Voyager en République centrafricaine
Cette page reprend les fiches « Sécurité », « Entrée / séjour » et « Santé » du ministère français (mise à jour le 15 septembre 2026). Elles font foi : relisez-les juste avant de partir.
Sécurité et conseils officielsVérifié
Zones de vigilance
Dernière actualisation le 12/03/2026, information toujours valable à la date du jour
L’intégralité du territoire est formellement déconseillée ou déconseillée sauf raison impérative.
Zones déconseillées sauf raison impérative (en orange)
Les déplacements à Bangui et Bimbo sont déconseillés sauf raison impérative. Le 3e arrondissement de Bangui (PK5) et ses alentours sont à éviter en raison de troubles récurrents et violents. La Colline aux Panthères (où se trouve le panneau « Bangui la Coquette ») est également à éviter pour des raisons sécuritaires (zone de patrouilles des forces de sécurité et de défense, et de risques liés à la délinquance).
Il convient de s’informer de la situation sécuritaire avant d’y envisager tout déplacement. En cas de déplacement à Bangui pour raison impérative, il convient de se manifester auprès des services de l’ambassade de France, de se montrer vigilant, de s’informer de la situation sécuritaire, et d’adopter des mesures de sécurité renforcées.
Risques liés à l’instabilité politique et militaire
Les conditions de sécurité sont très précaires dans l’ensemble du pays et peuvent se dégrader soudainement. À Bangui, malgré une importante présence des forces de sécurité, le risque de violences incontrôlées reste élevé. Dans la capitale, le 3e arrondissement (PK5) et les quartiers limitrophes sont à éviter en raison des violences qui peuvent y survenir.
Avant de se rendre dans le pays, il est fortement recommandé de prendre toutes les dispositions et les garanties nécessaires, en attachant la plus grande importance aux aspects logistiques (accueil, hébergement, transport). L’ambassade pourra être contactée en tant que de besoin. Il convient de se tenir éloigné de toute manifestation ou rassemblement et de faire preuve de modération et de prudence dans les conversations en dehors du cercle privé.
Il est rigoureusement et formellement déconseillé de se déplacer en dehors de la capitale.
Arrestations
Les personnes présentes en République centrafricaine sont invitées à adopter une attitude irréprochable dans leurs agissements au quotidien, à prendre particulièrement garde lors des contrôles par les forces de sécurité et à contacter immédiatement l’ambassade de France en cas d’arrestation.
Il est rappelé que dans le cas d’une arrestation ou d’une incarcération, il est recommandé de :
- Demander aux autorités locales à communiquer avec la section consulaire ;
- Dans la mesure du possible, demander à ses proches de contacter la section consulaire ou le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères à Paris ;
- Rester calme, ne pas être discourtois ni violent ; une telle attitude ne peut qu’aggraver la situation.
Criminalité
Le taux de criminalité est élevé. Les tentatives d’enlèvement sont rares mais ne peuvent être exclues.
Il est fortement recommandé de faire preuve de la plus grande prudence, d’éviter de sortir la nuit en dehors des quartiers connus et sécurisés et de privilégier les déplacements en véhicule (portières verrouillées).
La plus grande vigilance doit être observée sur le trajet depuis et vers l’aéroport (en restant sur l’axe principal), ainsi que dans les quartiers périphériques.
Risques routiers
Les risques routiers sont d’autant plus importants que les services de secours ne sont pas en capacité de prendre en charge les blessés.
La détérioration constante des voies de circulation, la présence de nombreux deux-roues (motos-taxis) et le comportement imprévisible des conducteurs entraînent une insécurité permanente et impliquent une vigilance accrue et une conduite prudente.
En cas de passage d’un convoi officiel ou convoi armé (même file ou en sens inverse), se garer sans délai sur le bas-côté et patienter, durant le passage du convoi, jusqu’à ce que la voie soit complètement dégagée.
En raison de l’établissement de barrages de fortune dans plusieurs quartiers de la capitale, il est fortement déconseillé de circuler dès la tombée de la nuit en dehors du centre-ville.
Des coupeurs de route sont présents sur certains axes (routes principales et secondaires). En cas d’attaque, il convient de n’opposer aucune résistance et de prévenir la police et l’ambassade.
L’utilisation des taxis est fortement déconseillée.
Recommandations générales
Il est recommandé de :
- ne pas se déplacer avec d’importantes sommes d’argent ni des objets de valeur ;
- conserver ses documents de voyage (passeport, billets d’avion) en lieu sûr (coffre d’hôtels par exemple) et ne circuler qu’avec des photocopies ;
- en cas de contrôle routier, garder une attitude calme et ne présenter que des photocopies de pièces d’identité ou du permis ;
- dissimuler les sacs (notamment en cas de circulation sur un deux-roues) et éviter de porter un sac à dos ;
- ne pas se déplacer de nuit, dans la capitale comme en province, quel que soit le mode de transport ;
- circuler avec les portes verrouillées et les fenêtres fermées ;
- ne pas se rendre dans des évènements publics et des lieux non sécurisés ou excentrés (hôtels, bars, restaurants) ;
- en cas de tentative de vol, ne pas opposer de résistance et contacter rapidement la police et l’ambassade de France.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche République centrafricaine (sécurité), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Entrée et séjourVérifié
Formalités d’entrée
Le passeport en cours de validité et le visa sont obligatoires. Le passeport doit être valide pendant au moins 6 mois après la date prévue du départ de la République centrafricaine.
Le certificat de vaccinations internationales (notamment contre la fièvre jaune) doit pouvoir être présenté à l’entrée.
Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’ambassade de la République centrafricaine à Paris (30, rue des Perchamps, 75016 Paris).
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche République centrafricaine (entrée et séjour), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
SantéVérifié
Avant le départ
Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions en matière de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Ces indications ne dispensent toutefois pas le voyageur d’une consultation chez son médecin traitant et/ou dans un centre de vaccinations internationales, suffisamment longtemps avant la date de départ pour permettre le rappel des vaccins si nécessaire.
Pour plus d'information, consulter la rubrique "La santé en voyage".
Le risque sanitaire déjà important est accru dans le contexte de crise : il convient de redoubler de précautions. Cette vigilance doit être particulièrement élevée pour les jeunes enfants, dans le cas où il serait absolument indispensable de les faire voyager dans le pays.
Frais d’hospitalisation et dépenses de santé
Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé, parfois très élevés à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (dont la chirurgie et l’hospitalisation) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place.
L’offre de soins en République centrafricaine fait face à d’importantes limites : capacité diagnostiques et plateau technique limité ne permettant pas les prises en charges complexes ou urgentes, disponibilité irrégulière en médicaments et consommables, coupures d’électricité, absence de réseau d’eau. Le recours à une évacuation sanitaire est nécessaire en cas de pathologie nécessitant des soins spécialisés. À Bangui, il existe deux hôpitaux (Hôpital général et Hôpital communautaire), dont l’état général est plus que médiocre, un hôpital pédiatrique et quelques cliniques privées. Leur sous-équipement et, pour certaines, leur vétusté, imposent la plus grande prudence.
À Bimbo, un nouvel hôpital a été construit mais le plateau technique demeure limité.
L’Institut Pasteur de Bangui (Tél. : +236 21 61 08 66) offre une large gamme d’analyses, mais du fait de l'enclavement du pays subit également des périodes de pénuries.
Enfin, un CMS (centre médico-social), situé au sein de l’ambassade, est ouvert à tous les ressortissants français, résidents et de passage, pour des consultations de médecine générale.
Recommandations pour la santé
Consulter si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) pour faire une évaluation de son état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations. Consulter éventuellement son dentiste avant le départ.
Constituer sa pharmacie personnelle en conséquence et n’emporter dans ses bagages que les médicaments strictement nécessaires ; ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Les médicaments doivent être dans leur emballage d’origine avec les étiquettes originales, accompagnés d’une ordonnance portant le nom des médicaments en dénomination commune internationale (DCI). Il est indispensable de vérifier que les médicaments concernés sont autorisés dans le pays visité : pour plus d’informations, consulter la fiche Informations pratiques.
Vaccinations
Les vaccins recommandés en France sont également indispensables lors d’un séjour à l’étranger : les maladies qu’ils préviennent circulent partout dans le monde, parfois même plus fréquemment qu’en France. Avant tout départ, le voyageur (adulte et enfant) doit donc d’abord s’assurer d’être à jour du calendrier vaccinal français, en particulier des vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche mais aussi contre la rougeole. Le carnet de vaccination peut être demandé à l’arrivée de certains pays.
Des vaccinations complémentaires peuvent être nécessaires :
- Fièvre jaune : la fièvre jaune est endémique et la vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire (à pratiquer dans un centre agréé avant le départ) ;
- Hépatite A : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Fièvre typhoïde : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Hépatite B : en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
- Méningite ACWY : en cas de séjour pendant la saison sèche (habituellement hiver et printemps) ou d’épidémie signalée ;
- Tuberculose : chez les enfants de moins de 15 ans en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
- Rage : notamment enfants en bas âge, séjour en milieu rural ou éloigné des villes principales ;
- Chikungunya : en cas d’épidémie ou de séjour prolongé ;
- Dengue : en cas d’épidémie active ou de séjour prolongé en zone endémique ;
- Mpox : en cas d’exposition à risque.
Il est donc conseillé de consulter son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) suffisamment de temps avant le voyage.
Chikungunya
La chikungunya est une maladie virale transmise par l’intermédiaire de moustiques infectés. Cette maladie se manifeste par l’apparition de symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin ; le traitement est uniquement symptomatique. Les moyens de prévention reposent sur la vaccination et la protection contre les piqûres de moustiques. Il est conseillé avant le départ de se référer à son médecin traitant et/ou à un centre de vaccination internationale.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Dengue
La dengue est une maladie virale transmise par piqûres de moustiques. Les symptômes sont de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures, parfois éruption cutanée). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin. Il n’existe pas de traitement curatif. La prise en charge médicale repose uniquement sur le traitement des symptômes. Il faut impérativement éviter la prise d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination des voyageurs peut être indiquée dans certains cas. Il est conseillé de se référer, avant son départ, à son médecin traitant et /ou à un centre de vaccination internationale.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
Paludisme
Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire transmise par piqûres de moustiques infectés. Les formes bénignes associent des symptômes de type grippal : fièvre, frissons, fatigue, maux de tête, courbatures, vomissements. Des formes graves potentiellement mortelles peuvent survenir d’emblée ou en l’absence de traitement (confusion, convulsions, difficultés à respirer, jaunisse, saignements anormaux). En cas de survenue de symptômes pendant un séjour à l’étranger ou dans les semaines qui suivent le retour, il est nécessaire de consulter rapidement un médecin.
La prévention du paludisme repose sur la protection contre les piqûres de moustiques et la prise d’un traitement préventif. Avant tout séjour en zone d’endémie, il est recommandé de consulter son médecin traitant ou un médecin spécialisé en médecine des voyages.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
La tisane d’Artémisia, souvent proposée comme remède local, n’est pas un traitement préventif adapté.
Zika
Il s’agit d’une maladie due à un virus transmis principalement par piqûre de moustiques et dans certains cas par voie sexuelle. Les symptômes sont généralement absents ou modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées). La survenue de complications graves telle que des atteintes neurologiques (syndrome de Guillain Barré) et des microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus est attestée.
La prévention repose uniquement sur la protection contre les piqûres de moustiques.
Il est conseillé aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse de consulter au préalable un médecin avant tout déplacement dans une zone infectée. En cas de maintien du voyage, il est impératif de se protéger des piqûres de moustiques et d’appliquer les mesures adaptées contre la transmission sexuelle.
Consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
Choléra
Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer, par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et/ ou ingestion d’eau contaminée. Cette maladie, dite « des mains sales », se traduit par des troubles digestifs sévères (diarrhée liquide abondante, crampes abdominales, vomissements), un état de faiblesse générale et parfois de la fièvre.
La prévention repose sur la vaccination et le respect des règles d’hygiène alimentaire (se laver régulièrement les mains, ne consommer que de l’eau en bouteille, peler les fruits et légumes, manger de la nourriture cuite ; utilisation des installations sanitaires). Les personnes présentant les signes de la maladie doivent consulter un médecin en urgence.
Pour plus d’informations, consulter le site Santé publique France et le site du ministère de la Santé.
Fièvre typhoïde
La fièvre typhoïde est une maladie infectieuse causée par des bactéries présentes dans l’eau contaminée par des matières fécales d’origine humaine. L’infection résulte le plus souvent de l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, ou d’une transmission directe de personne à personne. Les symptômes surviennent en moyenne 3 semaines après la contamination et associent fièvre, maux de tête, perte d’appétit, douleurs abdominales avec diarrhée ou constipation, fatigue et parfois, éruption cutanée. Dans les formes plus graves, la fièvre typhoïde peut être fatale en l’absence de traitement.
Les mesures de prévention reposent sur les règles élémentaires d’hygiène générale vis-à-vis de l’eau, des aliments et du lavage des mains ainsi que sur la vaccination.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur.
Hépatite A
L’hépatite A est une maladie virale du foie provoquée par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés. La prévention repose sur la vaccination et le respect de règles d’hygiène alimentaire.
Méningites à méningocoques
Il s’agit d’une infection très grave voire mortelle due à une famille de bactérie appelé méningocoques, qui atteint les enveloppes du système nerveux. La transmission entre individus se fait par l’intermédiaire de gouttelettes et sécrétions respiratoires, lors d’un contact prolongé. Des épidémies régulières sont observées en Afrique sub-saharienne notamment pendant la saison sèche (de novembre à juin). Les symptômes associent fièvre, maux de tête et du cou intenses, vomissements, léthargie, voire troubles de la conscience et coma. L’apparition de taches rouges sur la peau (purpura) d’extension rapide constitue un signe de gravité imposant une prise en charge médicale immédiate. La prévention repose sur la vaccination contre le méningocoque (sérotypes A, C, Y, W135). Il est recommandé de consulter un médecin ou un centre de vaccinations internationales avant tout voyage.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé.
La plus grande prudence est conseillée en cas de déplacement dans cette zone et il est fortement recommandé d’être vacciné
MPOX
Le mpox (anciennement variole du singe) est une maladie virale qui se transmet par contact rapproché avec une personne infectée via notamment des lésions cutanées, des fluides corporels, des objets contaminés ou encore des gouttelettes respiratoires (postillons). La maladie est caractérisée le plus souvent par l’association de fièvre, de courbatures et d’une éruption cutanée. Des formes graves voire mortelles sont possibles, notamment chez les enfants, les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées.
Avant le départ en zone endémique, la vaccination peut être indiquée pour les voyageurs les plus à risques. L’application des mesures de prévention est essentielle : hygiène des mains, évitement de contacts physiques rapprochés avec des personnes infectées ou susceptibles de l’être, absence de contact avec des animaux malades ou des objets potentiellement contaminés. En cas de contact à risque, il est recommandé de consulter un médecin.
Pour plus d’informations, consulter le site Santé publique France, le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la santé.
Rage
La rage est une maladie virale mortelle affectant le système nerveux et présent dans la salive des animaux infectés, tels que chiens, chats, chauves-souris et autres mammifères sauvages. Le virus se transmet par morsure, griffure ou contact de la salive avec une peau lésée ou une muqueuse. L’évolution est rapide avec l’apparition de fièvre, maux de tête, anxiété puis de troubles neurologiques (coma). La rage est presque toujours mortelle une fois les symptômes déclarés. Il est recommandé d’éviter tout contact avec des animaux suspects domestiques ou sauvages. La vaccination préventive contre la rage avant un séjour en zone exposée peut être indiquée en fonction du type de voyage et en particulier chez les jeunes enfants dès qu’ils marchent. Il est conseillé de demander conseil à un médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
En cas d’exposition à risque, consulter immédiatement un médecin même si la vaccination est bien à jour.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires et le site de l'Institut Pasteur.
Trypanosomiase (ou maladie du sommeil)
Il s’agit d’une maladie transmise par la piqure de la mouche tsé-tsé. Le risque pour les voyageurs est faible et concerne surtout les séjours en zone rurale. Les symptômes (fièvre, maux de tête, ganglions, éruption cutanée au niveau de la piqure, troubles neurologiques) apparaissent habituellement quelques jours, quelques semaines, voire quelques années après la piqure. La prévention repose uniquement sur la protection contre les piqûres d’insectes. Il est conseillé de consulter un médecin en cas de symptômes après un séjour dans une zone à risque.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Organisation mondiale de la Santé.
Mesures générales de prévention des piqûres de moustiques
- Porter des vêtements longs et couvrants ;
- Appliquer des produits répulsifs cutanés sur les zones découvertes du corps ;
- Protéger son logement (moustiquaires imprégnées d’insecticide, diffuseurs électriques, serpentins à l’extérieur, climatisation, etc.) ;
- Détruire les sites potentiels de reproduction des moustiques (récipients d’eau stagnante comme les soucoupes sous les pots de fleurs, les gouttières, les pneus, etc.).
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé et le site de l'Assurance Maladie.
Mesures générales de prévention contre les nuisances parasitaires
- La lessive doit sécher uniquement à l’intérieur des logements et non à l’extérieur, autrement tous les vêtements doivent être soigneusement repassés y compris les sous-vêtements et les chaussettes, pour éviter les myases (vers de Cayor) ;
- De la même manière, à la piscine, la serviette de bain doit rester dans un sac en toile pendant le temps de la baignade afin d’éviter que les mouches y pondent leurs œufs ;
- Ne pas marcher pieds nus à l’extérieur, notamment sur sol humide ou sable humide (risque anguillulose, et larva migrans) ;
- Eviter de s’allonger sur le sable ou sur une serviette disposée sur le sable ;
- Les enfants ne doivent pas jouer dans des bacs à sable (risque de larva migrans) ;
- Eviter de marcher pieds nus et/ou jambes nus dans l’herbe notamment au bord de cours d’eau (risque de piqures de simulies « moutmout, fourous… » vecteurs de microfilaires telles que l’onchocercose ;
- Les bains en rivières ou lacs (eau douce) en particulier en milieu de journée sont à proscrire, (risque de bilharziose).
Règles d'hygiène alimentaire
- Se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon ou des solutions de lavage hydroalcooliques, surtout avant et après les repas et le passage aux toilettes ;
- Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
- Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
- Peler les fruits et légumes ou les laver soigneusement (à l’eau saine) ;
- Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
- Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant).
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
Infections sexuellement transmissibles (IST)
Il est recommandé d’éviter les comportements sexuels à risque et de prendre toutes les précautions d’usage. En cas d’exposition à un risque, il est recommandé de consulter au plus tôt un professionnel de santé.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
Prévention des risques généraux
- Déplacements et route : privilégier les transports fiables, éviter la conduite de nuit, porter la ceinture/casque, se méfier des deux-roues et des conditions locales de circulation.
- Baignade et milieu aquatique : se baigner dans des zones surveillées, se renseigner sur les courants, éviter l’alcool avant baignade, sortir de l’eau en cas de fatigue ou de conditions locales défavorables.
- Animaux : se tenir à distance des cadavres d’animaux et de leurs déjections ; ne pas toucher ni nourrir les animaux, même familiers. En cas de morsure/griffure/léchage sur peau lésée, laver immédiatement à l’eau et au savon et consulter en urgence.
- Eaux douces et sols humides : éviter de marcher pieds nus ou de se baigner dans les eaux stagnantes ou douteuses ; porter des chaussures adaptées.
- Envenimations (serpents, scorpions, araignées, méduses) : ne pas manipuler d’animaux ou leurs cadavres, porter chaussures fermées et vêtements couvrants, vérifier vêtements/chaussures ; en cas de piqûre ou morsure, immobiliser, nettoyer et consulter rapidement.
- Climat et environnement : se protéger de la chaleur (hydratation, éviter les heures chaudes), du soleil (vêtements, protection solaire), et du froid ou de l’altitude selon la destination.
- Exposition à des substances toxiques ou environnementales : se protéger de l’exposition à la pollution et aux produits chimiques environnementaux.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche République centrafricaine (santé), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Argent et paiementÀ documenter
Ambassade, consulats et urgencesVérifié
Retrouvez dans cette rubrique des informations de contact relatives aux administrations, services et organismes locaux.
- Commissariat central : Tél. : +236 21 61 13 00
- Centre médico-social (CMS) : Tél. : +236 70 90 16 53 ou +236 72 22 86 09
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche République centrafricaine (contacts utiles), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.