Voyager en Ouganda
Cette page reprend les fiches « Sécurité », « Entrée / séjour » et « Santé » du ministère français (mise à jour le 15 septembre 2026). Elles font foi : relisez-les juste avant de partir.
Sécurité et conseils officielsVérifié
Zones de vigilance
Dernière actualisation le 11/03/2026, information toujours valable à la date du jour
Zone frontalière avec la République Démocratique du Congo (RDC)
Il est formellement déconseillé, en raison de possibles incursions de groupes armés, dont des groupes terroristes, de passer la frontière avec la RDC ou même de s’en approcher hors des parcs, où l’on est systématiquement escortés de gardes-forestiers ou de militaires. La ville de Bwera et ses alentours sont également formellement déconseillés compte tenu de la poursuite des affrontements de groupes armés de l’autre côté de la frontière et du risque potentiel d’attentat.
Zone frontalière avec le Soudan du Sud
En raison d’incursions régulières de groupes armés venant du Soudan du Sud, de raids sur le bétail, et de la dégradation de la situation au Soudan du Sud, il est formellement déconseillé de pénétrer de cette zone frontalière.
Parc national de Semuliki
En raison d’incursions de cellules terroristes depuis la RDC, il est déconseillé sauf raison impérative de se rendre dans la zone du parc national de Semuliki.
Nord-est du pays (province de Karamoja)
La région reste sujette à des troubles frontaliers ainsi qu’à des conflits entre éleveurs de bétail et il est déconseillé de s’y rendre sauf raison impérative. Il convient d’éviter d’emprunter l’axe routier Moroto-Kotido-Kabong en direction du Parc national de Kidepo, des attaques de véhicules ayant été recensées, en particulier la nuit.
Zones de vigilance renforcée
Le reste du pays est placé en zone de vigilance renforcée. Néanmoins, il convient d’être particulièrement attentif dans les zones suivantes :
Kampala
La criminalité est en augmentation dans la capitale, y compris dans les zones de résidence normalement sécurisées (Kololo, Nakasero, Naguru) et impose de rester vigilant et de prendre des mesures de précaution élémentaires (voir la rubrique recommandations générales infra). Par ailleurs, les interventions de la police locale peuvent parfois être violentes. Il est recommandé de s’éloigner au plus vite des lieux de rassemblements et de manifestations.
Entebbe
Plusieurs vols et actes de violence à l’endroit d’expatriés ont été signalés à Entebbe. Il est recommandé d’être particulièrement vigilant et d’éviter de circuler seul dans les endroits isolés, même de jour.
Jinja
On recense une hausse récente de la criminalité et de la délinquance. Les ressortissants français sont appelés à la plus grande vigilance lors de leur séjour dans cette ville.
Parcs nationaux et touristiques frontaliers de la République Démocratique du Congo (RDC) au sud du lac Albert (National Queen Elizabeth, parc touristique de Rwenzori, forêt impénétrable de Bwindi)
Le parc national Queen Elizabeth, le parc touristique de Rwenzori, la forêt impénétrable de Bwindi doivent faire l’objet d’une vigilance renforcée en cas de visite touristique. Les touristes sont invités à ne pas sortir des sentiers battus et à être accompagnés dans leurs déplacements d’un guide ou d’un ranger.
Rwenzori
La haute montagne est une activité à risque élevé (risque d’éboulements, notamment). L’ascension du pic Margherita est technique et dangereuse. Il est fortement recommandé, au minimum, d’avoir la connaissance de l’environnement de haute montagne, ainsi que le niveau technique et physique suffisant. Avant d’envisager toute ascension, il est vivement recommandé de vérifier les conditions météorologiques sur la période et de se renseigner précisément sur l’état de l’accessibilité du pic.
Délinquance/criminalité
Le sentiment de sécurité en Ouganda peut amener à réduire sa vigilance. Or des vols à l’arraché, cambriolages, braquages parfois avec violence, sont régulièrement recensés, y compris dans les quartiers résidentiels – en particulier lors de la période de Noël.
Des coupeurs de route rançonnant les véhicules ont été signalés la nuit sur les grands axes routiers, notamment à proximité de Kampala et dans la région du Karamoja. Lors de ses déplacements, il convient donc d’être en mesure de rejoindre son lieu d’hébergement avant la tombée de la nuit.
Risque routier
Le nombre d’accidents de la route en Ouganda est particulièrement élevé, surtout la nuit, du fait de l’imprudence des conducteurs, du mauvais état des véhicules, de l’absence d’éclairage public, de la présence régulière de piétons ou animaux sur la chaussée. En l’absence de service d’urgence type SAMU et en raison de l’insuffisance d’infrastructures hospitalières équipées et rodées à la prise en charge des blessés de la route, une extrême prudence s’impose : limiter sa vitesse, éviter de conduire de nuit hors de Kampala, s’assurer de l’état du véhicule en cas de location, et disposer d’une assurance rapatriement sérieuse. De manière générale, les transports collectifs sont dangereux et sont à éviter. Il est recommandé de toujours se munir d’un casque et d’un équipement de protection pour des déplacements en taxis motos (boda-boda).
Pour les déplacements en taxis et en moto-taxis, il est recommandé de passer par une application dédiée afin d’éviter de manipuler de l’argent dans la rue. En général, les conducteurs qui travaillent pour l’application ont été formés et cette dernière dispose d’un bouton d’urgence en cas d’incident ou d’accident.
Menace terroriste
Compte tenu de la menace persistante des Shebab somaliens et des Allied Democratic Forces (ADF) affiliés à Daesh, il est recommandé d’adopter une attitude de prudence et de vigilance renforcées à l’occasion de déplacements dans les lieux publics très fréquentés, en particulier aux heures et jours d’affluence (églises, centres commerciaux, bars, hôtels, etc.). Hors des villes, éviter de sortir des sentiers battus. Dans les parcs situés près des frontières, il convient d’être toujours accompagnés d’un garde-forestier ou d’un militaire.
Risques naturels : inondations et risque sismique
Lors de la saison des pluies (mars à juin et septembre à novembre), l’Ouganda peut connaitre des inondations et des glissements de terrains. Le pays présente des zones d’activité sismique régulière. Pour plus d’informations sur la conduite à tenir, consulter la fiche thématique consacrée aux séismes.
Discriminations et violences basées sur le genre et l’orientation sexuelle
L’homosexualité est illégale en Ouganda. L’attention des voyageurs est attirée d’une façon générale sur la grande intolérance, pouvant en certaines circonstances induire des actes de violence, visant les personnes LGBT, qui doivent être invitées à la plus grande prudence dans leurs comportements publics.
Recommandations générales
Il est recommandé :
- d’enregistrer dans votre téléphone portable les numéros de certains hôpitaux/urgences sur place ainsi que les numéros de l’ambassade de France et de vos amis/contacts en Ouganda ;
- de veiller à toujours disposer de suffisamment d’unités (appels téléphoniques et/ou données mobiles internet) sur votre téléphone portable, afin d’être en mesure de communiquer en cas d’imprévu ;
- de ne pas opposer de résistance, en cas d’agression.
Dans les villes :
- circuler portières et vitres fermées ;
- ne pas avoir de sac à main pour éviter les vols à l’arraché (visant particulièrement les téléphones portables) ;
- ne pas circuler avec une importante somme d’argent sur soi ;
- garder les originaux de passeport et de cartes diverses dans un lieu sûr et circuler avec des photocopies ;
- dans les lieux publics avec une forte fréquentation (centres commerciaux, restaurants, cinémas, etc.), identifier les issues de secours pour pouvoir rapidement quitter les lieux en cas d’incident) ;
- éviter les déplacements à pied la nuit tombée ;
- éviter de circuler en voiture de nuit (sauf dans le centre-ville de Kampala et sur la route Kampala-Entebbe).
Prévoir un sac de survie pour les déplacements dans le pays, contenant :
- de l’argent ;
- de l’eau ;
- de la nourriture pour au moins 2 jours ;
- une trousse de premier secours (spray, désinfectant, Bétadine, médicaments, etc.) ;
- un spray anti-moustiques ;
- une lampe torche ;
- une prise universelle ;
- des recharges d’unités pour le téléphone ;
- une batterie autonome pour le portable.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Ouganda (sécurité), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Entrée et séjourVérifié
Mesures de contrôles sanitaires
Les autorités ougandaises ont suspendu toutes les mesures de contrôle liées à la Covid-19. De nouvelles mesures sont toutefois susceptibles d’être mises en œuvre en cas de nouvelle épidémie. Il est donc fortement conseillé de suivre les recommandations des autorités locales et de consulter régulièrement le site de l’ambassade de France. La présentation d’un certificat de vaccination contre la fièvre jaune reste obligatoire pour l’entrée sur le territoire ougandais.
Visa
Le visa d’entrée, au prix de 50 USD pour une entrée simple, est obligatoire pour les ressortissants français.
Depuis 2016, un système de visa électronique a été mis en place. Il convient de se connecter au site Uganda E-Immigration System (en anglais). Après avoir rempli et envoyé en ligne le formulaire de demande de visa, le demandeur recevra une réponse des services de l’immigration. Cette réponse devra être imprimée et remise aux services de l’immigration lors de l’entrée sur le territoire ougandais.
L’attention des voyageurs est appelée sur l’existence de sites frauduleux qui proposent le dépôt et le paiement d’une demande de visa en ligne, souvent à un tarif plus élevé que le site officiel des autorités ougandaises. Seul ce dernier (cf. lien ci-dessus) permet l’obtention d’un visa permettant l’entrée sur le territoire ougandais.
La délivrance du visa à l’arrivée en Ouganda (visa on arrival) a été suspendue depuis le 1er juillet 2021, dès lors tout passager doit obligatoirement arriver dans le pays avec l’accord du visa obtenu en ligne (e-visa) sur le site Uganda E-Immigration System.
Il est également possible d’obtenir un visa unique Kenya, Ouganda et Rwanda (East African Tourist Visa), au prix de 100 USD.
Les formalités de prorogation du visa de tourisme doivent être entreprises sur place auprès des services locaux d’immigration.
Pour plus d’informations, prendre l’attache de l’ambassade d’Ouganda à Paris.
Réglementation douanière
Franchises douanières pour les passagers de plus de 18 ans : 250 g de tabac, 1 litre de spiritueux, 1 litre de vin, 1 demi-litre de parfum/eau de toilette (dont au maximum 12,5 cl de parfum), effets personnels d’une valeur n’excédant pas 500 USD. Les chats et chiens ne sont autorisés que si un certificat de bonne santé a été octroyé par un vétérinaire, au plus tard 6 jours avant l’arrivée en Ouganda.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Ouganda (entrée et séjour), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
SantéVérifié
Avant le départ
Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions en matière de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Ces indications ne dispensent toutefois pas le voyageur d’une consultation chez son médecin traitant et/ou dans un centre de vaccinations internationales, suffisamment longtemps avant la date de départ pour permettre le rappel des vaccins si nécessaire.
Pour plus d'information, consulter la rubrique "La santé en voyage".
Frais d’hospitalisation et dépenses de santé
Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé, parfois très élevés à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (dont la chirurgie et l’hospitalisation) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place.
Recommandations pour la santé
Consulter si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) pour faire une évaluation de son état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations. Consulter éventuellement son dentiste avant le départ.
Constituer sa pharmacie personnelle en conséquence et n’emporter dans ses bagages que les médicaments strictement nécessaires ; ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Les médicaments doivent être dans leur emballage d’origine avec les étiquettes originales, accompagnés d’une ordonnance portant le nom des médicaments en dénomination commune internationale (DCI). Il est indispensable de vérifier que les médicaments concernés sont autorisés dans le pays visité : pour plus d’informations, consulter la fiche Informations pratiques.
Vaccinations
Les vaccins recommandés en France sont également indispensables lors d’un séjour à l’étranger : les maladies qu’ils préviennent circulent partout dans le monde, parfois même plus fréquemment qu’en France. Avant tout départ, le voyageur (adulte et enfant) doit donc d’abord s’assurer d’être à jour du calendrier vaccinal français, en particulier des vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche mais aussi contre la rougeole. Le carnet de vaccination peut être demandé à l’arrivée de certains pays.
Des vaccinations complémentaires peuvent être nécessaires :
- Fièvre jaune : la vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire (à pratiquer dans un centre agréé) ;
- Hépatite A : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Fièvre typhoïde : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Hépatite B : en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
- Méningite ACWY : en cas de séjour pendant la saison sèche (habituellement hiver et printemps) ou d’épidémie signalée ;
- Tuberculose : chez les enfants de moins de 15 ans en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
- Rage : notamment enfants en bas âge, séjour en milieu rural ou éloigné des villes principales, notamment pour les déplacements en brousse ;
- Chikungunya : en cas d’épidémie ou de séjour prolongé ;
- Dengue : en cas d’épidémie active ou de séjour prolongé en zone endémique ;
- Mpox : en cas d’exposition à risque.
Il est donc conseillé de consulter son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) suffisamment de temps avant le voyage.
Chikungunya
La chikungunya est une maladie virale transmise par l’intermédiaire de moustiques infectés. Cette maladie se manifeste par l’apparition de symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin ; le traitement est uniquement symptomatique. Les moyens de prévention reposent sur la vaccination et la protection contre les piqûres de moustiques. Il est conseillé avant le départ de se référer à son médecin traitant et/ou à un centre de vaccination internationale.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Dengue
La dengue est une maladie virale transmise par piqûres de moustiques. Les symptômes sont de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures, parfois éruption cutanée). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin. Il n’existe pas de traitement curatif. La prise en charge médicale repose uniquement sur le traitement des symptômes. Il faut impérativement éviter la prise d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination des voyageurs peut être indiquée dans certains cas. Il est conseillé de se référer, avant son départ, à son médecin traitant et /ou à un centre de vaccination internationale.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
Fièvre de la vallée du Rift (FVR)
La fièvre de la vallée du Rift est une maladie principalement animale due à un virus qui peut occasionnellement infecter les humains. La transmission résulte d’un contact direct ou indirect avec des fluides corporels d’animaux contaminés mais peut aussi être due à la piqûre de moustiques infectés. À ce jour, aucune transmission entre humains n’a été observée.
Chez l’humain la FVR est souvent asymptomatique ou bénigne et peut entrainer de la fièvre, une faiblesse générale et des douleurs articulaires. Dans de rares cas, des complications graves peuvent survenir (troubles oculaires, méningés ou hémorragiques). Il n’existe pas de traitement spécifique.
Il est recommandé de se protéger contre les piqûres de moustiques, de consommer uniquement des produits d’origine animale (viande, lait) bien cuits et d’éviter de manipuler les animaux malades ou morts.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Organisation mondiale de la Santé.
Une épidémie de fièvre de la vallée du Rift (fièvre hémorragique) a été déclarée dans le district de Mbarara en février 2023.
Fièvre Hémorragique de Crimée Congo
La Fièvre Hémorragique de Crimée Congo est une maladie virale potentiellement mortelle qui se transmet à l’humain soit par piqûres de tiques, soit par contact avec du sang ou des tissus d’animaux infectés. Le traitement est symptomatique et il n’existe pas de vaccin.
Les mesures de prévention associent la prévention des piqures d’insectes et de tiques (cf. ci-après) ainsi que l’éviction des contacts avec le bétail ou les animaux domestiques pouvant être infectés. En cas de symptômes ou de doute, consulter en urgence un médecin.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site Santé Publique France .
Fièvre jaune
Il s’agit d’une maladie virale transmise par piqûres de moustiques. Les symptômes sont variables, allant du syndrome pseudo-grippal (fièvre, frissons, douleurs musculaires, maux de tête…) à des formes plus graves (vomissements de sang, jaunisse, convulsions, coma…) qui sont mortelles dans 20 à 60 % des cas. Aucun traitement curatif n’existe à ce jour.
La prévention individuelle repose uniquement sur la vaccination et sur la protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination doit être réalisée dans un centre de vaccination international et de préférence au moins 10 jours avant le départ.
De nombreux pays exigent la vaccination à l’entrée du territoire. Le fait qu’un pays n’exige pas la vaccination contre la fièvre jaune ne signifie pas qu’il n’y a aucun risque de transmission de la maladie.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Une vigilance accrue est nécessaire, compte tenu de la recrudescence du nombre de cas de fièvre jaune.
Filariose lymphatique
La filariose lymphatique est une maladie parasitaire fréquente en Afrique et en Asie du Sud-Est, causée par des vers ronds et transmise par les piqûres de moustiques infectés. Ces vers adultes envahissent le système lymphatique, perturbant son fonctionnement et entraînant des symptômes tels que fièvre, gonflement des ganglions lymphatiques, douleurs et œdèmes chroniques pouvant évoluer en éléphantiasis. Les zones touchées (bras, jambes, organes génitaux) présentent un épaississement et durcissement de la peau. Cette maladie peut entraîner une invalidité permanente. La prévention repose sur la protection contre les piqures de moustiques.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Organisation mondiale de la Santé.
Paludisme
Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire transmise par piqûres de moustiques infectés. Les formes bénignes associent des symptômes de type grippal : fièvre, frissons, fatigue, maux de tête, courbatures, vomissements. Des formes graves potentiellement mortelles peuvent survenir d’emblée ou en l’absence de traitement (confusion, convulsions, difficultés à respirer, jaunisse, saignements anormaux). En cas de survenue de symptômes pendant un séjour à l’étranger ou dans les semaines qui suivent le retour, il est nécessaire de consulter rapidement un médecin.
La prévention du paludisme repose sur la protection contre les piqûres de moustiques et la prise d’un traitement préventif. Avant tout séjour en zone d’endémie, il est recommandé de consulter son médecin traitant ou un médecin spécialisé en médecine des voyages.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Le pays est classé en zone 3 et le risque est constant dès que l’on quitte Kampala.
Zika
Il s’agit d’une maladie due à un virus transmis principalement par piqûre de moustiques et dans certains cas par voie sexuelle. Les symptômes sont généralement absents ou modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées). La survenue de complications graves telle que des atteintes neurologiques (syndrome de Guillain Barré) et des microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus est attestée.
La prévention repose uniquement sur la protection contre les piqûres de moustiques.
Il est conseillé aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse de consulter au préalable un médecin avant tout déplacement dans une zone infectée. En cas de maintien du voyage, il est impératif de se protéger des piqûres de moustiques et d’appliquer les mesures adaptées contre la transmission sexuelle.
Consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
Bilharziose
La bilharziose ou schistosomiase est une maladie parasitaire fréquente causée par des vers plats. La transmission se fait par contact avec des eaux douces contaminées ou des larves du parasite pénètrent la peau. Leurs œufs sont ensuite excrétés par l’urine ou les selles, contaminant à nouveau l’environnement. Dans sa forme aiguë, la maladie peut provoquer des démangeaisons cutanées, de la fièvre, des douleurs musculaires et abdominales. Lorsqu’elle devient chronique, elle entraîne des complications plus graves de type urogénital (sang dans les urines) et/ou de type intestinal (diarrhée, douleurs abdominales). En l’absence de traitement, la bilharziose peut entrainer des lésions graves et invalidantes, un cancer de la vessie ou une atteinte hépatique, voire même le décès. Le traitement repose sur la prise d’un antiparasitaire, administré par voie orale. Il est recommandé de consulter un médecin au moindre signe évocateur. Pour prévenir cette maladie, il est essentiel d’éviter le contact avec des eaux suspectes.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Organisation mondiale de la Santé.
La bilharziose est une maladie chronique provoquée par des parasites, présente en Ouganda dans le lac Victoria notamment.
Choléra
Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer, par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et/ ou ingestion d’eau contaminée. Cette maladie, dite « des mains sales », se traduit par des troubles digestifs sévères (diarrhée liquide abondante, crampes abdominales, vomissements), un état de faiblesse générale et parfois de la fièvre.
La prévention repose sur la vaccination et le respect des règles d’hygiène alimentaire (se laver régulièrement les mains, ne consommer que de l’eau en bouteille, peler les fruits et légumes, manger de la nourriture cuite ; utilisation des installations sanitaires). Les personnes présentant les signes de la maladie doivent consulter un médecin en urgence.
Pour plus d’informations, consulter le site Santé publique France et le site du ministère de la Santé.
Il y a régulièrement des cas de choléra en Ouganda, notamment importés du Soudan du Sud. Le risque de contamination pour les voyageurs est relativement faible.
Maladie à virus Ebola
La maladie à virus Ebola (MVE) est une maladie qui peut être mortelle. Le virus se transmet à l’humain à partir des animaux sauvages et se propage ensuite dans les populations par transmission interhumaine.
La durée d’incubation varie de 2 à 21 jours. Tant que la maladie est asymptomatique, elle n’est pas contagieuse. Les premiers symptômes peuvent apparaître brutalement et peuvent associer une fatigue, de la fièvre, des douleurs musculaires, des céphalées et un mal de gorge. Ils sont suivis de vomissements, de diarrhées, d’une éruption cutanée, et dans certains cas, d’hémorragies internes et externes (saignement des gencives, sang dans les selles etc). En cas de symptômes, il convient de consulter immédiatement un médecin pour bénéficier d’un traitement spécialisé. Il est fortement recommandé de suivre les consignes de prévention ci-dessous :
- Ne pas consommer ni manipuler de viande de brousse ;
- Se laver les mains fréquemment au savon ou avec les solutions de lavage hydro-alcooliques ;
- Éviter tous contacts avec les secrétions des malades ayant une forte fièvre, des troubles digestifs, ou des hémorragies extériorisées par la bouche, le nez, ou les selles ;
- Éviter les rites funéraires au cours desquels les parents et amis du défunt sont en contact direct avec la dépouille.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Il est aussi recommandé de se tenir régulièrement informé de l’évolution de l’épidémie en consultant les comptes Twitter du ministère ougandais de la Santé (@MinofHealthUG) et du bureau local de l’OMS (@WHOUganda).
Fièvre typhoïde
La fièvre typhoïde est une maladie infectieuse causée par des bactéries présentes dans l’eau contaminée par des matières fécales d’origine humaine. L’infection résulte le plus souvent de l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, ou d’une transmission directe de personne à personne. Les symptômes surviennent en moyenne 3 semaines après la contamination et associent fièvre, maux de tête, perte d’appétit, douleurs abdominales avec diarrhée ou constipation, fatigue et parfois, éruption cutanée. Dans les formes plus graves, la fièvre typhoïde peut être fatale en l’absence de traitement.
Les mesures de prévention reposent sur les règles élémentaires d’hygiène générale vis-à-vis de l’eau, des aliments et du lavage des mains ainsi que sur la vaccination.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur.
Hépatite A
L’hépatite A est une maladie virale du foie provoquée par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés. La prévention repose sur la vaccination et le respect de règles d’hygiène alimentaire.
Maladie à virus de Marburg
La MVM est une fièvre hémorragique due à un virus transmis par la chauve-souris (déjections, salive) ou par contact direct avec les liquides corporels (sang, salive, vomissures…) de personnes infectées, ou indirect par des surfaces ou des objets contaminés. Les symptômes associent une forte fièvre, des maux de tête intenses, des vomissements et diarrhées. La maladie peut être mortelle. Il n’existe ni traitement spécifique ni vaccin. Les mesures de prévention sont essentielles :
- Ne pas consommer ni manipuler de viande de brousse ;
- Se laver les mains fréquemment au savon ou avec les solutions de lavage hydro-alcooliques ;
- Éviter tout contact avec les secrétions des malades ayant une forte fièvre, des troubles digestifs, ou des hémorragies extériorisées par la bouche, le nez, ou les selles ;
- Éviter les rites funéraires au cours desquels les parents et amis du défunt sont en contact direct avec la dépouille.
Pour plus d’informations consulter le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
Plusieurs cas de fièvre de Marburg, parfois mortels, ont été identifiés au cours de ces dernières années.
Le ministère de la Santé publique local invite à signaler tout cas suspect au 0800100066.
Méningites à méningocoques
Il s’agit d’une infection très grave voire mortelle due à une famille de bactérie appelé méningocoques, qui atteint les enveloppes du système nerveux. La transmission entre individus se fait par l’intermédiaire de gouttelettes et sécrétions respiratoires, lors d’un contact prolongé. Des épidémies régulières sont observées en Afrique sub-saharienne notamment pendant la saison sèche (de novembre à juin). Les symptômes associent fièvre, maux de tête et du cou intenses, vomissements, léthargie, voire troubles de la conscience et coma. L’apparition de taches rouges sur la peau (purpura) d’extension rapide constitue un signe de gravité imposant une prise en charge médicale immédiate. La prévention repose sur la vaccination contre le méningocoque (sérotypes A, C, Y, W135). Il est recommandé de consulter un médecin ou un centre de vaccinations internationales avant tout voyage.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé.
MPOX
Le mpox (anciennement variole du singe) est une maladie virale qui se transmet par contact rapproché avec une personne infectée via notamment des lésions cutanées, des fluides corporels, des objets contaminés ou encore des gouttelettes respiratoires (postillons). La maladie est caractérisée le plus souvent par l’association de fièvre, de courbatures et d’une éruption cutanée. Des formes graves voire mortelles sont possibles, notamment chez les enfants, les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées.
Avant le départ en zone endémique, la vaccination peut être indiquée pour les voyageurs les plus à risques. L’application des mesures de prévention est essentielle : hygiène des mains, évitement de contacts physiques rapprochés avec des personnes infectées ou susceptibles de l’être, absence de contact avec des animaux malades ou des objets potentiellement contaminés. En cas de contact à risque, il est recommandé de consulter un médecin.
Pour plus d’informations, consulter le site Santé publique France, le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la santé.
Rage
La rage est une maladie virale mortelle affectant le système nerveux et présent dans la salive des animaux infectés, tels que chiens, chats, chauves-souris et autres mammifères sauvages. Le virus se transmet par morsure, griffure ou contact de la salive avec une peau lésée ou une muqueuse. L’évolution est rapide avec l’apparition de fièvre, maux de tête, anxiété puis de troubles neurologiques (coma). La rage est presque toujours mortelle une fois les symptômes déclarés. Il est recommandé d’éviter tout contact avec des animaux suspects domestiques ou sauvages. La vaccination préventive contre la rage avant un séjour en zone exposée peut être indiquée en fonction du type de voyage et en particulier chez les jeunes enfants dès qu’ils marchent. Il est conseillé de demander conseil à un médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
En cas d’exposition à risque, consulter immédiatement un médecin même si la vaccination est bien à jour.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires et le site de l'Institut Pasteur.
La rage est toujours présente sur le territoire, et particulièrement pour les personnes s’aventurant en brousse.
Tuberculose
La tuberculose est une maladie infectieuse causée par une bactérie, transmise par voie aérienne. Elle touche principalement les poumons, mais peut aussi affecter d’autres organes. La maladie peut être latente ou active, avec des symptômes comme une toux prolongée, de la fièvre, des sueurs nocturnes et une perte de poids. Le traitement associe plusieurs antibiotiques pendant plusieurs mois La prévention repose sur la vaccination par le BCG, la détection précoce et le traitement complet des malades.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur et le site de l'Organisation mondiale de la Santé.
La tuberculose est présente de manière chronique dans le pays.
Mesures générales de prévention des piqûres de moustiques
- Porter des vêtements longs et couvrants ;
- Appliquer des produits répulsifs cutanés sur les zones découvertes du corps ;
- Protéger son logement (moustiquaires imprégnées d’insecticide, diffuseurs électriques, serpentins à l’extérieur, climatisation, etc.) ;
- Détruire les sites potentiels de reproduction des moustiques (récipients d’eau stagnante comme les soucoupes sous les pots de fleurs, les gouttières, les pneus, etc.).
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé et le site de l'Assurance Maladie.
Règles d'hygiène alimentaire
- Se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon ou des solutions de lavage hydroalcooliques, surtout avant et après les repas et le passage aux toilettes ;
- Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
- Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
- Peler les fruits et légumes ou les laver soigneusement (à l’eau saine) ;
- Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
- Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant).
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
Infections sexuellement transmissibles (IST)
Il est recommandé d’éviter les comportements sexuels à risque et de prendre toutes les précautions d’usage. En cas d’exposition à un risque, il est recommandé de consulter au plus tôt un professionnel de santé.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
Prévention des risques généraux
- Déplacements et route : privilégier les transports fiables, éviter la conduite de nuit, porter la ceinture/casque, se méfier des deux-roues et des conditions locales de circulation.
- Baignade et milieu aquatique : se baigner dans des zones surveillées, se renseigner sur les courants, éviter l’alcool avant baignade, sortir de l’eau en cas de fatigue ou de conditions locales défavorables.
- Animaux : se tenir à distance des cadavres d’animaux et de leurs déjections ; ne pas toucher ni nourrir les animaux, même familiers. En cas de morsure/griffure/léchage sur peau lésée, laver immédiatement à l’eau et au savon et consulter en urgence.
- Eaux douces et sols humides : éviter de marcher pieds nus ou de se baigner dans les eaux stagnantes ou douteuses ; porter des chaussures adaptées.
- Envenimations (serpents, scorpions, araignées, méduses) : ne pas manipuler d’animaux ou leurs cadavres, porter chaussures fermées et vêtements couvrants, vérifier vêtements/chaussures ; en cas de piqûre ou morsure, immobiliser, nettoyer et consulter rapidement.
- Climat et environnement : se protéger de la chaleur (hydratation, éviter les heures chaudes), du soleil (vêtements, protection solaire), et du froid ou de l’altitude selon la destination.
- Exposition à des substances toxiques ou environnementales : se protéger de l’exposition à la pollution et aux produits chimiques environnementaux.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Ouganda (santé), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Ambassade, consulats et urgencesVérifié
Retrouvez dans cette rubrique des informations de contact relatives aux administrations, services et organismes locaux.
Police Secours/pompiers/ambulance : 999, +256 414 342 222 ou +256 414 342 223
Police Centrale : +256 414 254 561 ou +256 414 254 562
Hôpitaux :
- Nsambya Hospital : +256 414 267 012 (conseillé en cas de fracture, plaie, morsure).
- Kololo Hospital : +256 414 231 935 ou +256 414 242 435 (clinique privée accueillant les cas urgents)
- Mulago Hospital : +256 414 554 009 (neurochirurgie) (recommandé pour la neurochirurgie en cas de traumatisme crânien grave)
- The Surgery : Dr Stockley : +256 414 256 003 et +256 752 756 003
- Kampala International Hospital : Dr Ian Clarke : +256 414 344 373 / +256 414 344 374
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Ouganda (contacts utiles), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.