Voyage Malin

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Voyager au Mozambique

Cette page reprend les fiches « Sécurité », « Entrée / séjour » et « Santé » du ministère français (mise à jour le 15 septembre 2026). Elles font foi : relisez-les juste avant de partir.

Sécurité et conseils officielsVérifié

Zones de vigilance

Dernière actualisation le 11/03/2026, information toujours valable à la date du jour

Zones formellement déconseillées (en rouge sur la carte) L’extrême nord du pays connait, depuis octobre 2017, un grand nombre d’attaques terroristes, d’inspiration islamiste, revendiquées par l’Etat Islamique au Mozambique. Des opérations militaires sont menées sur une large portion du territoire du Cabo Delgado. En dépit des offensives des forces de l’ordre mozambicaines et des forces armées du Rwanda, des groupes restent actifs, se déplaçant régulièrement et changeant régulièrement de mode opératoire.
Plusieurs attaques visent autant les symboles de l’État (bâtiments publics, forces de sécurité) que les populations civiles (massacres, pillages, kidnappings…). Mais leurs actions concernent également les axes principaux de jour comme de nuit, et la zone de cabotage maritime.
Par conséquent, il est formellement déconseillé de se rendre dans l’ensemble de la province du Cabo Delgado, y compris son chef-lieu Pemba, ainsi que dans le tiers Est de la province du Niassa et le long de la frontière avec la Tanzanie, jusqu’au Malawi. Il est également formellement déconseillé de séjourner dans les îles au large de ces districts (Ibo et Quirimbas).
Dans la province de Nampula, il est formellement déconseillé de se rendre dans les districts de Memba, Errâti, Mecuburi, Lalaua et Nacaroa ainsi que la partie nord des districts de Nampula, Monapo, Meconta et Nacala, et la partie sud de Muecate.

Zones déconseillées sauf raison impérative (en orange sur la carte)

Des incursions djihadistes ont eu lieu dans les provinces limitrophes de Niassa et de Nampula.

Sont déconseillés sauf raison impérative :

En cas de déplacement pour raison impérative, il convient de prendre des mesures de sécurité adaptées à ce type de menace.

Zone de vigilance renforcée (en jaune sur la carte)

En dehors des zones mentionnées ci-dessus, le reste du pays est en vigilance renforcée.

Dans les parcs et réserves naturelles, des accidents peuvent survenir en raison de la présence d’animaux dangereux. Les risques routiers (comportements imprudents de certains automobilistes, état du réseau routier dégradé en dehors des grandes villes) sont d’autant plus importants que les services de secours ne sont pas en capacité d’intervenir rapidement. Les services de santé, insuffisamment présents sur l’ensemble du territoire et peu développés, ont une capacité de prise en charge limitée.

Terrorisme

Le risque terroriste et d’enlèvement au Mozambique est élevé dans le nord-est du pays. Depuis octobre 2017, de nombreuses attaques de nature terroriste, menées par le mouvement armé djihadiste « Etat islamique au Mozambique », ont lieu dans la province de Cabo Delgado. Après les opérations de grande ampleur menées en 2021, notamment contre les villes de Mocimboa da Praia et de Palma, et la poursuite depuis lors des actions terroristes dans plusieurs zones de la province du Cabo Delgado et du nord de Nampula, la situation sécuritaire reste dégradée. Ces violences se sont étendues sporadiquement aux provinces voisines de Niassa et de Nampula.

Délinquance de droit commun

En raison de la dégradation de la situation économique, les agressions et les vols à main armée, de jour comme de nuit, ainsi que les cambriolages, sont en nette augmentation à Maputo depuis 2025, en particulier dans le centre-ville et dans les quartiers fréquentés par la communauté internationale. Les principaux centres urbains du pays sont également concernés par cette hausse de la délinquance. Il est recommandé de ne pas se déplacer sur la voie publique avec des objets ou bijoux de valeurs, comme d’être attentif à l’utilisation de son téléphone portable.

La pratique des enlèvements contre rançon est récurrente à Maputo et dans les principaux centres urbains (notamment à Beira). À ce stade, les étrangers résidant au Mozambique et les touristes ne sont pas visés, mais le risque d’être victime de ce type de crime ne peut pas être écarté. Il est recommandé aux Français de signaler à l’ambassade de France tout incident ou toute menace dont eux ou leurs proches pourraient faire l’objet au Mozambique (appels anonymes, SMS, courriels). Des mesures de précaution (variation des itinéraires, renforcement de la protection personnelle, communication des déplacements à des proches) sont recommandées.

Risque routier

Les accidents graves de la circulation, dus au mauvais état du réseau routier, à l’imprudence des conducteurs, au manque d’entretien de certains véhicules ou à la traversée d’animaux domestiques ou sauvages, sont nombreux. Les dépassements sont souvent dangereux, en raison du non-respect de la distance de sécurité, d’un usage rare des clignotants et des risques inconsidérés pris par les automobilistes (dépassements malgré la présence de véhicules en face, forçant les autres automobilistes à rouler sur la bande d’arrêt d’urgence). Pour rappel, la conduite est à gauche au Mozambique.

La conduite de nuit est à éviter absolument en dehors des agglomérations (nombreux piétons et animaux traversant la route). Pour voyager en toute sécurité, il est recommandé de ne pas envisager d’étapes de plus de 500 km en une seule journée, de manière à arriver à destination avant la tombée de la nuit. De juin à août, la nuit tombe vers 17h30. Il est également conseillé d’éviter d’emprunter les « chapas », transports collectifs privés, tant pour le mauvais état des véhicules que pour la conduite dangereuse de leurs chauffeurs.

La présence de nombreux camions non bâchés transportant des matériaux de construction entraîne un risque important d’impact ou de fissure sur le pare-brise des véhicules. Il est conseillé de garder ses distances par rapport aux poids lourds et autres véhicules, en particulier sur les routes jonchées de petites pierres ou en travaux.

La pratique du vélo sur les routes du Mozambique, hors agglomérations, est fortement déconseillée sur tout type de route.

Piraterie maritime

Les attaques de pirates sont un phénomène rare dans le canal du Mozambique. Plusieurs cas ont toutefois été recensés à l’encontre de voiliers. Il est recommandé à tous les bateaux de se conformer aux « Best Management Practices » et de s’enregistrer auprès du Centre de sécurité maritime de l’océan Indien (MSCIO) d’EUNAVFOR.

La navigation vers l’océan Indien en général demeure dangereuse, notamment à cause d’actes ponctuels de piraterie. Il est recommandé de signaler tout projet de déplacement par voie maritime dans la région et de rejoindre la coopération maritime volontaire en transmettant sa position et ses intentions à :

État-major ALINDIEN COMFOR EAU : par téléphone +971 74 265 21 265 ou par courriel à alindien-comfor-eau-marsec.contact.fct@intradef.gouv.fr ou alindien-marsec.operateur.fct@def.gouv.fr

Voir également la fiche thématique Piraterie maritime de ce site.

Par ailleurs, les archipels de Quirimba (Ibo) et au large de Palma (province du Cabo Delgado) ont fait l’objet de plusieurs attaques meurtrières et provoqué la fuite de dizaines de milliers d’habitants (cf. risque terroriste).

Risques naturels

La saison cyclonique court généralement du mois de décembre à mars au Mozambique et concerne toute la côte. Pendant cette période, les inondations sont fréquentes dans les vallées des principaux fleuves, le Zambèze, le Save et le Limpopo notamment. Il convient de se tenir informé de la situation et de suivre les recommandations de la fiche risque climatique. Il est également conseillé de s’informer des conditions météorologiques sur l’ensemble du territoire auprès de l’Agence nationale de météorologie (en portugais).

Recommandations générales

Il est recommandé de :

Baignade en mer

La baignade n’est en général pas surveillée au Mozambique, alors qu’elle est souvent dangereuse (courants forts, vagues en rouleaux). Il est conseillé aux baigneurs de rester le plus près possible des côtes. Des attaques de requins peuvent se produire exceptionnellement.

Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Mozambique (sécurité), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)

Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.

Entrée et séjourVérifié

Passeport

Le passeport doit être valide 6 mois au-delà de la date de fin de séjour et disposer d’au moins 2 pages vierges à la demande des autorités mozambicaines. Les autorités mozambicaines sont intransigeantes sur ce point.

1- touristiques et affaires

Pour les courts séjours, touristiques et affaires (réunion/conférence/stage..), de moins 30 jours au maximum au Mozambique, il est fait obligation de solliciter une autorisation en ligne via le portail evisa.gov.mz, choisir « visa de turismo » ou « visto de negócio » (« tourist Visa » ou « Business Visa » en anglais). Cette démarche est à initier entre 5 à 7 jours avant le voyage, son accusé de réception peut être demandé à l’embarquement par les compagnies aériennes.

Les justificatifs (photo d’identité, copie du passeport, billet d’avion A/R, moyen de subsistance, réservations hôtelières, lettre d’invitation professionnelle..) doivent être scannés et apportés à l’appui de la procedure. Attention, les réservations hôtelières doivent être payées.

Le paiement d’environ 40 € (frais de visa de 650 MZN + frais de service de 2400 MZN) peut être effectué directement à travers le site. Bien garder le justificatif qui sera demandé au comptoir de l’immigration.

Cette démarche (octroi d’un tampon d’entrée apposé sur le passeport) est finalisée à l’arrivée, au comptoir de l’Immigration. Outre l’autorisation evisa, les voyageurs français doivent être en possession des mêmes justificatifs que ceux précédemment mentionnés et présentés à l’immigration.

Dans l’hypothèse où la procédure ne pourrait être menée à son terme, la délivrance du visa pourra être effectuée directement au point d’entrée aéroportuaire sous réserve de justifier de son incapacité à obtenir l’autorisation attendue.

2 – Visiteurs (visites familiales ou proches) « visto visitantes » :

Pour les visites à des proches, un visa visiteur doit être demandé avant le départ à l’ambassade mozambicaine compétente pour votre pays de résidence. Conformément au Décret n° 108 du 31.12.2014, Art. 15, le visité devra présenter au SENAMI un courrier (« Boletim de alojamento ») par lequel il reconnaît héberger son visiteur, comportant :

et assurer ses conditions de séjour ainsi que les dépenses de rapatriement en cas de nécessité. (O termo de responsabilidade referido no presente artigo incluirá, obrigatoriamente, o compromisso de assegurar as condições de estadia em território nacional, bem como as despesas de repatriamento, se necessário.)

Il devra également informer le Service national de l’immigration – SENAMI - (ou « la police ou l’administration locale » en l’absence d’une entité du SENAMI - Art 38 du Décret) de la présence de son visiteur dans un délai maximum de 5 jours (bien garder une copie de la démarche, idéalement avec accusé-réception par l’autorité réceptrice). Tout retard à cette déclaration entraîne une amende de 1.000 MZN par jour. Celle-ci peut être majorée de 50% dans certains cas.

3 - Voyageurs résidant dans un pays sans représentation diplomatique ou consulaire mozambicaine

(Art. 21 du Décret n° 108 du 31.12.2014, Art. 28 de la loi 23 du 29.12.2022)

Un visa (visiteur) peut être délivré aux frontières au ressortissant étranger résidant d’un pays où il n’existe pas de représentation diplomatique ou consulaire de la République du Mozambique.

Validité :

4 - Pour tout autre motif de séjour, un visa doit être sollicité auprès de :

Ambassade du Mozambique à Paris 82, rue Laugier 75017 Paris Tél. : +33 1 47 64 91 32 ou l’ambassade mozambicaine compétente pour votre pays de résidence.

5 – Prolongation de séjour (sauf voyageur du paragraphe 3)

Si « pour une raison valable » le voyageur souhaite prolonger son séjour, la demande doit être sollicitée à travers la plateforme internet dédiée ou auprès de la direction régionale des services de migration où il réside, contre paiement.

Si le visa doit expirer pendant le séjour, il conviendra de le faire proroger dans le consulat mozambicain le plus proche (Mbabane en Eswatini ou Nelspruit en Afrique du Sud), sous peine d’une amende de 50 dollars américains par jour de séjour irrégulier.

Les postes frontières terrestres sont en général ouverts de 6h à 18h. Celui de Ressano Garcia (frontière avec l’Afrique du Sud) est ouvert de 6h à 24h. Ceux de Namaacha et Goba (frontière avec l’Eswatini) le sont de 6h à 20h. Le poste de Ressano Garcia connaît régulièrement des pics d’affluence entraînant une attente de parfois plusieurs heures.

6 - Contacts du SENAMI :

Dernière actualisation le 11/03/2026, information toujours valable à la date du jour

Passeports officiels – diplomatique et service

Depuis l’entrée en vigueur en 2024 de l’accord d’exemption de visa, les titulaires de passeport diplomatique sont exemptés de visa de court séjour. Le visa de long séjour reste exigible et doit être sollicité auprès de la représentation diplomatique ou consulaire compétente.

Pour les détenteurs de passeports de service, le visa (court et long séjour) demeure obligatoire et doit être demandé auprès de la représentation diplomatique ou consulaire mozambicaine compétente selon la résidence du titulaire. La procédure d’evisa n’est pas valable pour les passeports de service, le visa ne peut pas non plus être obtenu à la frontière.

Réglementation douanière

Les voyageurs peuvent entrer librement sur le territoire mozambicain avec les biens suivants :

Les autres articles et biens doivent être déclarés. Les narcotiques et le matériel pornographique sont interdits. Le transport d’armes nécessite une licence spéciale.

Les voyageurs se rendant au Mozambique doivent obtenir à la frontière une licence d’importation temporaire de leur véhicule, à conserver tout au long de leur séjour.

Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Mozambique (entrée et séjour), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)

Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.

SantéVérifié

Avant le départ

Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions en matière de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Ces indications ne dispensent toutefois pas le voyageur d’une consultation chez son médecin traitant et/ou dans un centre de vaccinations internationales, suffisamment longtemps avant la date de départ pour permettre le rappel des vaccins si nécessaire.

Pour plus d'information, consulter la rubrique "La santé en voyage".

Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé, parfois très élevés à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (dont la chirurgie et l’hospitalisation) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place.

Les infrastructures de santé du pays sont très pauvres, surtout en province, et les médecins sont peu nombreux. Toute intervention médicale sérieuse doit, si possible, être réalisée à l’étranger (l’Afrique du Sud est la destination conseillée la plus proche).

À Maputo, les principales structures hospitalières sont :

Recommandations pour la santé

Consulter si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) pour faire une évaluation de son état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations. Consulter éventuellement son dentiste avant le départ.

Constituer sa pharmacie personnelle en conséquence et n’emporter dans ses bagages que les médicaments strictement nécessaires ; ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Les médicaments doivent être dans leur emballage d’origine avec les étiquettes originales, accompagnés d’une ordonnance portant le nom des médicaments en dénomination commune internationale (DCI). Il est indispensable de vérifier que les médicaments concernés sont autorisés dans le pays visité : pour plus d’informations, consulter la fiche Informations pratiques.

Vaccinations

Les vaccins recommandés en France sont également indispensables lors d’un séjour à l’étranger : les maladies qu’ils préviennent circulent partout dans le monde, parfois même plus fréquemment qu’en France. Avant tout départ, le voyageur (adulte et enfant) doit donc d’abord s’assurer d’être à jour du calendrier vaccinal français, en particulier des vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche mais aussi contre la rougeole. Le carnet de vaccination peut être demandé à l’arrivée de certains pays.

Voyager avec son carnet de vaccinations, qui peut être demandé et contrôlé lors du passage de la frontière à l’aéroport.

Des vaccinations complémentaires peuvent être nécessaires :

Il est donc conseillé de consulter son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) suffisamment de temps avant le voyage.

Chikungunya

La chikungunya est une maladie virale transmise par l’intermédiaire de moustiques infectés. Cette maladie se manifeste par l’apparition de symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin ; le traitement est uniquement symptomatique. Les moyens de prévention reposent sur la vaccination et la protection contre les piqûres de moustiques. Il est conseillé avant le départ de se référer à son médecin traitant et/ou à un centre de vaccination internationale.

Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.

Dengue

La dengue est une maladie virale transmise par piqûres de moustiques. Les symptômes sont de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures, parfois éruption cutanée). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin. Il n’existe pas de traitement curatif. La prise en charge médicale repose uniquement sur le traitement des symptômes. Il faut impérativement éviter la prise d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination des voyageurs peut être indiquée dans certains cas. Il est conseillé de se référer, avant son départ, à son médecin traitant et /ou à un centre de vaccination internationale.

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.

Fièvre jaune

Il s’agit d’une maladie virale transmise par piqûres de moustiques. Les symptômes sont variables, allant du syndrome pseudo-grippal (fièvre, frissons, douleurs musculaires, maux de tête…) à des formes plus graves (vomissements de sang, jaunisse, convulsions, coma…) qui sont mortelles dans 20 à 60 % des cas. Aucun traitement curatif n’existe à ce jour.

La prévention individuelle repose uniquement sur la vaccination et sur la protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination doit être réalisée dans un centre de vaccination international et de préférence au moins 10 jours avant le départ.

De nombreux pays exigent la vaccination à l’entrée du territoire. Le fait qu’un pays n’exige pas la vaccination contre la fièvre jaune ne signifie pas qu’il n’y a aucun risque de transmission de la maladie.

Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.

Paludisme

Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire transmise par piqûres de moustiques infectés. Les formes bénignes associent des symptômes de type grippal : fièvre, frissons, fatigue, maux de tête, courbatures, vomissements. Des formes graves potentiellement mortelles peuvent survenir d’emblée ou en l’absence de traitement (confusion, convulsions, difficultés à respirer, jaunisse, saignements anormaux). En cas de survenue de symptômes pendant un séjour à l’étranger ou dans les semaines qui suivent le retour, il est nécessaire de consulter rapidement un médecin.

La prévention du paludisme repose sur la protection contre les piqûres de moustiques et la prise d’un traitement préventif. Avant tout séjour en zone d’endémie, il est recommandé de consulter son médecin traitant ou un médecin spécialisé en médecine des voyages.

Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.

Zika

Il s’agit d’une maladie due à un virus transmis principalement par piqûre de moustiques et dans certains cas par voie sexuelle. Les symptômes sont généralement absents ou modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées). La survenue de complications graves telle que des atteintes neurologiques (syndrome de Guillain Barré) et des microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus est attestée.

La prévention repose uniquement sur la protection contre les piqûres de moustiques.

Il est conseillé aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse de consulter au préalable un médecin avant tout déplacement dans une zone infectée. En cas de maintien du voyage, il est impératif de se protéger des piqûres de moustiques et d’appliquer les mesures adaptées contre la transmission sexuelle.

Consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.

Choléra

Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer, par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et/ ou ingestion d’eau contaminée. Cette maladie, dite « des mains sales », se traduit par des troubles digestifs sévères (diarrhée liquide abondante, crampes abdominales, vomissements), un état de faiblesse générale et parfois de la fièvre.

La prévention repose sur la vaccination et le respect des règles d’hygiène alimentaire (se laver régulièrement les mains, ne consommer que de l’eau en bouteille, peler les fruits et légumes, manger de la nourriture cuite ; utilisation des installations sanitaires). Les personnes présentant les signes de la maladie doivent consulter un médecin en urgence.

Pour plus d’informations, consulter le site Santé publique France et le site du ministère de la Santé.

Il existe un risque de contamination dans les banlieues et les régions les plus défavorisées et isolées, avec des poussées cycliques en particulier dans la province de Sofala (Beira), de Maputo et à Nampula. Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer, par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et ingestion d’eau contaminée.

Fièvre typhoïde

La fièvre typhoïde est une maladie infectieuse causée par des bactéries présentes dans l’eau contaminée par des matières fécales d’origine humaine. L’infection résulte le plus souvent de l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, ou d’une transmission directe de personne à personne. Les symptômes surviennent en moyenne 3 semaines après la contamination et associent fièvre, maux de tête, perte d’appétit, douleurs abdominales avec diarrhée ou constipation, fatigue et parfois, éruption cutanée. Dans les formes plus graves, la fièvre typhoïde peut être fatale en l’absence de traitement.

Les mesures de prévention reposent sur les règles élémentaires d’hygiène générale vis-à-vis de l’eau, des aliments et du lavage des mains ainsi que sur la vaccination.

Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur.

Hépatite A

L’hépatite A est une maladie virale du foie provoquée par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés. La prévention repose sur la vaccination et le respect de règles d’hygiène alimentaire.

MPOX

Le mpox (anciennement variole du singe) est une maladie virale qui se transmet par contact rapproché avec une personne infectée via notamment des lésions cutanées, des fluides corporels, des objets contaminés ou encore des gouttelettes respiratoires (postillons). La maladie est caractérisée le plus souvent par l’association de fièvre, de courbatures et d’une éruption cutanée. Des formes graves voire mortelles sont possibles, notamment chez les enfants, les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées.

Avant le départ en zone endémique, la vaccination peut être indiquée pour les voyageurs les plus à risques. L’application des mesures de prévention est essentielle : hygiène des mains, évitement de contacts physiques rapprochés avec des personnes infectées ou susceptibles de l’être, absence de contact avec des animaux malades ou des objets potentiellement contaminés. En cas de contact à risque, il est recommandé de consulter un médecin.

Pour plus d’informations, consulter le site Santé publique France, le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la santé.

Poliomyélite

La poliomyélite est une maladie très contagieuse due à un virus, transmis principalement par l’intermédiaire d’eau souillée et d’aliments contaminés par les selles. Après une incubation de quelques jours, l’infection est souvent bénigne voire asymptomatique mais dans de rares cas, elle peut entraîner une paralysie aiguë parfois irréversible, notamment des membres inférieurs. La paralysie des muscles respiratoires peut être mortelle. Il n’existe pas de traitement curatif et seulement des soins symptomatiques. La prévention repose sur la vaccination.

Pour plus d’informations, consulter le site de l'Organisation mondiale de la Santé et le site de l'Institut Pasteur.

Il est fortement recommandé d’être à jour de sa vaccination et de consulter son médecin traitant ou un centre de vaccination internationale avant le départ. L’Organisation mondiale de la Santé recommande aux voyageurs souhaitant se rendre dans ce pays de disposer d’un certificat de vaccination contre la poliomyélite datant de moins de 12 mois (à inscrire sur un certificat de vaccination internationale).

Rage

La rage est une maladie virale mortelle affectant le système nerveux et présent dans la salive des animaux infectés, tels que chiens, chats, chauves-souris et autres mammifères sauvages. Le virus se transmet par morsure, griffure ou contact de la salive avec une peau lésée ou une muqueuse. L’évolution est rapide avec l’apparition de fièvre, maux de tête, anxiété puis de troubles neurologiques (coma). La rage est presque toujours mortelle une fois les symptômes déclarés. Il est recommandé d’éviter tout contact avec des animaux suspects domestiques ou sauvages. La vaccination préventive contre la rage avant un séjour en zone exposée peut être indiquée en fonction du type de voyage et en particulier chez les jeunes enfants dès qu’ils marchent. Il est conseillé de demander conseil à un médecin ou à un centre de vaccinations internationales.

En cas d’exposition à risque, consulter immédiatement un médecin même si la vaccination est bien à jour.

Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires et le site de l'Institut Pasteur.

Tuberculose

La tuberculose est une maladie infectieuse causée par une bactérie, transmise par voie aérienne. Elle touche principalement les poumons, mais peut aussi affecter d’autres organes. La maladie peut être latente ou active, avec des symptômes comme une toux prolongée, de la fièvre, des sueurs nocturnes et une perte de poids. Le traitement associe plusieurs antibiotiques pendant plusieurs mois La prévention repose sur la vaccination par le BCG, la détection précoce et le traitement complet des malades.

Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur et le site de l'Organisation mondiale de la Santé.

Mesures générales de prévention des piqûres de moustiques

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé et le site de l'Assurance Maladie.

Règles d'hygiène alimentaire

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.

Infections sexuellement transmissibles (IST)

Il est recommandé d’éviter les comportements sexuels à risque et de prendre toutes les précautions d’usage. En cas d’exposition à un risque, il est recommandé de consulter au plus tôt un professionnel de santé.

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.

Prévention des risques généraux

Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Mozambique (santé), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)

Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.