Voyager en Ouzbékistan
Cette page reprend les fiches « Sécurité », « Entrée / séjour » et « Santé » du ministère français (mise à jour le 15 septembre 2026). Elles font foi : relisez-les juste avant de partir.
Sécurité et conseils officielsVérifié
Zones de vigilance
Dernière actualisation le 11/03/2026, information toujours valable à la date du jour
La bande frontalière entre l’Ouzbékistan et l’Afghanistan est fortement contrôlée. Peu d’incidents sécuritaires ont été relevés au cours des derniers mois. Toutefois, la situation reste instable, ce qu’illustrent les deux attaques à la roquette menées contre le territoire ouzbek depuis le territoire afghan au cours de l’année 2022. Les déplacements dans cette zone sont déconseillés (y compris dans la ville de Termez intra-muros, sauf raison impérative).
Il est formellement déconseillé de se rendre en Afghanistan, pays figurant en rouge sur la carte sécuritaire (voir la fiche pays Afghanistan).
Hormis au niveau des postes-frontières listés sur le site du Comité des douanes, il est dangereux de s’approcher des frontières tadjike et kirghize, du fait de la potentielle présence de mines.
Zones en vigilance renforcée
En dehors des zones frontalières, l’ensemble du pays est placé en vigilance renforcée. La situation sécuritaire en Ouzbékistan est calme et le dispositif policier structuré. Les grands sites touristiques (Samarcande, Boukhara, Khiva, Noukous, Kokand) sont sécurisés.
Les touristes étrangers doivent obtenir une autorisation pour se rendre dans les contreforts des montagnes de Guissar, situés au-dessus de la réserve d’eau de Tupalang, et sur le site de Sariasiys, dans la région de Sourkhan-Daria (province du sud-est limitrophe de l’Afghanistan et d’une partie du Tadjikistan). Il convient de formuler une demande auprès des autorités ouzbèkes (ambassades d’Ouzbékistan à l’étranger ou ministère des Affaires étrangères à Tachkent) avant de s’y rendre. Les voyageurs auront à justifier de leur projet de déplacement dans ces zones.
Les principaux points de passages internationaux, ouverts aux étrangers, sont :
En premier la dénomination ouzbèke suivie de celle utilisée en tadjike : ● Sariosiyo / Dusti : 38°30’16.2"N 68°06’27.5"E ● Andarxon / Patar : 40°21’52.9"N 70°27’20.6"E ● Jartepa / Sarazm : 39°31’05.3"N 67°23’56.9"E ● Oybek / Fatehabad : 40°32’46.5"N 69°12’43.7"E
Risque sismique
L’Ouzbékistan se trouve dans une zone de risque sismique élevé. En 1966, la ville de Tachkent, essentiellement construite en pisé, a été presque entièrement détruite par un tremblement de terre. En 2011, une secousse dans la vallée de Ferghana a fait plusieurs victimes.
Il est conseillé de respecter les recommandations de base. Une fiche concernant le risque sismique peut également être consultée sur le site internet de l’ambassade de France à Tachkent.
Si un tremblement de terre se produisait lors du séjour, il est recommandé de prendre immédiatement contact avec sa famille ou ses proches afin de les rassurer ou, en cas de problèmes de communication avec l’extérieur, avec l’ambassade de France à Tachkent.
Dans tous les cas, il convient de conserver son calme et de suivre les instructions des autorités locales. Tout séisme important est suivi d’une série de secousses secondaires.
Risque terroriste
En raison des tensions persistantes et de l’instabilité dans la région, la menace terroriste ne peut être écartée. Il est recommandé de suivre l’actualité au moment de son voyage et de faire preuve de vigilance pendant son séjour dans le pays. Aux frontières, il convient de ne pas s’aventurer en dehors des points de passage frontaliers.
Présence de mines
La présence de mines a été rapportée dans les zones montagneuses le long des frontières avec le Kirghizstan et le Tadjikistan. Dans les zones frontalières, il est par conséquent fortement déconseillé de circuler en dehors des villes ou de sortir des grands axes routiers et sentiers balisés.
Risques liés aux transports
Les accidents de la route sont nombreux, notamment la nuit, et parfois mortels. Ils sont dus à l’imprudence des conducteurs ou à des conditions de circulation défavorables. Il est recommandé de ne pas circuler en voiture de nuit, en raison de la présence d’obstacles divers non éclairés (piétons, cyclistes, fréquentes traversées de bétail, véhicules arrêtés sur la route tous feux éteints, etc.).
Criminalité
Le niveau d’insécurité est faible en Ouzbékistan. Cela étant, les voyageurs et touristes étrangers peuvent susciter les convoitises et quelques cas d’agressions avec violence de nuit sur des étrangers ont été signalés. Il est recommandé de ne pas montrer de signe ostentatoire de richesse, de laisser ses objets de valeur dans un lieu sécurisé (ex : coffre d’hôtel) et de surveiller ses effets personnels. Des cas de vol à la tire ont notamment été signalés dans les transports en commun.
Il convient également de ne pas se déplacer à pied la nuit, en particulier seul, et de privilégier les taxis disposant de licence. Cette recommandation s’applique notamment à Tachkent et aux autres centres urbains du pays.
La sécurité est parfois moins bien assurée dans les régions reculées du pays, où le passage d’étrangers est inhabituel. Il est conseillé de rester vigilant dans les lieux de distraction nocturne et de ne pas se fier aux individus qui peuvent faire des propositions de rencontres ou entraîner des étrangers à des excès de boisson.
Il est recommandé pour les femmes voyageant seule de prendre certaines précautions : porter des vêtements longs et garder les épaules couvertes, faire preuve de prudence et rester vigilante dans les relations avec la population locale, éviter de se déplacer dans des lieux isolés ou peu fréquentés, notamment la nuit tombée, etc.
Recommandations générales
De manière générale, il est recommandé de :
- Ne pas montrer de signe ostentatoire de richesse et laisser tout objet de valeur dans un lieu sécurisé (ex : coffre d’hôtel) ;
- Ne pas se déplacer avec d’importantes sommes d’argent et se montrer vigilant lors des retraits en espèces ;
- Se munir de photocopies de ses documents d’identité et de voyage et laisser les originaux dans un lieu sécurisé (ex : coffre d’hôtel) ;
- Privilégier le change de devises auprès de bureaux de change autorisés (hôtels, banques, points de change automatisés) ;
- Ne pas se promener seul le soir dans des zones inconnues, désertes ou excentrées ;
- Ne pas conduire de nuit et rester sur les routes principales et les sentiers balisés ;
- Ne pas chercher à se soustraire aux fréquents contrôles des services de sécurité, sur les routes comme en ville.
Activités sportives à risque
Les activités sportives considérées à risques ne sont généralement pas couvertes par les assurances. Il est vivement recommandé de vérifier avant le départ les conditions de son contrat d’assurance et de prendre l’attache de la fédération française du sport envisagé. Les voyageurs sont appelés à être vigilants quant aux risques liés aux activités de montagne.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Ouzbékistan (sécurité), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Entrée et séjourVérifié
Visas et titres de voyage
Pour les ressortissants français, aucun visa n’est exigé pour un séjour d’une durée ne dépassant pas 30 jours.
Le passeport doit avoir une durée de validité d’au moins 6 mois à compter de la date de retour prévue.
Pour des durées supérieures à 30 jours, l’obtention d’un visa est obligatoire.
Pour obtenir plus d’informations sur les différents types de visas disponibles, contacter l’ambassade d’Ouzbékistan à Paris.
Les passeports d’urgence et les laissez-passer délivrés par les autorités françaises permettent uniquement de sortir du territoire ouzbek. Les autorités locales ne reconnaissent pas ces titres de voyage pour l’entrée ou le transit en Ouzbékistan.
Enregistrement du séjour
Pour tout séjour supérieur à 72 heures, il convient de se faire enregistrer auprès de l’OVIR (le Département des visas et de l’enregistrement). L’enregistrement est effectué soit par l’invitant (pour les visas privés et visas d’affaires), soit, lors d’un séjour dans un hôtel, par l’administration de l’établissement.
L’enregistrement peut être fait en ligne par le propriétaire du logement sur le site http://www.emehmon.uz/.
Des allègements de procédure ont été introduits concernant l’enregistrement de groupes touristiques, sous certaines conditions. Pour obtenir des informations à ce sujet, consulter le site de l’ambassade d’Ouzbékistan à Paris.
Enregistrement du mobile
Les téléphones achetés à l’étranger non enregistrés localement auprès de l’agence UzIMEI et utilisés avec une carte SIM ouzbèke sont automatiquement bannis du réseau mobile ouzbek au bout de trente jours après leur première connexion au réseau mobile (blocage du numéro IMEI).
Aussi, il est recommandé aux personnes séjournant en Ouzbékistan pour une durée supérieure à 30 jours et souhaitant y utiliser leur téléphone mobile avec une carte SIM ouzbèke de procéder à son enregistrement. Cela concerne également les personnes restant moins de 30 jours sur le sol ouzbek mais souhaitant utiliser à nouveau ce même téléphone lors d’un prochain séjour.
- A l’arrivée en Ouzbékistan : la déclaration du téléphone mobile se fait directement auprès des douanes (aéroport ou poste-frontière), en remplissant un formulaire en deux exemplaires dans lequel il est demandé de préciser le ou les numéros IMEI de l’appareil. Il convient de conserver l’exemplaire tamponné remis par les douanes, nécessaire pour la suite de la procédure.
- Dans les 30 jours suivants la déclaration en douane, il faut enregistrer l’appareil auprès de l’organisme UzIMEI, muni du formulaire tamponné par les douanes, soit directement sur le site https://uzimei.uz/, soit à l’un des guichets UzIMEI (listés sur le site). Cette formalité est payante (75 000 soums).
Dans le cas où la procédure n’aurait pas été réalisée dans les 30 jours, le déblocage du téléphone nécessite de s’acquitter du paiement de l’équivalent de 30% du prix neuf de l’appareil auprès des douanes.
Pour rappel, cette procédure n’est pas indispensable pour les séjours inférieurs à 30 jours, mais elle est recommandée pour les personnes envisageant de séjourner à plusieurs reprises en Ouzbékistan et d’y utiliser pendant ces séjours leur téléphone provenant de l’étranger.
Contrôles
Les démarches de prolongation doivent être entamées 10 jours avant la date de péremption et certains visas ne peuvent pas être prolongés sur place. Il est donc conseillé de bien vérifier la période de validité du visa et de ne pas la dépasser, sous peine de lourdes amendes.
Les talons d’enregistrement sont susceptibles d’être contrôlés lors de toute démarche administrative (notamment lors d’achat de billets de train, contrôles d’identité, franchissements de frontières, etc.) et recoupés avec d’autres documents (factures d’hôtel, billets de train, etc.).
Il convient de respecter scrupuleusement les règles d’enregistrement sous peine de lourdes amendes, d’expulsion vers la France (aux frais du voyageur) et d’interdiction de séjour.
Ouverture des postes frontières
Les principaux postes de passage frontaliers (à l’exception des points de contrôle des aéroports) sont ouverts 24h/24 à la circulation automobile et piétonnière. D’autres sont toutefois fermés entre 22h et 7h. Certains postes de passage sont réservés aux frontaliers, tel par exemple le poste permettant d’accéder à l’enclave de Chakhirmardon. D’autres postes sont ouverts aux étrangers, mais pas aux véhicules. Tous peuvent être fermés de manière inopinée. Il convient donc de vérifier leur ouverture avant de prendre la route, en consultant le site du comité d’État des douanes (en russe) : https://www.customs.uz/ru/page/%D1%9Ezbekiston-respulikasi-chegara-bozhhona-postlar-royhati
Séjour comportant des déplacements en camping-car et véhicule hors normes
Les véhicules aménagés pour le couchage sont pris en compte dans la règlementation ouzbèke en tant qu’hébergement en matière d’enregistrement de séjour des étrangers. Pour connaître les modalités spécifiques d’enregistrement ainsi que les tarifs spéciaux prévus, s’adresser à l’ambassade d’Ouzbékistan à Paris
Certains sites et points de passage sont fermés à certaines catégories de véhicules en vertu de la règlementation locale, y compris les camping-cars. De manière générale, les véhicules hors gabarit doivent obtenir une validation expresse de leur itinéraire par les autorités locales.
Sites nécessitant l’obtention d’une autorisation préalable pour les touristes
Un arrêté du 10 mars 2015 établit la liste des sites nécessitant l’obtention d’une autorisation préalable pour les touristes, délivrée par le ministère ouzbek de l’Intérieur. Elle doit être sollicitée par une agence de tourisme ouzbèke, au minimum 30 jours avant de se rendre dans les zones concernées.
Cette autorisation est délivrée sur présentation d’un passeport en cours de validité et valable cinq jours. Un représentant de l’agence de voyages chargée d’effectuer les démarches administratives devra être présent lors du déplacement des touristes dans ces zones. Il est recommandé aux touristes voyageant seuls de passer par une agence de voyage.
Les sites concernés sont :
- Les zones avoisinant les polygones, unités et complexes militaires du ministère de l’Intérieur et du service de sécurité nationale ;
- Les réservoirs, barrages, centrales hydroélectriques de Kampirravat (région d’Andijan), Tulagan (région de Sukhandarya) et Tcharvak (région de Tachkent) ;
- Les usines hydrométallurgiques de Bessapan et de Kokpatas (région de Navoy), ainsi que de Kochrabat (région de Samarcande) ;
- Les centrales thermiques de Nurabad (région de Tachkent) et de Syrdarya, ainsi que ses alentours (Chirin, région de Syrdarya) ;
- La réserve naturelle de Gissar (région de Kachkadarya) ;
- La zone de repos « Kaynarsay » et le lieu-dit de Bostanlyk (région de Tachkent).
Réglementation douanière
Les contrôles douaniers et policiers sont très stricts, tant à l’arrivée qu’à la sortie du pays. Retrouvez plus d’informations sur https://customs.uz/en/.
Cigarettes électroniques
A compter du 1er avril 2026 les cigarettes électroniques font l’objet d’une interdiction en Ouzbékistan.
La détention d’une simple cigarette électronique peut faire l’objet de poursuites pénales.
Drones
L’introduction et l’usage de drones sont formellement interdits en Ouzbékistan et peuvent entrainer des poursuites pénales.
Devises étrangères
Les sommes dépassant l’équivalent de 100 000 000 UZS (soums ouzbeks) doivent être déclarées, quelle que soit la monnaie. Au-delà de cette somme, au moment du départ, il faudra être en mesure de justifier la provenance de toute augmentation du montant par rapport à la déclaration faite à l’entrée du territoire ouzbek.
Des points d’information sont à la disposition des voyageurs dans les aéroports internationaux de l’Ouzbékistan.
Antiquités ou objets d’art
L’exportation d’antiquités ou d’objets d’art est soumise à autorisation du ministère de la Culture. Il convient de disposer d’une attestation appropriée lors de l’achat d’un tapis ou autres objets de valeur (éventuellement fournie par le vendeur). Toute tentative d’exportation d’objets antiques (pièces de monnaie anciennes par exemple), sans autorisation, depuis le territoire de l’Ouzbékistan peut faire l’objet de poursuites.
Animaux de compagnie et oiseaux d’agrément
Les documents suivants sont exigés lors de l’importation ou exportation d’animaux et d’oiseaux d’agrément :
- Pour les animaux de compagnie : le passeport de l’animal et le certificat vétérinaire ;
- Pour les oiseaux d’agrément : le certificat vétérinaire attestant de leur état de santé.
Pour obtenir plus d’informations, contacter l’ambassade d’Ouzbékistan à Paris.
Importation de médicaments
L’importation de médicaments est strictement contrôlée. Les médicaments doivent être déclarés en douane et l’original de l’ordonnance, traduite en ouzbek, russe ou anglais doit être présenté. Certains médicaments prescrits en France, tels que certains opioïdes (Tramadol), peuvent être sont considérés en Ouzbékistan comme des produits stupéfiants. Il convient d’être en mesure de présenter une ordonnance. La liste des substances interdites ou contrôlées figure dans le décret du Cabinet des ministres ouzbek n ° 330 du 12 novembre 2015.
Les visiteurs sont invités à se reporter au site des douanes ouzbèkes (en anglais), pour connaître la réglementation concernant l’importation de médicaments. La liste des médicaments autorisés ou prohibés et ceux soumis à modalités est disponible sur ce site
Pour tout renseignement supplémentaire concernant les types de biens à déclarer (bijoux, certains équipements informatiques, etc.), contacter l’ambassade d’Ouzbékistan à Paris (adresse ci-contre) ou le Comité des douanes ouzbèkes (0371, 120-76-33, info@customs.uz).
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Ouzbékistan (entrée et séjour), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Entrée sans visa pour moins de 30 jours : précisions complémentairesÀ confirmer
- Moins de 30 jours : pas de visa pour les citoyens français (dispense en vigueur depuis 2018 selon la presse spécialisée).
- Passeport valable six mois après la date de retour prévue, d’après la fiche du ministère rapportée par la presse du tourisme.
- Les enfants doivent avoir leur propre passeport.
- Au-delà de 72 heures sur place, un enregistrement auprès des autorités est demandé ; l’hôtel s’en charge en général. Gardez les justificatifs.
- Au-delà de 30 jours, un visa est nécessaire.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Ouzbékistan (entrée et séjour) (source officielle) ; L’Écho touristique, les Français exemptés de visa (presse professionnelle du tourisme) ; L’Écho touristique, passeport valide six mois après le retour (presse professionnelle du tourisme)
SantéVérifié
Avant le départ
Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions en matière de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Ces indications ne dispensent toutefois pas le voyageur d’une consultation chez son médecin traitant et/ou dans un centre de vaccinations internationales, suffisamment longtemps avant la date de départ pour permettre le rappel des vaccins si nécessaire.
Pour plus d'information, consulter la rubrique "La santé en voyage".
Frais d’hospitalisation et dépenses de santé
Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé, parfois très élevés à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (dont la chirurgie et l’hospitalisation) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place.
Le réseau médical et hospitalier ne correspond pas aux standards européens, notamment en province. Il existe à Tachkent une clinique internationale, où plusieurs employés parlent français ou anglais. Cette clinique peut jouer un rôle de conseil ou d’intermédiaire entre les hôpitaux locaux et les assurances pour les rapatriements. Elle n’est pas suffisamment équipée pour prendre en charge les urgences.
Certaines compagnies d’assurance rencontrent des difficultés dans la prise en charge de leurs clients faute de disposer d’un correspondant sur place. Il revient à tout voyageur de se renseigner attentivement sur les modalités d’intervention de la compagnie avant de souscrire un contrat.
Recommandations pour la santé
Consulter si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) pour faire une évaluation de son état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations. Consulter éventuellement son dentiste avant le départ.
Constituer sa pharmacie personnelle en conséquence et n’emporter dans ses bagages que les médicaments strictement nécessaires ; ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Les médicaments doivent être dans leur emballage d’origine avec les étiquettes originales, accompagnés d’une ordonnance portant le nom des médicaments en dénomination commune internationale (DCI). Il est indispensable de vérifier que les médicaments concernés sont autorisés dans le pays visité : pour plus d’informations, consulter la fiche Informations pratiques.
Les médicaments doivent être déclarés en douane, et l’original de l’ordonnance, traduite en ouzbek, russe ou anglais, doit être présenté. Certains médicaments autorisés à la vente en France sont interdits à l’importation en Ouzbékistan. La loi prévoit que l’importation des médicaments est soumise à autorisation du ministère ouzbek de la Santé. Une liste des types d’articles pharmaceutiques autorisés à l’importation pour une utilisation personnelle, sans autorisation, est disponible sur ce site.
En cas de maladie ou d’accident, il est souhaitable, avant toute transfusion sanguine, de prendre l’attache d’un des médecins connus du poste (Clinique internationale de Tachkent).
Vaccinations
Les vaccins recommandés en France sont également indispensables lors d’un séjour à l’étranger : les maladies qu’ils préviennent circulent partout dans le monde, parfois même plus fréquemment qu’en France. Avant tout départ, le voyageur (adulte et enfant) doit donc d’abord s’assurer d’être à jour du calendrier vaccinal français, en particulier des vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche mais aussi contre la rougeole. Le carnet de vaccination peut être demandé à l’arrivée de certains pays.
Des vaccinations complémentaires peuvent être nécessaires :
- Hépatite A : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Fièvre typhoïde : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Hépatite B : en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
- Tuberculose : chez les enfants de moins de 15 ans en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
- Rage : notamment enfants en bas âge, séjour en milieu rural ou éloigné des villes principales ;
Il est donc conseillé de consulter son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) suffisamment de temps avant le voyage.
Fièvre typhoïde
La fièvre typhoïde est une maladie infectieuse causée par des bactéries présentes dans l’eau contaminée par des matières fécales d’origine humaine. L’infection résulte le plus souvent de l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, ou d’une transmission directe de personne à personne. Les symptômes surviennent en moyenne 3 semaines après la contamination et associent fièvre, maux de tête, perte d’appétit, douleurs abdominales avec diarrhée ou constipation, fatigue et parfois, éruption cutanée. Dans les formes plus graves, la fièvre typhoïde peut être fatale en l’absence de traitement.
Les mesures de prévention reposent sur les règles élémentaires d’hygiène générale vis-à-vis de l’eau, des aliments et du lavage des mains ainsi que sur la vaccination.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur.
Rage
La rage est une maladie virale mortelle affectant le système nerveux et présent dans la salive des animaux infectés, tels que chiens, chats, chauves-souris et autres mammifères sauvages. Le virus se transmet par morsure, griffure ou contact de la salive avec une peau lésée ou une muqueuse. L’évolution est rapide avec l’apparition de fièvre, maux de tête, anxiété puis de troubles neurologiques (coma). La rage est presque toujours mortelle une fois les symptômes déclarés. Il est recommandé d’éviter tout contact avec des animaux suspects domestiques ou sauvages. La vaccination préventive contre la rage avant un séjour en zone exposée peut être indiquée en fonction du type de voyage et en particulier chez les jeunes enfants dès qu’ils marchent. Il est conseillé de demander conseil à un médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
En cas d’exposition à risque, consulter immédiatement un médecin même si la vaccination est bien à jour.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires et le site de l'Institut Pasteur.
Tuberculose
La tuberculose est une maladie infectieuse causée par une bactérie, transmise par voie aérienne. Elle touche principalement les poumons, mais peut aussi affecter d’autres organes. La maladie peut être latente ou active, avec des symptômes comme une toux prolongée, de la fièvre, des sueurs nocturnes et une perte de poids. Le traitement associe plusieurs antibiotiques pendant plusieurs mois La prévention repose sur la vaccination par le BCG, la détection précoce et le traitement complet des malades.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur et le site de l'Organisation mondiale de la Santé.
Pollution atmosphérique
Des pics de pollution atmosphérique (indice de qualité de l’air supérieur à 200), dus à la présence massive de particules dans l’air, affectent régulièrement la capitale ouzbèke.
Les particules et les polluants présents dans l’air peuvent être la cause d’inflammation des voies respiratoires, entraînant des irritations, des inflammations et des difficultés respiratoires. L’air pollué peut également entraîner des irritations des yeux et interagir avec le système immunitaire.
Il est donc conseillé aux personnes fragiles (personnes âgées, enfants en bas âges, femmes enceintes, personnes souffrant de maladie respiratoire chronique, etc..) de se renseigner avant leur départ sur la qualité de l’air et de différer au besoin leur voyage.
En cas de forte pollution, il est conseillé de réduire toutes les activités à l’extérieur et de s’hydrater autant que possible. Les personnes souffrant de maladies respiratoires, d’asthme, de problèmes cardiaques, les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées sont invitées à maintenir fermées les portes et fenêtres de leur domicile et à ne pas sortir, sauf en cas de nécessité. Il est également conseillé de consulter immédiatement et en toutes circonstances un médecin en cas de symptômes.
Plus d’informations générales concernant la pollution sur https://www.gouvernement.fr/risques/pollution-de-l-air
Règles d'hygiène alimentaire
- Se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon ou des solutions de lavage hydroalcooliques, surtout avant et après les repas et le passage aux toilettes ;
- Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
- Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
- Peler les fruits et légumes ou les laver soigneusement (à l’eau saine) ;
- Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
- Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant).
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
Infections sexuellement transmissibles (IST)
Il est recommandé d’éviter les comportements sexuels à risque et de prendre toutes les précautions d’usage. En cas d’exposition à un risque, il est recommandé de consulter au plus tôt un professionnel de santé.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
Prévention des risques généraux
- Déplacements et route : privilégier les transports fiables, éviter la conduite de nuit, porter la ceinture/casque, se méfier des deux-roues et des conditions locales de circulation.
- Baignade et milieu aquatique : se baigner dans des zones surveillées, se renseigner sur les courants, éviter l’alcool avant baignade, sortir de l’eau en cas de fatigue ou de conditions locales défavorables.
- Animaux : se tenir à distance des cadavres d’animaux et de leurs déjections ; ne pas toucher ni nourrir les animaux, même familiers. En cas de morsure/griffure/léchage sur peau lésée, laver immédiatement à l’eau et au savon et consulter en urgence.
- Climat et environnement : se protéger de la chaleur (hydratation, éviter les heures chaudes), du soleil (vêtements, protection solaire), et du froid ou de l’altitude selon la destination.
- Exposition à des substances toxiques ou environnementales : se protéger de l’exposition à la pollution et aux produits chimiques environnementaux.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Ouzbékistan (santé), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Ambassade, consulats et urgencesVérifié
Retrouvez dans cette rubrique des informations de contact relatives aux administrations, services et organismes locaux.
Urgences médicales
- Ambulances : d’un mobile, composer # ou * puis le 103.
- En province : contactez l’hôpital le plus proche pour les premiers soins.
Dans les grandes villes
Contactez le Service républicain des urgences (voir coordonnées pour Samarcande, Boukhara et Urgench).
À Tachkent, contactez de préférence la clinique internationale, dont le personnel et les médecins parlent anglais, et qui est capable de coordonner les opérations avec votre assurance. Tachkent International Medical Clinic : +998 78 120 11 44 ou +998 55 517 27 87 Urgences et week-end : +998 78 120 11 44 ou +998 90 327 33 78 Courriels : tic@tashclinic.org et frontdesk@tashclinic.org Adresse : 38, rue Sarikul | Tachkent
Pour un déplacement à domicile à Tachkent, vous pouvez contacter le Centre MDS (langue russe uniquement), qui a une meilleure capacité de projection. MDS (Centre médical privé) : d’un mobile, composer # ou * puis le 1080 Tel : +998 71 140 00 80 Adresse : 110/3, rue Botkine | Tachkent
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Ouzbékistan (contacts utiles), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.