison avec Le Caire.

La zone du désert occidental couvrant un triangle dont les trois angles sont Le Caire, Farafra et El Kharga (désert blanc) est compatible avec une activité touristique en faisant preuve d’une vigilance renforcée. En plus d’être en bonne condition physique, il est fortement recommandé de recourir aux services d’une agence de voyage ou d’un guide touristique reconnu localement et de disposer d’un équipement approprié (moyens de communication, eau en grande quantité, nourriture, vêtements adaptés).

Territoire égyptien hors désert occidental

Dans le reste du pays, les déplacements sont possibles, sous réserve d’observer les recommandations générales figurant ci-dessous.

Dans les grandes villes, notamment au Caire et à Alexandrie, il convient de faire preuve de vigilance sur les sites très fréquentés et d’éviter les éventuels rassemblements et manifestations.

Dans le Fayoum, il est possible de visiter la vallée des baleines. En revanche, il est déconseillé de se rendre plus en avant dans le désert en dehors des limites de ce site touristique.

Dans le sud Sinaï, il convient sur la zone côtière (Charm El Cheikh, Dahab, Taba, Nuweiba) de privilégier les hébergements dans des hôtels sécurisés. La visite du monastère Sainte-Catherine est possible. Il est cependant recommandé de ne pas faire de nuit le trajet entre le monastère et la côte.

Accès à Gaza

Lire impérativement les prescriptions figurant sur ce point dans la Fiche « Conseils aux voyageurs » Israël/Palestine de ce même site.

Les déplacements vers et dans Gaza, ainsi que dans le nord de la péninsule du Sinaï, sont formellement déconseillés à toute période de l’année, y compris pour transiter vers Gaza à travers le point de passage de Rafah. Même en temps normal, ce dernier fait l’objet de restrictions d’accès fréquentes conduisant à une fermeture quasi complète. Les Français qui parviendraient à se rendre à Gaza lors d’une période d’ouverture du point de passage prennent le risque d’y rester bloqués, les décisions de fermeture étant généralement annoncées sans préavis et sans indication de durée.

Il est par ailleurs exclu d’envisager une traversée par les tunnels sous la frontière susceptibles d’exister entre le Sinaï et la bande de Gaza : celle-ci est illégale et comporte des risques de sécurité majeurs. Les autorités égyptiennes estiment qu’une entrée sur leur territoire par ce moyen est irrégulière, et considèrent ceux qui y recourraient comme des clandestins.

Terrorisme

Même si les derniers attentats ayant touché Le Caire remontent à 2018-2019 et que le risque terroriste est globalement contenu, la menace terroriste demeure permanente et diffuse en Égypte. Au cours des dernières années, plusieurs actes terroristes ont visé en particulier des sites confessionnels, des lieux touristiques mais surtout les forces de sécurité.

Dans ce contexte, il importe, pour tout voyage dans les zones en vigilance renforcée, de se conformer strictement aux recommandations figurant dans cette fiche « Conseils aux voyageurs ». Même si les contrôles policiers sont dûment effectués à l’entrée des sites touristiques et des hôtels, un passage à l’acte isolé ne peut être totalement exclu.

Risque routier

Le réseau routier est convenable sur les grands axes mais de médiocre qualité sur les voies secondaires. La signalisation reste, par ailleurs, insuffisante. Le non-respect du code de la route et l’état du parc automobile doivent également inciter à l’extrême prudence. La fréquence d’accidents mortels est très élevée et la circulation de nuit est particulièrement dangereuse.

En dehors des centres urbains et des sites touristiques, il est formellement déconseillée de circuler de nuit, que ce soit au volant d’un véhicule privé ou à bord d’un bus, même réservé auprès d’une agence de bonne réputation. Pour les longs trajets de jour, il est recommandé de ne pas conduire sur les routes égyptiennes sans un accompagnateur connaissant les itinéraires et sachant parler arabe.

L’incivisme routier, très largement répandu, peut donner lieu à des échauffourées. Il ne faut en aucun cas répondre à d’éventuelles provocations ou prises à partie. Certaines zones restent mal matérialisées par la signalisation mais sont interdites à la circulation en Égypte, et plus particulièrement dans le désert. Les voyageurs sont invités à tenir compte des recommandations relatives aux zones « formellement déconseillées » (en rouge sur la carte de la fiche Conseils aux voyageurs) et à interroger les autorités de police égyptiennes en cas de doute. Méconnaître l’interdiction de circulation dans ces zones peut avoir des conséquences d’une extrême gravité.

Les distances entre stations-essence peuvent être très importantes : veiller à rouler avec un réservoir plein.

Les déplacements en taxis nécessitent souvent la définition préalable du prix de la course avec le chauffeur (les compteurs peuvent être défectueux ou volontairement non activés). Le recours aux applications de réservation de taxis est possible et très fréquemment utilisé pour tous les déplacements urbains et périurbains. Dès lors, les règles de prudence et de vigilance s’imposeront systématiquement (toujours se positionner à l’arrière du véhicule, éviter les déplacements de nuit, dans la mesure du possible, il est préférable pour une femme de ne pas voyager seule).

Il convient de pas hésiter à refuser d’être transporté dans un véhicule ne respectant pas les normes de sécurité (absence de ceinture de sécurité notamment, y compris dans les bus), et à rappeler si besoin le respect des règles de prudence (respect des vitesses règlementaires et des distances de sécurité, refus des manœuvres dangereuses, pauses régulières pour le chauffeur).

Risque lié aux mines

Les déplacements hors des axes routiers sont formellement déconseillés. Le risque lié à la présence de mines est élevé dans les zones désertiques. Une zone non signalisée peut être dangereuse. S’ils devaient intervenir, les déplacements en dehors du réseau routier ou de pistes balisées doivent être précédés d’une recherche d’informations sur l’existence éventuelle de champs de mines dans la région.

Risque sismique

L’ensemble du pays est situé dans une zone d’activité sismique. Le dernier tremblement de terre significatif au Caire remonte à 1992. Pour obtenir plus d’informations sur la conduite à tenir en cas de séisme, consulter la fiche Infos pratiques "Séismes".

Si un tremblement de terre se produisait, il est recommandé aux ressortissants français de prendre rapidement contact avec leurs familles ou leurs proches afin de les rassurer, de préférence par messages écrits plutôt que par communication téléphonique afin de ne pas encombrer les lignes téléphoniques, qui doivent pouvoir être utilisées par les services d’urgence.

Recommandations générales

NB : le système judiciaire égyptien diffère grandement du système judiciaire français. Toute personne se mettant en contravention avec la loi, même pour des faits mineurs, s’expose à une incarcération non règlementée et illimitée, sans possibilité de faire appel au consulat ou à ses proches. Les détentions peuvent être arbitraires et les conditions éloignées des normes françaises.

Plongée sous-marine

La plongée sous-marine est très répandue sur le littoral de la mer Rouge. Il est recommandé aux amateurs de faire preuve de prudence, en particulier s’ils sont peu expérimentés ou si la structure d’accueil est modeste. Une attention particulière doit être portée au professionnalisme de l’équipe d’encadrement et à la fiabilité du matériel utilisé (notamment en matière d’hygiène).

Il est crucial de veiller à détenir une assurance de plongée mais aussi une assurance médicale et de rapatriement pour couvrir les accidents en dehors de la pratique de la plongée. En cas de croisière plongée, il est important de vérifier que le bateau et ses passagers sont couverts par une police d’assurance.

Chaque année, plusieurs accidents mortels liés à une mauvaise évaluation de la capacité physique des plongeurs sont déplorés. Avant de pratiquer ce sport, il y a lieu de s’assurer de la présence d’un caisson de décompression à proximité.

Localisation / nombre de caissons de décompression :

Il n’existe pas de caissons de décompression sur les sites de Noueiba et de Taba. En cas d’accident, le ressortissant étranger est évacué à Eilat (Israël).

L’attention des plongeurs est appelée sur le fait que la mer Rouge abrite une population de requins, dont certaines espèces sont dangereuses. Les accidents sont rares mais, quand ils surviennent, ils peuvent être mortels. Il convient d’observer strictement les recommandations des responsables de centres de plongée à cet égard.

Les blessures par du corail doivent être traitées très sérieusement et faire l’objet d’un suivi médical rigoureux. Les toxines en surface du corail peuvent infecter les plaies même superficielles et même si elles apparaissent saines à première vue.

À noter également que le corail fait l’objet d’une protection de plus en plus affirmée en Égypte : prélèvements ou dégradations font l’objet de sanctions.

Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Égypte (sécurité), mise à jour le 21 septembre 2026 (source officielle)

Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 21 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.

Entrée et séjourVérifié

Mesures liées à la Covid-19

L’ensemble des restrictions liées à l’épidémie de Covid-19 pour l’entrée sur le territoire égyptien ont été levées et l’épidémie de Covid 19 est terminée en Égypte. Il reste néanmoins recommandé d’observer les gestes barrières, qui protègent également contre d’autres maladies respiratoires, comme le MERS, endémique au Proche-Orient.

Il est recommandé de se tenir informé de l’évolution de la situation et de consulter régulièrement le site Internet et les réseaux sociaux de l’Ambassade de France au Caire.

Pièce d’identité

Les ressortissants français voyageant individuellement ou en groupe peuvent entrer en Égypte munis d’un passeport valide encore au moins six mois après la date de retour en France.

Les ressortissants français peuvent également entrer en Égypte avec une carte nationale d’identité valide encore au moins six mois après la date de retour en France. Il est impératif de prendre avec soi deux photos d’identité pour le visa (cf. infra).

En cas d’entrée en Égypte avec une carte nationale d’identité (CNIS), un document cartonné est remis aux voyageurs à leur arrivée, portant le visa sur une face et les données personnelles sur l’autre : il convient de vérifier que le fonctionnaire orthographie correctement le nom et le prénom et indique intégralement le numéro de la CNIS, sous peine de très importantes difficultés au moment de quitter le territoire égyptien.

Les voyageurs sont invités à veiller à tout instant sur leurs papiers d’identité : les voyageurs souhaitant déposer plainte pour vol ou perte au commissariat avant de faire appliquer le cachet indiquant la date de dernière entrée sur un document de voyage d’urgence, auprès du Mogamma’aa (service des étrangers du ministère de l’Intérieur) rencontrent des obstacles qui peuvent se révéler insurmontables. Ils sont alors susceptibles de se retrouver en dépassement du temps de séjour et de se voir infliger une amende.

Visa

Le visa est obligatoire. Le visa de tourisme peut être obtenu auprès d’un consulat égyptien en France (demande à déposer très en amont de la date de départ souhaitée) ou à l’arrivée en Égypte (préférable). D’une durée initiale d’un mois, le visa peut être prolongé auprès du bureau de l’immigration pour les titulaires d’un passeport en cours de validité (au Caire, "Mogamma’aa" à Abbasseya). Les voyageurs munis uniquement d’une carte nationale d’identité ne pourront pas demander le prolongement de leur visa de trente jours.

Le visa est payant (30 USD, ou équivalent en Euros, pour une entrée simple, 60 USD, ou équivalent en Euros, pour un visa à entrées multiples). La vignette visa peut être achetée dans tous les aéroports internationaux d’Égypte dans des guichets ouverts vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Le paiement se fait alors exclusivement en espèces en devises étrangères (USD ou Euros).

Pour les porteurs d’une carte d’identité, le visa est apposé, à l’arrivée, sur un formulaire fourni par les autorités locales. Les voyageurs doivent impérativement se munir avant leur départ de deux photos d’identité qui seront jointes à ce formulaire.

Les voyageurs arrivant directement à l’aéroport de Charm el Cheikh et souhaitant rester sur le territoire du gouvernorat pendant la durée de leur séjour peuvent solliciter un visa spécial Sinaï. S’ils souhaitent sortir du gouvernorat il convient de solliciter un visa Égypte. Il en est de même pour les voyageurs arrivant par voie terrestre depuis Israël (frontière de Taba). Il n’est pas possible de modifier le visa spécial Sinaï une fois entré sur le territoire égyptien du Sinaï.

Les détenteurs de passeports officiels (passeports de service et diplomatique) doivent impérativement demander un visa biométrique auprès de l’ambassade ou du consulat d’Égypte compétent, préalablement à leur arrivée sur le territoire égyptien. À défaut, aucun visa ne leur sera délivré à l’arrivée et ils seront refoulés, à leurs frais.

Obligations militaires pour les binationaux

Les hommes âgés de 18 à 30 ans détenant à la fois la nationalité égyptienne et la nationalité française sont tenus de se mettre préalablement en règle avec leurs obligations relatives au service militaire s’ils souhaitent se rendre en Égypte, même pour un bref séjour. A défaut, ils ne seront pas autorisés à ressortir d’Égypte. La procédure à suivre une fois en Égypte peut être longue et coûteuse.

Depuis le 14 août 2023, il est possible aux Egyptiens de 18 à 30 ans résidant à l’étranger de régulariser leur situation au regard du service militaire égyptien en versant la somme de 5000$ sur le site public égyptien en ligne : https://www.tagneedinit.gov.eg/HomePage.html.

Il est rappelé que le renouvellement d’un passeport égyptien nécessite la régularisation préalable de la situation du demandeur au regard du service militaire.

Réglementation douanière

Les voyageurs sont autorisés à entrer sur le territoire égyptien en possession de la somme de 5 000 livres égyptiennes. Au-delà de ce montant, ils s’exposeraient à une saisie sur place du montant excédant cette somme. Ils sont également autorisés à entrer sur le territoire égyptien en possession de devises pour un montant maximal de 10 000 USD.

Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Égypte (entrée et séjour), mise à jour le 21 septembre 2026 (source officielle)

Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 21 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.

Visa à l’arrivée ou e-visa : précisions complémentairesÀ confirmer

Montants non officiels Les prix viennent de la presse spécialisée et d’agents de voyages, et se contredisent sur certains détails. Vérifiez sur le portail officiel égyptien de l’e-visa.

Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Égypte (entrée et séjour) (source officielle) ; VisasNews, l’Égypte augmente le prix de son visa électronique (site d’information sur les visas) ; VisasNews, le visa passera à 33 dollars au 1er janvier 2027 (site d’information sur les visas)

SantéVérifié

Avant le départ

Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions en matière de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Ces indications ne dispensent toutefois pas le voyageur d’une consultation chez son médecin traitant et/ou dans un centre de vaccinations internationales, suffisamment longtemps avant la date de départ pour permettre le rappel des vaccins si nécessaire.

Pour plus d'information, consulter la rubrique "La santé en voyage".

Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé, parfois très élevés à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (dont la chirurgie et l’hospitalisation) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place.

Recommandations pour la santé

Consulter si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) pour faire une évaluation de son état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations. Consulter éventuellement son dentiste avant le départ.

Constituer sa pharmacie personnelle en conséquence et n’emporter dans ses bagages que les médicaments strictement nécessaires ; ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Les médicaments doivent être dans leur emballage d’origine avec les étiquettes originales, accompagnés d’une ordonnance portant le nom des médicaments en dénomination commune internationale (DCI). Il est indispensable de vérifier que les médicaments concernés sont autorisés dans le pays visité : pour plus d’informations, consulter la fiche Informations pratiques.

Les grandes pharmacies du Caire offrent des médicaments de base à des prix très inférieurs à ceux de l’Europe mais les pénuries ne sont pas rares.

Vaccinations

Les vaccins recommandés en France sont également indispensables lors d’un séjour à l’étranger : les maladies qu’ils préviennent circulent partout dans le monde, parfois même plus fréquemment qu’en France. Avant tout départ, le voyageur (adulte et enfant) doit donc d’abord s’assurer d’être à jour du calendrier vaccinal français, en particulier des vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche mais aussi contre la rougeole. Le carnet de vaccination peut être demandé à l’arrivée de certains pays.

Des vaccinations complémentaires peuvent être nécessaires :

Il est donc conseillé de consulter son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) suffisamment de temps avant le voyage.

Dengue

La dengue est une maladie virale transmise par piqûres de moustiques. Les symptômes sont de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures, parfois éruption cutanée). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin. Il n’existe pas de traitement curatif. La prise en charge médicale repose uniquement sur le traitement des symptômes. Il faut impérativement éviter la prise d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination des voyageurs peut être indiquée dans certains cas. Il est conseillé de se référer, avant son départ, à son médecin traitant et /ou à un centre de vaccination internationale.

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.

Zika

Il s’agit d’une maladie due à un virus transmis principalement par piqûre de moustiques et dans certains cas par voie sexuelle. Les symptômes sont généralement absents ou modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées). La survenue de complications graves telle que des atteintes neurologiques (syndrome de Guillain Barré) et des microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus est attestée.

La prévention repose uniquement sur la protection contre les piqûres de moustiques.

Il est conseillé aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse de consulter au préalable un médecin avant tout déplacement dans une zone infectée. En cas de maintien du voyage, il est impératif de se protéger des piqûres de moustiques et d’appliquer les mesures adaptées contre la transmission sexuelle.

Consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.

Fièvre typhoïde

La fièvre typhoïde est une maladie infectieuse causée par des bactéries présentes dans l’eau contaminée par des matières fécales d’origine humaine. L’infection résulte le plus souvent de l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, ou d’une transmission directe de personne à personne. Les symptômes surviennent en moyenne 3 semaines après la contamination et associent fièvre, maux de tête, perte d’appétit, douleurs abdominales avec diarrhée ou constipation, fatigue et parfois, éruption cutanée. Dans les formes plus graves, la fièvre typhoïde peut être fatale en l’absence de traitement.

Les mesures de prévention reposent sur les règles élémentaires d’hygiène générale vis-à-vis de l’eau, des aliments et du lavage des mains ainsi que sur la vaccination.

Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur.

Grippe aviaire ou zoonotique

Le terme regroupe l’ensemble des infections de type grippal causées par différents virus influenza d’origine animale (oiseaux sauvages, volailles, porcs). La survenue de cas chez l’être humain est exceptionnelle. La transmission résulte soit d’un contact direct notamment avec les sécrétions respiratoires et les matières fécales des animaux malades, soit de façon indirecte par l’exposition à des matières contaminées. Les symptômes sont similaires à ceux de la grippe saisonnière (fièvre, toux, courbatures…) mais peuvent se compliquer de difficultés respiratoires, de troubles digestifs, d’atteintes neurologiques, voire de décès.

Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.

Bien que la grippe aviaire reste endémique en Égypte, l’incidence et la propagation dans la population avicole ont fortement diminué et aucun cas d’infection n’a été détecté chez l’être humain depuis 2017.

Poliomyélite

La poliomyélite est une maladie très contagieuse due à un virus, transmis principalement par l’intermédiaire d’eau souillée et d’aliments contaminés par les selles. Après une incubation de quelques jours, l’infection est souvent bénigne voire asymptomatique mais dans de rares cas, elle peut entraîner une paralysie aiguë parfois irréversible, notamment des membres inférieurs. La paralysie des muscles respiratoires peut être mortelle. Il n’existe pas de traitement curatif et seulement des soins symptomatiques. La prévention repose sur la vaccination.

Pour plus d’informations, consulter le site de l'Organisation mondiale de la Santé et le site de l'Institut Pasteur.

Rage

La rage est une maladie virale mortelle affectant le système nerveux et présent dans la salive des animaux infectés, tels que chiens, chats, chauves-souris et autres mammifères sauvages. Le virus se transmet par morsure, griffure ou contact de la salive avec une peau lésée ou une muqueuse. L’évolution est rapide avec l’apparition de fièvre, maux de tête, anxiété puis de troubles neurologiques (coma). La rage est presque toujours mortelle une fois les symptômes déclarés. Il est recommandé d’éviter tout contact avec des animaux suspects domestiques ou sauvages. La vaccination préventive contre la rage avant un séjour en zone exposée peut être indiquée en fonction du type de voyage et en particulier chez les jeunes enfants dès qu’ils marchent. Il est conseillé de demander conseil à un médecin ou à un centre de vaccinations internationales.

En cas d’exposition à risque, consulter immédiatement un médecin même si la vaccination est bien à jour.

Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires et le site de l'Institut Pasteur.

En cas de griffure ou de morsure en Egypte, il faut savoir que seuls les hôpitaux et les centres gouvernementaux (on en compte 317) peuvent effectuer le protocole anti-rabique qui comprend 5 injections (J0, J+3, J+7, J+14, J+28). Au Caire, vous pouvez vous rendre dans les hôpitaux suivants, parmi de nombreux autres : l’hôpital public Oum El Masreyeen (Guizeh), l’hôpital Al Agouza (Guizeh), ou encore l’hôpital public Zayed (El Sheikh Zayed city). En cas de difficulté à trouver un hôpital, il peut être utile de consulter l’un des médecins conseils du consulat général de France.

Pollution atmosphérique

L’attention du voyageur est appelée sur la pollution atmosphérique, particulièrement élevée au Caire. La pollution de l’air peut s’avérer dangereuse pour la santé. Lors des pics de pollution, il est conseillé de réduire toutes les activités à l’extérieur et de s’hydrater autant que possible. Les personnes souffrant de maladies respiratoires (asthme notamment), de problèmes cardiaques ou de conjonctivite, les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées sont invités à maintenir fermées les portes et fenêtres de leur domicile et à ne pas sortir, sauf en cas de nécessité.

Mesures générales de prévention des piqûres de moustiques

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé et le site de l'Assurance Maladie.

Règles d'hygiène alimentaire

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.

Infections sexuellement transmissibles (IST)

Il est recommandé d’éviter les comportements sexuels à risque et de prendre toutes les précautions d’usage. En cas d’exposition à un risque, il est recommandé de consulter au plus tôt un professionnel de santé.

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.

Prévention des risques généraux

Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Égypte (santé), mise à jour le 21 septembre 2026 (source officielle)

Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 21 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.

Ambassade, consulats et urgencesVérifié

Retrouvez dans cette rubrique des informations de contact relatives aux administrations, services et organismes locaux.

Police touristique

126 (à composer d’un téléphone fixe ou mobile depuis l’agglomération du Caire)

Le Caire

Alexandrie

Louqsor

Hôpital Al salam international : +20 95 237 96 29 ou +20 95 238 71 92 / +20 95 238 71 93 / +20 95 238 71 94

Hourghada et El Gouna

Charm El Cheikh

Hôpital Al Salam International : +20 69 366 08 93 / +20 69 366 08 94 / +20 69 366 08 95

Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Égypte (contacts utiles), mise à jour le 21 septembre 2026 (source officielle)

Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 21 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.