Voyager au Pérou
Cette page reprend les fiches « Sécurité », « Entrée / séjour » et « Santé » du ministère français (mise à jour le 21 septembre 2026). Elles font foi : relisez-les juste avant de partir.
Sécurité et conseils officielsVérifié
Zones de vigilance
Dernière actualisation le 11/03/2026, information toujours valable à la date du jour
• le centre du pays, connu sous l’acronyme VRAEM (Vallée des Rivières Apurímac, Ene y Mantaro), région sous contrôle militaire ;
• la zone amazonienne frontalière avec la Colombie, notamment le long du fleuve Putumayo.
Zones déconseillées sauf raison impérative (orange)
- Abancay : la ville est située à proximité de la VRAEM. il s’agit d’une zone de transit pour certaines activités criminelles.
- la région de Huánuco (« Cordillère Azul ») : la région, qui a été le théâtre de nombreux faits délictuels ou criminels et d’activités narcoterroristes, a fait l’objet d’actions de pacification par les forces de sécurité péruviennes. La situation reste néanmoins tendue.
Zones en vigilance renforcée (jaune)
- Lima : le centre historique de Lima est déconseillé à partir de la tombée de la nuit. Durant la journée, il convient de veiller à ses effets personnels. Il est dangereux de se promener le soir (et a fortiori de dormir) sur les plages qui bordent la capitale, où sévissent des délinquants.
- Aéroport de Lima – quartier du Callao et ses environs : des agressions de touristes ont été signalées à proximité de l’aéroport. Il convient de ne pas circuler à pied dans cette zone et de ne pas quitter le périmètre de l’aéroport sans moyen de transport sûr. Il est conseillé de réserver un taxi à l’intérieur de l’aéroport (voir ci-dessus : risques liés aux transports et aux taxis).
- De manière générale, il est recommandé d’éviter de se promener seul à pied dans les quartiers périphériques populaires qui bordent les villes.
Délinquance et criminalité
De manière générale, le Pérou est moins soumis au risque criminel que d’autres zones d’Amérique latine. On y constate néanmoins des agressions, qui impliquent de suivre quelques règles de sécurité.
Vols
Lors des déplacements en bus et dans les terminaux terrestres, il est recommandé de garder en permanence sur soi son argent ainsi que ses cartes de paiement et documents d’identité et d’être attentif à ses affaires.
Agressions sexuelles
Des jeunes femmes touristes ont été victimes d’agressions sexuelles, notamment lors de séjours dans des auberges de jeunesse, ou lors de retraites spirituelles. Il est recommandé en particulier aux femmes d’éviter de voyager seules, d’éviter les hébergements collectifs mixtes, et de bien se renseigner avant toute prestation "bien-être" (massages, reiki, etc.).
Tous types d’agressions
A Lima, une vigilance toute particulière est recommandée dans certains districts excentrés et plus défavorisés (San Juan de Lurigancho, Callao, San Martin de Porres, El Augustino, Rimac, Independencia, Los Olivos, Comas).
D’une manière générale, il est impératif de ne pas se déplacer seul(e) la nuit et d’éviter les zones isolées.
Par ailleurs, dans les bars et discothèques, il est rappelé qu’il convient, face au risque d’introduction, à son insu, de drogue ou produits faisant baisser la vigilance, de ne pas laisser sa consommation sans surveillance, en particulier lors de rencontres avec des inconnu(e)s.
Des agressions armées et vols à l’arraché sont parfois rapportés, y compris dans les quartiers festifs ou résidentiels de Lima (Miraflores, San Isidro, Barranco). Il est recommandé de ne pas circuler à pied et seul(e) la nuit, en dehors des zones les plus fréquentées.
Face à la recrudescence d’agressions violentes la nuit dans des faux taxis, il est fortement recommandé, pour tout déplacement au Pérou, d’utiliser uniquement des compagnies de taxi officielles (vérifiez que le taxi a son numéro de plaque minéralogique affiché à l’avant, à l’arrière et sur les deux côtés du véhicule et que l’accréditation du chauffeur de taxi avec sa photo est bien visible à l’intérieur du véhicule) ou à des applications de VTC et de taxis. Il est déconseillé de héler un taxi dans la rue.
À l’arrivée à Lima, le bureau d’IPeru, installé dans l’aéroport au niveau de la réception des bagages, peut communiquer aux voyageurs des informations sur des compagnies sûres et sur le coût des trajets. Il est conseillé de conserver le contact de l’office Péruvien d’assistance aux touristes lors de vos déplacements, joignable via WhasApp IPerú : +51 944 492 314 ou par mail : iperulimaapto@promperu.gob.pe
Par ailleurs, face au risque d’introduction à son insu de drogues ou produits faisant baisser la vigilance (type scopolamine) dans les bars et discothèques, il convient de ne pas laisser sa consommation sans surveillance, en particulier lors de rencontres avec des inconnu(e)s.
Escroquerie - aéroport de Lima
Des personnes porteuses de (faux) badges de l’aéroport proposent leurs services aux voyageurs ayant raté leur correspondance pour embarquer sur un autre vol à destination de l’Europe. Il est recommandé de ne pas suivre des inconnus hors de l’aéroport et de s’adresser directement au guichet de la compagnie aérienne.
Risques liés au transport
Les accidents routiers sont fréquents, en raison de l’état des routes et du respect aléatoire du code de la route. Il convient de faire preuve de la plus grande prudence et d’éviter de circuler la nuit dans les zones rurales et montagneuses. Il est recommandé de recourir uniquement aux compagnies de bus ou taxi officiellement enregistrées, de proscrire tout transport informel ou douteux (taxis collectifs, taxis sans numéros ou signalisation, minibus en mauvais état et surchargés).
Mouvements sociaux
Des mouvements sociaux donnent fréquemment lieu à des débordements et bloquent les circuits touristiques. Il est donc conseillé d’éviter les zones où des rassemblements sont susceptibles de se tenir et de se renseigner au préalable sur les préavis de grève annoncés.
Il est possible de poser des questions par Whatsapp au site d’informations touristiques I-Peru, qui s’engage à y répondre dans les 24h (+51 944 492 314).
Il est recommandé de rester à l’écart des manifestations, respecter les consignes des autorités locales, et se tenir informé de l’évolution de la situation.
Risque sismique
Le Pérou est situé dans une zone de forte activité sismique. Pour obtenir plus d’informations sur la conduite à tenir en cas de séisme, consulter la fiche Séismes.
En cas de tremblement de terre lors d’un séjour touristique, il est recommandé aux ressortissants français de contacter immédiatement leur famille ou leurs proches ou, en cas de problème de communication avec l’extérieur, de prendre contact avec la Section consulaire de l’ambassade de France à Lima.
Risques climatiques
Les zones montagneuses peuvent être soumises aux inondations et aux glissements de terrain lors de la saison des pluies (janvier-mai). En cas de fortes pluies, il convient de faire preuve de prudence et de se tenir éloigné des cours d’eau.
Le risque d’incendies forestiers étant élevé dans les régions d’Apurimac, Amazonas, Lima, Cajamarca et Tumbes, il est recommandé d’éviter, lors de treks ou de déplacements dans la nature, de brûler des déchets, de fumer ou d’allumer des feux de camp.
Randonnées et trekking
De nombreuses zones de randonnée se situent en haute altitude, souvent au-delà de 2 500 mètres. Le « mal des montagnes » (nausées, fatigue, maux de tête, essoufflement – voir rubrique Santé) peut y intervenir. Il est également possible de se perdre ou de faire une chute grave.
Dans ces conditions, et en s’étant assuré que son état de santé le permet, il est conseillé de préparer toute sortie en montagne (signalement de son départ et de son itinéraire, eau, nourriture, vêtements chauds etc…). Il convient également d’être accompagné d’un guide expérimenté.
Recommandations générales
- Il est recommandé de se munir de photocopies de ses documents d’identité et titres de voyage, ou bien de les scanner et se les envoyer par courriel avant de partir.
- Il est déconseillé aux femmes seules de monter sur des mototaxis ou dans des taxis informels.
- Avant d’entreprendre une quelconque excursion à l’intérieur du Pérou, il est recommandé de consulter le site Internet de l’Institut national de défense civile (en espagnol), où sont indiquées les zones à risque (inondation, glissement de terrain, etc).
Activités sportives à risques
Le tourisme individuel sur des circuits peu fréquentés est déconseillé, en raison de leur difficulté d’accès en cas de problème.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Pérou (sécurité), mise à jour le 21 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 21 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Entrée et séjourVérifié
Séjour touristique
Les ressortissants français n’ont pas besoin de visa pour un séjour touristique de moins de 3 mois au Pérou. Il est indispensable d’être en possession d’un passeport ayant une validité d’au moins 6 mois à compter de l’arrivée sur le territoire péruvien, les autorités appliquant cette règle strictement et sans possibilité de dérogation. L’entrée au Pérou est systématiquement refusée en cas de non-respect, avec obligation de prendre un vol retour aux frais du voyageur.
Le dépassement du nombre de jours attribués (de 1 à 90 jours maximum sur une période de 183 jours) n’est pas autorisé. Dans le cas contraire, le voyageur sera considéré en situation irrégulière et les formalités de sortie seront longues et accompagnées d’une amende au montant égal à 4,40 Soles/ jour de dépassement.
Il est recommandé de s’inscrire sur l’application Fil d’Ariane et de signaler sa présence, soit en se rendant directement au Consulat de France à Lima, soit par courriel : contact.amba-lima@diplomatie.gouv.fr
Visa
Les séjours touristiques d’une durée supérieure à 90 jours sont soumis à l’obtention d’un visa, qu’il convient de solliciter auprès du Consulat général du Pérou en France.
Pour tout séjour supérieur à 6 mois, il est recommandé de s’inscrire au Registre des Français établis hors de France, ou de contacter le consulat (adresse : Consulat de France, Avenida Arequipa 3415, San Isidro, Lima ; courriel : contact.lima-amba@diplomatie.gouv.fr).
Autres motifs de séjour
En cas de séjour au Pérou pour un autre motif que le tourisme, il convient de s’informer sur les conditions d’entrée et de séjour auprès du Consulat général du Pérou en France.
Entrée par voie aérienne, terrestre ou maritime
Depuis le 29 mai 2023, les autorités migratoires péruviennes ont cessé de tamponner physiquement les passeports des voyageurs empruntant des vols internationaux, afin de réguler les flux de passagers dans les aéroports suivants : Jorge Chávez (Callao), Alfredo Rodríguez Ballón (Arequipa), Alejandro Velasco Astete (Cusco), Capitán FAP José A. Quiñones (Chiclayo) et Capitán FAP Carlos Martínez de Pinillos (Trujillo). Les tampons physiques ne seront utilisés qu’en cas d’urgence.
Le tampon étant à présent « virtuel », les mouvements migratoires des voyageurs internationaux sont enregistrés dans la base de données du service migratoire péruvien (TAM) et peuvent être consultés en ligne à l’adresse suivante : cel.migraciones.gob.pe.
En revanche, l’entrée par voie terrestre est toujours soumise à passage obligatoire par un poste frontière et apposition d’un tampon physique. Il est impératif de s’assurer et d’insister pour avoir un tampon de sortie du pays frontalier puis d’entrée au Pérou. Certains bus ne marquent pas l’arrêt au poste frontière et ceux-ci peuvent être sans personnel de garde, selon l’heure de passage. En aucun cas, ces situations n’exemptent le voyageur de tampon, au risque de se retrouver en situation irrégulière dans le pays et d’être placé en rétention administrative (pouvant aller jusqu’à 3 semaines) avant expulsion du territoire, assortie d’une interdiction de retour (pouvant aller jusqu’à 15 ans).
Pour obtenir une autorisation d’entrée par voie maritime, il convient de s’adresser à la "Superintendencia Nacional de Migraciones" afin de demander un permis d’entrée. De plus, il convient de remettre au poste frontière le formulaire de demande disponible ici et de réaliser un règlement des frais en ligne.
Entrée au Pérou par voie terrestre
Si un tampon n’est plus systématiquement apposé sur les passeports à l’arrivée et au départ des aéroports internationaux, l’entrée comme la sortie du territoire par voie terrestre continuent d’être soumises au passage obligatoire par un poste frontière et à l’apposition d’un tampon physique sur les passeports.
Aussi, il est impératif pour le voyageur de s’assurer qu’un tampon est bien apposé sur son passeport lors de chaque franchissement de frontière terrestre (et d’insister, si nécessaire, pour qu’il le soit). Le fait qu’un bus ne marque pas l’arrêt à un poste frontière n’exempte pas le voyageur de solliciter l’apposition d’un tampon sur son passeport auprès des autorités locales.
En cas de manquement, le voyageur risque en effet de se retrouver en situation irrégulière dans le pays et d’être placé en position de rétention administrative (pouvant aller jusqu’à 3 semaines) avant expulsion du territoire assortie d’une interdiction de retour (pouvant aller jusqu’à 15 ans).
Perte ou vol de passeport
En cas de perte ou de vol de votre passeport, l’ambassade est en mesure de délivrer un document de voyage (laissez-passer ou passeport d’urgence). Il sera nécessaire de solliciter le transfert du cachet d’entrée au Pérou sur ce nouveau document auprès de la Supertintendencia Nacional de Migraciones, sur présentation de la déclaration de perte ou de vol émise par les autorités locales.
En cas de perte ou de vol, il sera possible de rejoindre Lima par voie terrestre, les compagnies de bus acceptant les passagers munis de la copie de leur passeport accompagnée de la plainte émise par la police locale. Cette facilitation n’est en revanche pas possible par voie aérienne, excepté pour les vols Iquitos-Lima.
Sortie du Pérou pour les personnes mineures ( 18 ans)
La règlementation péruvienne impose les conditions suivantes pour la sortie du Pérou des mineurs (moins de 18 ans) :
- pour les mineurs, quelle que soit leur nationalité, accompagnés de leurs deux parents : justifier à l’aéroport qu’il s’agit bien des parents du mineur (justificatif tel que le livret de famille) ;
- pour les mineurs accompagnés d’un seul parent :
- les mineurs non péruviens ayant séjourné au Pérou moins de 90 jours sont exemptés d’autorisation de sortie ;
- pour les mineurs n’ayant pas la nationalité péruvienne, résidents au Pérou ou y ayant séjourné plus de 90 jours, il y a obligation de présenter une autorisation de sortie du territoire péruvien, établie par le parent non présent, soit auprès d’un notaire au Pérou, soit auprès du consulat du Pérou dans le pays de résidence dudit parent. Le parent voyageant avec l’enfant doit être en possession de l’original du document ;
- les mineurs de nationalité péruvienne (y compris ceux ayant une double nationalité) ont l’obligation, quels que soient leur temps de séjour et leur lieu de résidence, de présenter une autorisation de sortie du territoire péruvien, établie par le parent non présent, soit auprès d’un notaire au Pérou, soit auprès du consulat du Pérou dans le pays de résidence dudit parent. Le parent voyageant avec l’enfant doit être en possession de l’original du document.
- pour les mineurs voyageant seuls ou accompagnés d’une personne majeur autre que leur père ou mère :
- les mineurs non péruviens ayant séjourné au Pérou moins de 90 jours sont exemptés d’autorisation de sortie. Il convient de vérifier au préalable auprès de la compagnie aérienne les critères d’âge pour pouvoir voyager ;
- pour les mineurs n’ayant pas la nationalité péruvienne, résidents au Pérou ou y ayant séjourné plus de 90 jours, il y a obligation de présenter une autorisation de sortie du territoire péruvien établie par les deux parents, soit auprès d’un notaire au Pérou, soit auprès du consulat du Pérou dans le pays de résidence des parents. L’enfant ou l’accompagnant majeur voyageant avec l’enfant doit être en possession de l’original du document. Il convient aussi de vérifier au préalable auprès de la compagnie aérienne les critères d’âge pour pouvoir voyager.
- les mineurs ayant la nationalité péruvienne (ceux ayant une double nationalité) ont l’obligation, quels que soient leur temps de séjour et leur lieu de résidence, de présenter une autorisation de sortie du territoire péruvien établie par les deux parents, soit auprès d’un notaire au Pérou, soit auprès du consulat du Pérou dans le pays de résidence des parents. L’enfant ou l’accompagnant majeur voyageant avec l’enfant doit être en possession de l’original du document. Il convient de vérifier au préalable auprès de la compagnie aérienne les critères d’âge pour pouvoir voyager.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Pérou (entrée et séjour), mise à jour le 21 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 21 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
SantéVérifié
Avant le départ
Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions en matière de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Ces indications ne dispensent toutefois pas le voyageur d’une consultation chez son médecin traitant et/ou dans un centre de vaccinations internationales, suffisamment longtemps avant la date de départ pour permettre le rappel des vaccins si nécessaire.
Pour plus d'information, consulter la rubrique "La santé en voyage".
Frais d’hospitalisation et dépenses de santé
Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé, parfois très élevés à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (dont la chirurgie et l’hospitalisation) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place.
En cas de soins sur place, les cliniques et les hôpitaux privés de Lima sont bien équipés et les médecins, en général de bon niveau. Les soins doivent généralement être réglés à l’avance (une carte bancaire est systématiquement demandée lors de l’admission).
Recommandations pour la santé
Consulter si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) pour faire une évaluation de son état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations. Consulter éventuellement son dentiste avant le départ.
Constituer sa pharmacie personnelle en conséquence et n’emporter dans ses bagages que les médicaments strictement nécessaires ; ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Les médicaments doivent être dans leur emballage d’origine avec les étiquettes originales, accompagnés d’une ordonnance portant le nom des médicaments en dénomination commune internationale (DCI). Il est indispensable de vérifier que les médicaments concernés sont autorisés dans le pays visité : pour plus d’informations, consulter la fiche Informations pratiques.
Vaccinations
Les vaccins recommandés en France sont également indispensables lors d’un séjour à l’étranger : les maladies qu’ils préviennent circulent partout dans le monde, parfois même plus fréquemment qu’en France. Avant tout départ, le voyageur (adulte et enfant) doit donc d’abord s’assurer d’être à jour du calendrier vaccinal français, en particulier des vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche mais aussi contre la rougeole. Le carnet de vaccination peut être demandé à l’arrivée de certains pays.
Des vaccinations complémentaires peuvent être nécessaires :
- Fièvre jaune : pour l’Amazonie, le vaccin contre la fièvre jaune est vivement recommandé (à pratiquer avant le départ dans un centre de vaccination agréé). Il est obligatoire pour se rendre au Vénézuéla depuis le Pérou (un certificat de vaccination peut être exigé) ;
- Hépatite A : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Fièvre typhoïde : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Hépatite B : en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
- Rage : notamment enfants en bas âge, séjour en milieu rural ou éloigné des villes principales ;
- Chikungunya : en cas d’épidémie ou de séjour prolongé ;
- Dengue : en cas d’épidémie active ou de séjour prolongé en zone endémique.
Il est donc conseillé de consulter son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) suffisamment de temps avant le voyage.
Chikungunya
La chikungunya est une maladie virale transmise par l’intermédiaire de moustiques infectés. Cette maladie se manifeste par l’apparition de symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin ; le traitement est uniquement symptomatique. Les moyens de prévention reposent sur la vaccination et la protection contre les piqûres de moustiques. Il est conseillé avant le départ de se référer à son médecin traitant et/ou à un centre de vaccination internationale.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Dengue
La dengue est une maladie virale transmise par piqûres de moustiques. Les symptômes sont de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures, parfois éruption cutanée). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin. Il n’existe pas de traitement curatif. La prise en charge médicale repose uniquement sur le traitement des symptômes. Il faut impérativement éviter la prise d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination des voyageurs peut être indiquée dans certains cas. Il est conseillé de se référer, avant son départ, à son médecin traitant et /ou à un centre de vaccination internationale.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
Une épidémie de dengue se déclare chaque année dans certaines zones au moment de l’été austral (décembre à avril), notamment dans le nord et l’ouest du pays. Il convient de se protéger en cas de déplacement dans les régions du nord et de l’ouest du pays
Fièvre jaune
Il s’agit d’une maladie virale transmise par piqûres de moustiques. Les symptômes sont variables, allant du syndrome pseudo-grippal (fièvre, frissons, douleurs musculaires, maux de tête…) à des formes plus graves (vomissements de sang, jaunisse, convulsions, coma…) qui sont mortelles dans 20 à 60 % des cas. Aucun traitement curatif n’existe à ce jour.
La prévention individuelle repose uniquement sur la vaccination et sur la protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination doit être réalisée dans un centre de vaccination international et de préférence au moins 10 jours avant le départ.
De nombreux pays exigent la vaccination à l’entrée du territoire. Le fait qu’un pays n’exige pas la vaccination contre la fièvre jaune ne signifie pas qu’il n’y a aucun risque de transmission de la maladie.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
La fièvre jaune, transmise par un moustique, est endémique sur la moitié est du pays et présente sur l’extrémité nord-ouest du pays.
Maladie à virus Oropouche
L’infection à virus Oropouche est une maladie transmise par piqure de moucherons ou de moustiques ; la transmission par voie sexuelle et entre une mère et son fœtus sont également fortement suspectées.
Les principaux symptômes associent une fièvre brutale avec frissons, maux de tête, courbatures et troubles digestifs. La prise d’anti-inflammatoires est déconseillée en cas de symptômes. Des complications sévères (y compris neurologiques) peuvent survenir, notamment chez le fœtus. Il n’existe pas de vaccin ni de traitement spécifique.
Les femmes enceintes ou susceptibles de le devenir doivent impérativement consulter un médecin ou un centre de vaccination internationale avant le départ, reconsidérer tout voyage non essentiel en cas d’épidémie avérée et adopter des mesures de protection strictes contre les piqures d’insectes si le déplacement est maintenu.
La prévention repose donc principalement sur la protection contre les piqures d’insectes (utilisation de répulsifs et d’une moustiquaire imprégnée à mailles fines) ainsi que sur l’abstention de rapports sexuels non protégés durant le séjour.
Pour plus d’informations, consulter le site du Haut Conseil en Santé Publique et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
Paludisme
Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire transmise par piqûres de moustiques infectés. Les formes bénignes associent des symptômes de type grippal : fièvre, frissons, fatigue, maux de tête, courbatures, vomissements. Des formes graves potentiellement mortelles peuvent survenir d’emblée ou en l’absence de traitement (confusion, convulsions, difficultés à respirer, jaunisse, saignements anormaux). En cas de survenue de symptômes pendant un séjour à l’étranger ou dans les semaines qui suivent le retour, il est nécessaire de consulter rapidement un médecin.
La prévention du paludisme repose sur la protection contre les piqûres de moustiques et la prise d’un traitement préventif. Avant tout séjour en zone d’endémie, il est recommandé de consulter son médecin traitant ou un médecin spécialisé en médecine des voyages.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Les districts les plus exposés sont concentrés dans les régions d’Ayacucho, Junín, Loreto, Madre de Dios, Piura, San Martín et Tumbes. Le paludisme n’est pas transmis dans les régions à plus de 2 000 m (y compris le Machu Picchu, le lac Titicaca et les villes d’Arequipa, Cuzco et Puno) ainsi que dans les villes de Lima et au sud de Lima (Moquegua, Ica, Nazca et Tacna).
Zika
Il s’agit d’une maladie due à un virus transmis principalement par piqûre de moustiques et dans certains cas par voie sexuelle. Les symptômes sont généralement absents ou modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées). La survenue de complications graves telle que des atteintes neurologiques (syndrome de Guillain Barré) et des microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus est attestée.
La prévention repose uniquement sur la protection contre les piqûres de moustiques.
Il est conseillé aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse de consulter au préalable un médecin avant tout déplacement dans une zone infectée. En cas de maintien du voyage, il est impératif de se protéger des piqûres de moustiques et d’appliquer les mesures adaptées contre la transmission sexuelle.
Consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
Mal des montagnes
Le mal aigu des montagnes (MAM) est une maladie survenant en haute altitude (plus de 2 500 mètres de hauteur) lorsque l’organisme n’a pas eu le temps de s’acclimater au manque d’oxygène consécutif à la baisse de pression. Il peut se manifester par des troubles de type respiratoires (essoufflement) et/ou neurologiques (maux de tête, nausées, vomissements, troubles du sommeil) qui peuvent être transitoires ou s’aggraver et conduire au décès.
L’identification des symptômes du mal des montagnes peut être difficile : il est essentiel de communiquer en permanence, sans restriction, sur son état physique. De surcroît, les capacités de réflexion et d’action d’une victime du mal aigu des montagnes peuvent être altérées. En cas de survenue de symptômes il est recommandé d’interrompre l’ascension, de redescendre le plus rapidement possible à une altitude inférieure, au minimum en dessous de 4000 mètres, avec un accompagnant et de consulter un médecin.
Toute personne, quelle que soit sa condition physique et son habitude de la randonnée en altitude, peut être confrontée au mal des montagnes. La prévention repose sur des règles essentielles :
- Une adaptation progressive à l’altitude en limitant les efforts physiques les premiers jours ;
- Une ascension lente et progressive (pas plus de 400 m de dénivelé positif entre deux nuits consécutives à partir de 2 500 m) ;
- Une hydratation régulière en évitant les boissons alcoolisées et repas copieux ;
- Ne jamais abandonner une personne malade.
Les excursions et randonnées en altitude doivent faire l’objet d’un avis médical spécialisé avant le départ. La haute altitude est déconseillée pour les enfants. La grossesse ainsi que la notion d’antécédents cardiaques, pulmonaires, neurologiques ou rénaux constituent une contre-indication.
Ayahuasca
L’Ayahuasca, plante hallucinogène inscrite au registre des stupéfiants en France, est utilisée par certaines communautés indigènes lors de cérémonies chamaniques, le plus souvent pratiquées par des individus peu formés.
L’Ayahuasca comporte différents produits ou substances issus de plantes, et sa composition varie donc grandement selon les groupes ethniques, pour en modifier les effets, selon le contexte dans lequel le breuvage est consommé.
Les effets de l’Ayahuasca sont rapides, durables, et génèrent des effets à la fois psychiques (hallucinations, troubles de la conscience et de la mémoire, etc.) et des effets périphériques (troubles cardiovasculaires et digestifs notamment). Le principal danger de l’Ayahuasca est lié à la nature et aux propriétés des différentes plantes utilisées mais aussi à l’incertitude sur sa composition exacte.
L’usage de l’Ayahuasca peut donc avoir des conséquences médicales graves, voire mortelles, notamment pour les personnes présentant des symptômes cardiaques ou sous antidépresseurs. Par ailleurs, les effets psychotropes liés à la consommation de cette plante peuvent être à l’origine d’actes de délinquance graves.
La maîtrise du processus d’initiation au chamanisme n’est nullement contrôlée et ne peut être garantie, même lorsque des guides touristiques et des centres d’éco-tourisme proposent des « initiations ». Ces activités ont lieu en outre dans des zones isolées, difficiles d’accès et, en cas d’accident, peu propices à l’arrivée de secours rapides.
Cette pratique est à proscrire.
Fièvre typhoïde
La fièvre typhoïde est une maladie infectieuse causée par des bactéries présentes dans l’eau contaminée par des matières fécales d’origine humaine. L’infection résulte le plus souvent de l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, ou d’une transmission directe de personne à personne. Les symptômes surviennent en moyenne 3 semaines après la contamination et associent fièvre, maux de tête, perte d’appétit, douleurs abdominales avec diarrhée ou constipation, fatigue et parfois, éruption cutanée. Dans les formes plus graves, la fièvre typhoïde peut être fatale en l’absence de traitement.
Les mesures de prévention reposent sur les règles élémentaires d’hygiène générale vis-à-vis de l’eau, des aliments et du lavage des mains ainsi que sur la vaccination.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur.
Rage
La rage est une maladie virale mortelle affectant le système nerveux et présent dans la salive des animaux infectés, tels que chiens, chats, chauves-souris et autres mammifères sauvages. Le virus se transmet par morsure, griffure ou contact de la salive avec une peau lésée ou une muqueuse. L’évolution est rapide avec l’apparition de fièvre, maux de tête, anxiété puis de troubles neurologiques (coma). La rage est presque toujours mortelle une fois les symptômes déclarés. Il est recommandé d’éviter tout contact avec des animaux suspects domestiques ou sauvages. La vaccination préventive contre la rage avant un séjour en zone exposée peut être indiquée en fonction du type de voyage et en particulier chez les jeunes enfants dès qu’ils marchent. Il est conseillé de demander conseil à un médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
En cas d’exposition à risque, consulter immédiatement un médecin même si la vaccination est bien à jour.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires et le site de l'Institut Pasteur.
Tuberculose
La tuberculose est une maladie infectieuse causée par une bactérie, transmise par voie aérienne. Elle touche principalement les poumons, mais peut aussi affecter d’autres organes. La maladie peut être latente ou active, avec des symptômes comme une toux prolongée, de la fièvre, des sueurs nocturnes et une perte de poids. Le traitement associe plusieurs antibiotiques pendant plusieurs mois La prévention repose sur la vaccination par le BCG, la détection précoce et le traitement complet des malades.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur et le site de l'Organisation mondiale de la Santé.
Mesures générales de prévention des piqûres de moustiques
- Porter des vêtements longs et couvrants ;
- Appliquer des produits répulsifs cutanés sur les zones découvertes du corps ;
- Protéger son logement (moustiquaires imprégnées d’insecticide, diffuseurs électriques, serpentins à l’extérieur, climatisation, etc.) ;
- Détruire les sites potentiels de reproduction des moustiques (récipients d’eau stagnante comme les soucoupes sous les pots de fleurs, les gouttières, les pneus, etc.).
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé et le site de l'Assurance Maladie.
Règles d'hygiène alimentaire
- Se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon ou des solutions de lavage hydroalcooliques, surtout avant et après les repas et le passage aux toilettes ;
- Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
- Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
- Peler les fruits et légumes ou les laver soigneusement (à l’eau saine) ;
- Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
- Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant).
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
Infections sexuellement transmissibles (IST)
Il est recommandé d’éviter les comportements sexuels à risque et de prendre toutes les précautions d’usage. En cas d’exposition à un risque, il est recommandé de consulter au plus tôt un professionnel de santé.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
Prévention des risques généraux
- Déplacements et route : privilégier les transports fiables, éviter la conduite de nuit, porter la ceinture/casque, se méfier des deux-roues et des conditions locales de circulation.
- Baignade et milieu aquatique : se baigner dans des zones surveillées, se renseigner sur les courants, éviter l’alcool avant baignade, sortir de l’eau en cas de fatigue ou de conditions locales défavorables.
- Animaux : se tenir à distance des cadavres d’animaux et de leurs déjections ; ne pas toucher ni nourrir les animaux, même familiers. En cas de morsure/griffure/léchage sur peau lésée, laver immédiatement à l’eau et au savon et consulter en urgence.
- Climat et environnement : se protéger de la chaleur (hydratation, éviter les heures chaudes), du soleil (vêtements, protection solaire), et du froid ou de l’altitude selon la destination.
- Exposition à des substances toxiques ou environnementales : se protéger de l’exposition à la pollution et aux produits chimiques environnementaux.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Pérou (santé), mise à jour le 21 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 21 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Ambassade, consulats et urgencesVérifié
Retrouvez dans cette rubrique des informations de contact relatives aux administrations, services et organismes locaux.
Cliniques (proposent également des consultations de médecine générale)
- Clinique anglo-américaine Alfredo Salazar 350, San Isidro Tél. +51 1 712 30 00
- Clinique Delgado Elías Aguirre 365, Miraflores 15074, Pérou Tél : +51 1 3777000
- Clinique Ricardo Palma Av. Javier Prado Este 1066, San Isidro Tél. +51 1 224 22 24 / +51 1 224 22 26
- Clinique Peruana-Japonesa Av. Paso de los Andes 675, Pueblo Libre Tél. +51 1 218 10 17
- Clinique San Borja Av. guardia civil 337, San Borja Tél. +51 1 475 40 00
- Clinique Tezza Av. El Polo 570 Tél. +51 1 610 50 50
- Clinique Santa Isabel Av. guardia civil 135, San Borja Tél. +51 1 475 77 77
- Cliniques Maison de Santé (San Isidro, Surco, Chorillos, Cercado de Lima) Tél. +51 1 619 60 00
- Clinique Arequipa Esquina Puente Grau Av Bolognesi Tél. +51 54 599 000
Agences consulaires (à Cuzco, Arequipa et Piura)
Coordonnées sur le site Internet de l’ambassade de France
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Pérou (contacts utiles), mise à jour le 21 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 21 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.