Voyager au Tchad
Cette page reprend les fiches « Sécurité », « Entrée / séjour » et « Santé » du ministère français (mise à jour le 15 septembre 2026). Elles font foi : relisez-les juste avant de partir.
Sécurité et conseils officielsVérifié
Zones de vigilance
Dernière actualisation le 13/03/2026, information toujours valable à la date du jour
Province du Tibesti, province de l’Ennedi et est de la province du Borkou
Des opérations militaires sont régulièrement menées dans ces zones frontalières de la Libye, depuis août 2018, en vue de contrôler les incursions armées de groupes rebelles. S’y ajoutent de nombreux trafics transfrontaliers, la présence de mines et le développement de sites d’orpaillage illégal. Les déplacements dans ces zones (hormis Bardaï) sont formellement déconseillés.
Lac Tchad
Cette région, qui fait l’objet d’attaques régulières de Boko Haram, est formellement déconseillée (hormis la ville de Bol). Des opérations militaires y sont régulièrement conduites par l’armée tchadienne.
Zones frontalières
En raison de l’incursion potentielle de groupes armés et d’opérations militaires, les zones frontalières avec les pays voisins sont formellement déconseillées. La frontière avec la Libye est actuellement fermée, et toute la zone frontalière a été déclarée « zone d’opérations militaires » en janvier 2017. Il en est de même de certaines zones du Lac Tchad depuis 2020. En raison du conflit en cours au Soudan, la zone frontalière avec le Darfour connaît un afflux important de réfugiés et de rapatriés. Elle est le théâtre de nombreux trafics et est susceptible de connaître des incursions de groupes armés. La présence militaire y a été renforcée. Au sud, la situation sécuritaire dégradée en République centrafricaine peut entraîner des mouvements de groupes armés dans la zone frontalière et la présence militaire tchadienne y a été renforcée. Le sud-ouest du Tchad (frontière avec le Cameroun) est fortement touché par le phénomène des enlèvements contre rançons.
Les villes de Bardaï, Fada, Amdjarass et Bol au nord et d’Abéché et Bongor au centre et au sud
La ville de Bardaï, chef-lieu de la région du Tibesti, les villes de Fada et Amdjarass dans l’Ennedi (Ouest et est), ainsi que la ville de Bol dans la région du Lac font l’objet d’une attention particulière de la part des forces de sécurité tchadiennes. Compte tenu de la dangerosité des voies d’accès terrestres (présence de mines au nord du pays notamment), il est néanmoins recommandé de s’y rendre exclusivement par voie aérienne. Les villes de Bongor dans la région de Mayo Kebbi Est et d’Abéché dans le Ouaddaï font également l’objet d’une attention particulière des forces de sécurité. L’accès en reste possible par la route.
Ouest de la province du Borkou et province du Wadi Fira
Les déplacements dans les provinces du Borkou et du Wadi Fira sont déconseillés sauf raison impérative.
Les provinces du nord, aux territoires immenses, sont très difficiles à sécuriser et abritent divers trafics. Dans le Borkou, la présence de très nombreuses mines résiduelles constitue un danger supplémentaire lors des déplacements.
Outre les éléments relatifs aux conditions de sécurité, cette zone reste très difficile d’accès et dépourvue de toute infrastructure, notamment sanitaire. Elle est située dans une des régions les plus chaudes du monde, notamment à partir du mois de février / mars (les températures, en journée, peuvent atteindre 50°). Entre décembre et fin février, il peut y avoir des vents de sable qui perturbent l’orientation et compliquent les interventions des secours.
Terrorisme
Le groupe Boko Haram est toujours actif dans la région du Lac Tchad, ainsi que dans les autres pays riverains (Nigéria, Niger et Cameroun). Il mène régulièrement des actions de prédation (aux abords du Lac et sur les îles). Des attaques ciblées contre les membres des ONG internationales, ne peuvent être totalement exclues. Le risque d’enlèvement visant les Occidentaux est également particulièrement élevé. Les déplacements interurbains dans cette zone sont formellement déconseillés.
Malgré l’adoption par les autorités tchadiennes de mesures fortes pour renforcer la sécurité (mise en place de nombreux contrôles, multiplication des patrouilles, actions militaires dans la région du Lac), des tentatives d’attentats sont possibles dans les villes au sud du pays, y compris à N’Djamena. Dans ces conditions, il est déconseillé de se rendre dans des lieux très fréquentés (marchés, lieux de culte, etc.) qui pourraient constituer une cible.
Rébellions armées
Des groupes rebelles tchadiens armés restent susceptibles de procéder à des incursions sur le territoire à partir des pays voisins. Des opérations militaires en réaction à ces incursions peuvent être conduites dans les régions frontalières concernées.
Délinquance
La délinquance de droit commun (vols, agressions, cambriolages, parfois avec violences) est en hausse régulière dans la capitale depuis quelques années. Il convient de se tenir informé régulièrement de son évolution. Les déplacements à pied sont à éviter, de jour comme de nuit en dehors du centre-ville, et la nuit dans l’ensemble de la ville. La nuit, les quartiers populaires, majoritairement situés à l’est de la capitale (Moursal, Sabangali Chagoua) doivent en particulier être évités. Le port d’armes à feu ou d’armes blanches est fréquent.
Enlèvement(s)
La menace d’enlèvement visant des Occidentaux demeure élevée au Tchad. Tout déplacement dans les zones formellement déconseillées (en rouge) est à exclure. Dans les zones déconseillées sauf raison impérative (en orange), il convient, si le déplacement ou le séjour s’avère indispensable, de faire preuve d’une extrême vigilance et de prendre des mesures de sécurité renforcées, en particulier concernant les trajets (notamment la mise en place d’une escorte) et les hébergements (qui doivent être sécurisés).
Manifestations
Dans un contexte de tensions socio-économiques toujours fortes, des manifestations restent possibles, en particulier dans le grand est de la capitale (Moursal, Sabangali et Chagoua). Il est alors recommandé de limiter ses déplacements au strict nécessaire dans ces quartiers, de se renseigner sur les manifestations organisées et de se tenir à l’écart des rassemblements, même lorsqu’ils sont autorisés.
Risques liés aux transports
A N’Djamena, la circulation sur l’avenue du Général Kerim Nassour, sur la portion longeant le palais présidentiel, est très strictement réglementée, à sens unique, pendant les heures de journée uniquement. Tout arrêt, ralentissement, prise de vue ou approche des abords du palais présidentiel, a fortiori toute circulation de nuit, est formellement interdit et peut susciter de vives réactions des forces de sécurité. Il est très fortement recommandé, pour éviter toute incompréhension, d’éviter cet axe, quelle que soit l’heure. Malgré des travaux d’aménagement des infrastructures, l’usage des voies de communication terrestres reste difficile sur l’ensemble du territoire (à l’exception de N’Djamena et de certaines villes secondaires dont les principales artères sont bitumées). Le code de la route étant très peu respecté, la plus grande vigilance s’impose dans la conduite automobile, en ville comme lors des trajets interurbains. A l’extérieur de la capitale et des villes secondaires, le réseau est essentiellement composé de routes en mauvais état ou de pistes, souvent impraticables pendant la saison des pluies (de mai à octobre), notamment dans le sud du pays. Au nord, les quelques pistes à usage commercial ou logistique (tronçons Libye - Ounianga Kebir / Faya-Largeau -N’Djamena / Faya-Largeau, Fada et Abéché) sont en mauvais état et la présence de mines résiduelles constitue un danger important.
Les coupeurs de route sont toujours actifs. Armés, potentiellement très violents et bien organisés, leurs agressions peuvent aller jusqu’à l’enlèvement de leurs victimes.
Conditions de déplacement dans les régions
L’intégralité du territoire est soit en zone orange, soit en zone rouge. Les déplacements, qui présentent un risque, doivent être limités au strict nécessaire, et préparés avec soin. La voie aérienne doit être privilégiée dans toute la mesure du possible. En cas de voyage par voie terrestre, se déplacer uniquement de jour, tout déplacement nocturne étant à proscrire.
Quel que soit le mode de déplacement, il est nécessaire de respecter les recommandations suivantes :
- faire connaître à des personnes de confiance les dates, horaires, parcours, destination et conditions du déplacement ;
- s’inscrire sur fil d’Ariane et communiquer au moins un numéro de téléphone pour pouvoir être joint en permanence ;
- préparer son déplacement en établissant des contacts préalables avec des interlocuteurs connaissant la région ;
- se faire connaître à l’arrivée auprès des autorités locales ;
- prévoir un hébergement sur des sites sécurisés.
En cas de déplacement par voie terrestre, veiller en outre à :
- se renseigner sur l’état des routes et sur les conditions de sécurité sur le parcours et sur le lieu de destination ;
- s’équiper : pièces de rechange, réserves de carburant, matériels de communication adaptés (téléphones satellitaires), kit médical d’urgence, nourriture, eau, etc.
- se déplacer en convoi (2 véhicules minimum), sous escorte des forces de sécurité tchadiennes.
Les déplacements en région sont fortement déconseillés aux enfants mineurs et aux personnes âgées. Une bonne condition physique est nécessaire. Tout déplacement en zone orange présente, outre le risque sécuritaire, un risque sanitaire. La consultation préalable d’un médecin est fortement recommandée, en raison de la faiblesse des infrastructures médicales dans les régions.
Recommandations générales
Il est recommandé de :
- avoir sur soi la carte d’inscription consulaire et une photocopie de son passeport (page du visa valide incluse) ;
- éviter de se déplacer avec des objets de valeur et d’importantes sommes d’argent ;
- éviter les déplacements à pied, même sur de courtes distances dans les quartiers périphériques de N’Djamena ;
- prévenir quelqu’un si son déplacement est inhabituel ou dans des zones peu fréquentées par des expatriés ;
- privilégier les déplacements en groupe ;
- circuler en voiture portières et vitres fermées ;
- proscrire l’usage des motos-taxis, appelées « clando men », dont la conduite est dangereuse et qui sont régulièrement la cible de malfaiteurs ;
- avoir toujours une carte de crédit téléphonique d’avance.
Activités sportives à risque
La baignade dans les fleuves (Chari ou Logone) est non seulement déconseillée en raison des risques de bilharziose (cf. onglet santé), mais également interdite à N’Djamena. Dans le contexte de la lutte contre Boko Haram, le fleuve fait en effet l’objet d’une stricte surveillance.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Tchad (sécurité), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Entrée et séjourVérifié
Mesures liées à la Covid-19
Toutes les mesures de restriction sanitaire pour l’entrée sur le territoire ont été levées.
Visas
L’accès au territoire tchadien est subordonné à l’apposition d’un visa qui est obtenu auprès d’une représentation diplomatique ou consulaire tchadienne. Aucun visa tchadien ne peut être délivré à la frontière.
Contrôles
Il est impératif de se munir de son passeport lors des déplacements interurbains. Pour les déplacements professionnels, un ordre de mission est fortement recommandé.
Il est fortement recommandé d’entrer au Tchad au poste frontière de N’Djamena, par voie aérienne.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Tchad (entrée et séjour), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
SantéVérifié
Avant le départ
Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions en matière de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Ces indications ne dispensent toutefois pas le voyageur d’une consultation chez son médecin traitant et/ou dans un centre de vaccinations internationales, suffisamment longtemps avant la date de départ pour permettre le rappel des vaccins si nécessaire.
Pour plus d'information, consulter la rubrique "La santé en voyage".
Frais d’hospitalisation et dépenses de santé
Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé, parfois très élevés à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (dont la chirurgie et l’hospitalisation) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place.
Le Tchad ne dispose pas d’infrastructures médicales et hospitalières aux normes européennes. L’hôpital de la Renaissance, situé dans le quartier N’Djari, reste le mieux équipé, notamment en matière d’imagerie médicale, sans pour autant répondre aux normes européennes en termes de qualité des soins et de diagnostic.
International SOS (tél. +235 22 52 25 01) est en mesure de traiter des urgences médicales, mais l’établissement n’est accessible qu’à ses assurés.
Le centre médico-social de l’ambassade de France à N’Djamena (tél. +235 63 30 01 78), qui fonctionne sur la base d’un abonnement annuel, peut toutefois recevoir les Français de passage en consultation.
Recommandations pour la santé
Consulter si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) pour faire une évaluation de son état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations. Consulter éventuellement son dentiste avant le départ.
Constituer sa pharmacie personnelle en conséquence et n’emporter dans ses bagages que les médicaments strictement nécessaires ; ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Les médicaments doivent être dans leur emballage d’origine avec les étiquettes originales, accompagnés d’une ordonnance portant le nom des médicaments en dénomination commune internationale (DCI). Il est indispensable de vérifier que les médicaments concernés sont autorisés dans le pays visité : pour plus d’informations, consulter la fiche Informations pratiques.
Vaccinations
Les vaccins recommandés en France sont également indispensables lors d’un séjour à l’étranger : les maladies qu’ils préviennent circulent partout dans le monde, parfois même plus fréquemment qu’en France. Avant tout départ, le voyageur (adulte et enfant) doit donc d’abord s’assurer d’être à jour du calendrier vaccinal français, en particulier des vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche mais aussi contre la rougeole. Le carnet de vaccination peut être demandé à l’arrivée de certains pays.
Des vaccinations complémentaires peuvent être nécessaires :
- Coronavirus : il est recommandé de disposer d’un parcours vaccinal complet contre le SARS-Cov2 (COVID-19). Le vaccin Pfizer de BionTech est disponible localement et peut-être administré à l’Hôpital de la Renaissance ;
- Fièvre jaune : la vaccination contre la fièvre jaune, dont des cas ont été déclarés en 2021, est obligatoire (à pratiquer dans un centre agréé) ;
- Hépatite A : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Fièvre typhoïde : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Hépatite B : en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
- Méningite ACWY : en cas de séjour pendant la saison sèche (habituellement hiver et printemps) ou d’épidémie signalée ;
- Tuberculose : chez les enfants de moins de 15 ans en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
- Rage : notamment enfants en bas âge, séjour en milieu rural ou éloigné des villes principales ;
- Chikungunya : en cas d’épidémie ou de séjour prolongé ;
- Dengue : en cas d’épidémie active ou de séjour prolongé en zone endémique ;
- Mpox : en cas d’exposition à risque.
Il est donc conseillé de consulter son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) suffisamment de temps avant le voyage.
Chikungunya
La chikungunya est une maladie virale transmise par l’intermédiaire de moustiques infectés. Cette maladie se manifeste par l’apparition de symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin ; le traitement est uniquement symptomatique. Les moyens de prévention reposent sur la vaccination et la protection contre les piqûres de moustiques. Il est conseillé avant le départ de se référer à son médecin traitant et/ou à un centre de vaccination internationale.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Dengue
La dengue est une maladie virale transmise par piqûres de moustiques. Les symptômes sont de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures, parfois éruption cutanée). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin. Il n’existe pas de traitement curatif. La prise en charge médicale repose uniquement sur le traitement des symptômes. Il faut impérativement éviter la prise d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination des voyageurs peut être indiquée dans certains cas. Il est conseillé de se référer, avant son départ, à son médecin traitant et /ou à un centre de vaccination internationale.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
Une recrudescence des cas de dengue est observée chaque année en saison des pluies.
Fièvre jaune
Il s’agit d’une maladie virale transmise par piqûres de moustiques. Les symptômes sont variables, allant du syndrome pseudo-grippal (fièvre, frissons, douleurs musculaires, maux de tête…) à des formes plus graves (vomissements de sang, jaunisse, convulsions, coma…) qui sont mortelles dans 20 à 60 % des cas. Aucun traitement curatif n’existe à ce jour.
La prévention individuelle repose uniquement sur la vaccination et sur la protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination doit être réalisée dans un centre de vaccination international et de préférence au moins 10 jours avant le départ.
De nombreux pays exigent la vaccination à l’entrée du territoire. Le fait qu’un pays n’exige pas la vaccination contre la fièvre jaune ne signifie pas qu’il n’y a aucun risque de transmission de la maladie.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Paludisme
Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire transmise par piqûres de moustiques infectés. Les formes bénignes associent des symptômes de type grippal : fièvre, frissons, fatigue, maux de tête, courbatures, vomissements. Des formes graves potentiellement mortelles peuvent survenir d’emblée ou en l’absence de traitement (confusion, convulsions, difficultés à respirer, jaunisse, saignements anormaux). En cas de survenue de symptômes pendant un séjour à l’étranger ou dans les semaines qui suivent le retour, il est nécessaire de consulter rapidement un médecin.
La prévention du paludisme repose sur la protection contre les piqûres de moustiques et la prise d’un traitement préventif. Avant tout séjour en zone d’endémie, il est recommandé de consulter son médecin traitant ou un médecin spécialisé en médecine des voyages.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Zika
Il s’agit d’une maladie due à un virus transmis principalement par piqûre de moustiques et dans certains cas par voie sexuelle. Les symptômes sont généralement absents ou modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées). La survenue de complications graves telle que des atteintes neurologiques (syndrome de Guillain Barré) et des microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus est attestée.
La prévention repose uniquement sur la protection contre les piqûres de moustiques.
Il est conseillé aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse de consulter au préalable un médecin avant tout déplacement dans une zone infectée. En cas de maintien du voyage, il est impératif de se protéger des piqûres de moustiques et d’appliquer les mesures adaptées contre la transmission sexuelle.
Consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
Bilharziose
La bilharziose ou schistosomiase est une maladie parasitaire fréquente causée par des vers plats. La transmission se fait par contact avec des eaux douces contaminées ou des larves du parasite pénètrent la peau. Leurs œufs sont ensuite excrétés par l’urine ou les selles, contaminant à nouveau l’environnement. Dans sa forme aiguë, la maladie peut provoquer des démangeaisons cutanées, de la fièvre, des douleurs musculaires et abdominales. Lorsqu’elle devient chronique, elle entraîne des complications plus graves de type urogénital (sang dans les urines) et/ou de type intestinal (diarrhée, douleurs abdominales). En l’absence de traitement, la bilharziose peut entrainer des lésions graves et invalidantes, un cancer de la vessie ou une atteinte hépatique, voire même le décès. Le traitement repose sur la prise d’un antiparasitaire, administré par voie orale. Il est recommandé de consulter un médecin au moindre signe évocateur. Pour prévenir cette maladie, il est essentiel d’éviter le contact avec des eaux suspectes.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Organisation mondiale de la Santé.
Pour éviter d’être contaminé par ce parasite, il est recommandé d’éviter de se baigner dans les fleuves et les lacs tchadiens.
Choléra
Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer, par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et/ ou ingestion d’eau contaminée. Cette maladie, dite « des mains sales », se traduit par des troubles digestifs sévères (diarrhée liquide abondante, crampes abdominales, vomissements), un état de faiblesse générale et parfois de la fièvre.
La prévention repose sur la vaccination et le respect des règles d’hygiène alimentaire (se laver régulièrement les mains, ne consommer que de l’eau en bouteille, peler les fruits et légumes, manger de la nourriture cuite ; utilisation des installations sanitaires). Les personnes présentant les signes de la maladie doivent consulter un médecin en urgence.
Pour plus d’informations, consulter le site Santé publique France et le site du ministère de la Santé.
Le choléra frappe de façon endémique le Tchad.
Fièvre typhoïde
La fièvre typhoïde est une maladie infectieuse causée par des bactéries présentes dans l’eau contaminée par des matières fécales d’origine humaine. L’infection résulte le plus souvent de l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, ou d’une transmission directe de personne à personne. Les symptômes surviennent en moyenne 3 semaines après la contamination et associent fièvre, maux de tête, perte d’appétit, douleurs abdominales avec diarrhée ou constipation, fatigue et parfois, éruption cutanée. Dans les formes plus graves, la fièvre typhoïde peut être fatale en l’absence de traitement.
Les mesures de prévention reposent sur les règles élémentaires d’hygiène générale vis-à-vis de l’eau, des aliments et du lavage des mains ainsi que sur la vaccination.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur.
Hépatite A
L’hépatite A est une maladie virale du foie provoquée par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés. La prévention repose sur la vaccination et le respect de règles d’hygiène alimentaire.
Méningites à méningocoques
Il s’agit d’une infection très grave voire mortelle due à une famille de bactérie appelé méningocoques, qui atteint les enveloppes du système nerveux. La transmission entre individus se fait par l’intermédiaire de gouttelettes et sécrétions respiratoires, lors d’un contact prolongé. Des épidémies régulières sont observées en Afrique sub-saharienne notamment pendant la saison sèche (de novembre à juin). Les symptômes associent fièvre, maux de tête et du cou intenses, vomissements, léthargie, voire troubles de la conscience et coma. L’apparition de taches rouges sur la peau (purpura) d’extension rapide constitue un signe de gravité imposant une prise en charge médicale immédiate. La prévention repose sur la vaccination contre le méningocoque (sérotypes A, C, Y, W135). Il est recommandé de consulter un médecin ou un centre de vaccinations internationales avant tout voyage.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé.
Des épidémies de méningite bactérienne à méningocoque frappent le Tchad chaque année de fin février à fin mai, occasionnant des décès. La vaccination des touristes est vivement conseillée. La plus grande prudence est conseillée en cas de déplacement dans cette zone, et il convient d’éviter de s’y rendre avec de jeunes enfants.
Poliomyélite
La poliomyélite est une maladie très contagieuse due à un virus, transmis principalement par l’intermédiaire d’eau souillée et d’aliments contaminés par les selles. Après une incubation de quelques jours, l’infection est souvent bénigne voire asymptomatique mais dans de rares cas, elle peut entraîner une paralysie aiguë parfois irréversible, notamment des membres inférieurs. La paralysie des muscles respiratoires peut être mortelle. Il n’existe pas de traitement curatif et seulement des soins symptomatiques. La prévention repose sur la vaccination.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Organisation mondiale de la Santé et le site de l'Institut Pasteur.
Rage
La rage est une maladie virale mortelle affectant le système nerveux et présent dans la salive des animaux infectés, tels que chiens, chats, chauves-souris et autres mammifères sauvages. Le virus se transmet par morsure, griffure ou contact de la salive avec une peau lésée ou une muqueuse. L’évolution est rapide avec l’apparition de fièvre, maux de tête, anxiété puis de troubles neurologiques (coma). La rage est presque toujours mortelle une fois les symptômes déclarés. Il est recommandé d’éviter tout contact avec des animaux suspects domestiques ou sauvages. La vaccination préventive contre la rage avant un séjour en zone exposée peut être indiquée en fonction du type de voyage et en particulier chez les jeunes enfants dès qu’ils marchent. Il est conseillé de demander conseil à un médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
En cas d’exposition à risque, consulter immédiatement un médecin même si la vaccination est bien à jour.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires et le site de l'Institut Pasteur.
Tuberculose
La tuberculose est une maladie infectieuse causée par une bactérie, transmise par voie aérienne. Elle touche principalement les poumons, mais peut aussi affecter d’autres organes. La maladie peut être latente ou active, avec des symptômes comme une toux prolongée, de la fièvre, des sueurs nocturnes et une perte de poids. Le traitement associe plusieurs antibiotiques pendant plusieurs mois La prévention repose sur la vaccination par le BCG, la détection précoce et le traitement complet des malades.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur et le site de l'Organisation mondiale de la Santé.
Mesures générales de prévention des piqûres de moustiques
- Porter des vêtements longs et couvrants ;
- Appliquer des produits répulsifs cutanés sur les zones découvertes du corps ;
- Protéger son logement (moustiquaires imprégnées d’insecticide, diffuseurs électriques, serpentins à l’extérieur, climatisation, etc.) ;
- Détruire les sites potentiels de reproduction des moustiques (récipients d’eau stagnante comme les soucoupes sous les pots de fleurs, les gouttières, les pneus, etc.).
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé et le site de l'Assurance Maladie.
Règles d'hygiène alimentaire
- Se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon ou des solutions de lavage hydroalcooliques, surtout avant et après les repas et le passage aux toilettes ;
- Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
- Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
- Peler les fruits et légumes ou les laver soigneusement (à l’eau saine) ;
- Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
- Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant).
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
Infections sexuellement transmissibles (IST)
Il est recommandé d’éviter les comportements sexuels à risque et de prendre toutes les précautions d’usage. En cas d’exposition à un risque, il est recommandé de consulter au plus tôt un professionnel de santé.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
Prévention des risques généraux
- Déplacements et route : privilégier les transports fiables, éviter la conduite de nuit, porter la ceinture/casque, se méfier des deux-roues et des conditions locales de circulation.
- Baignade et milieu aquatique : se baigner dans des zones surveillées, se renseigner sur les courants, éviter l’alcool avant baignade, sortir de l’eau en cas de fatigue ou de conditions locales défavorables.
- Animaux : se tenir à distance des cadavres d’animaux et de leurs déjections ; ne pas toucher ni nourrir les animaux, même familiers. En cas de morsure/griffure/léchage sur peau lésée, laver immédiatement à l’eau et au savon et consulter en urgence.
- Eaux douces et sols humides : éviter de marcher pieds nus ou de se baigner dans les eaux stagnantes ou douteuses ; porter des chaussures adaptées.
- Envenimations (serpents, scorpions, araignées, méduses) : ne pas manipuler d’animaux ou leurs cadavres, porter chaussures fermées et vêtements couvrants, vérifier vêtements/chaussures ; en cas de piqûre ou morsure, immobiliser, nettoyer et consulter rapidement.
- Climat et environnement : se protéger de la chaleur (hydratation, éviter les heures chaudes), du soleil (vêtements, protection solaire), et du froid ou de l’altitude selon la destination.
- Exposition à des substances toxiques ou environnementales : se protéger de l’exposition à la pollution et aux produits chimiques environnementaux.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Tchad (santé), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Argent et paiementÀ documenter
Ambassade, consulats et urgencesVérifié
Retrouvez dans cette rubrique des informations de contact relatives aux administrations, services et organismes locaux.
- Centre médico-social (De 7h30 à 13h et de 15h à 17h30 les jours ouvrables, de 8h à 12h les samedis) : Tél : +235 22 52 28 37 ou +235 63 30 01 78
- SOS International (24H/24) Tél : +235 22 52 25 01
- Hôpital de la Renaissance Tél. : +235.22.53.20.90
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Tchad (contacts utiles), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.