Voyage Malin

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Voyager en Mauritanie

Cette page reprend les fiches « Sécurité », « Entrée / séjour » et « Santé » du ministère français (mise à jour le 28 septembre 2026). Elles font foi : relisez-les juste avant de partir.

Sécurité et conseils officielsVérifié

Zones de vigilance

Dernière actualisation le 11/03/2026, information toujours valable à la date du jour

La situation au Sahel et en particulier au Mali voisin expose la Mauritanie à des risques d’infiltration de groupes terroristes, susceptibles de mener des actions (enlèvement, attentat) contre les intérêts et les ressortissants français. Dans ce contexte, il est rappelé qu’il convient de maintenir la plus grande vigilance.

Zones formellement déconseillées (zone rouge) Compte-tenu de la situation sécuritaire dégradée au Mali voisin, il est formellement déconseillé de s’approcher des frontières de ce pays.
Il est formellement déconseillé de se rendre dans les zones situées :
• au nord de la ville de Zouérate ;
• à l’est d’une ligne Ghallaouia – Akhrejit ;
• au nord-est d’une ligne Zouérate – Ghallaouia ;
• au sud-est d’une ligne Akhrejit – Kankossa ;
• dans la bande frontalière avec le Mali.
Dans la partie nord-est du pays, aux confins des frontières malienne, algérienne et avec le Sahara occidental, l’existence d’activités illicites (passage à travers le territoire mauritanien de trafiquants armés, orpaillage illégal), ainsi que le risque d’infiltration de groupes terroristes, ont amené les autorités mauritaniennes à déclarer une « zone militaire ». Ce territoire est délimité à l’est et au nord par les frontières, à l’ouest par le 10ème méridien et au sud par la latitude 18°40’. Selon les termes du ministère mauritanien de la défense, « tout individu circulant ou transitant dans cette partie du territoire national serait traité comme cible militaire » (communiqué du 12 juillet 2017). Une autorisation expresse de l’état-major ou du gouverneur de la région est requise pour y accéder (voir l’onglet Entrée/séjour).

Zones déconseillées sauf raison impérative (zone orange)

La zone frontalière de Nouadhibou jusqu’à Zouerate est déconseillée sauf raison impérative, à l’exception du poste frontière PK55. Il convient de ne pas quitter la piste sur cet itinéraire.

Il est déconseillé sauf raison impérative de se rendre :

Zones de vigilance renforcée (zone jaune)

Le reste du territoire est en vigilance renforcée.

Franchissement du PK55 : sur la piste traversant le « no man’s land » séparant le Sahara occidental de la Mauritanie, la circulation dans les deux sens est libre depuis le 1er janvier 2000, sous réserve d’accomplir les formalités de passage (de 8h à 18h) : les autorités mauritaniennes délivrent des visas au niveau de la frontière (voir l'onglet Entrée/Séjour) Les abords de cette piste sont minés, il est impératif de ne pas s’en écarter.

Une conduite prudente est indispensable. Les déplacements de nuit sont dangereux. Les régions qui ne sont pas desservies par des routes goudronnées, comme le site touristique du Banc d’Arguin, justifient un déplacement à deux véhicules et le recours à des guides expérimentés.

Terrorisme

La situation au Sahel et en particulier au Mali voisin (activités des groupes terroristes, trafics transfrontaliers, interventions des forces armées) continue d’exposer le territoire mauritanien à des risques d’infiltration de groupes hostiles, susceptibles de mener des actions (enlèvement, attentat) contre les intérêts et les ressortissants français.

Il est formellement déconseillé de se rendre en zone rouge et d’emprunter les axes routiers vers le Mali.

Sécurité routière

L’état des routes et des véhicules, la divagation d’animaux, les comportements au volant, le recouvrement du bitume par le sable provoquent de nombreux accidents graves. La plus grande vigilance est requise dans l’ensemble du pays. Il est particulièrement dangereux de circuler de nuit en dehors des agglomérations.

Délinquance

Dans la ville de Nouakchott, le niveau de délinquance observé est relativement faible en comparaison avec des villes de taille équivalente dans le monde. Néanmoins, on note une recrudescence des vols avec violence par des individus circulant à deux roues motorisées, y compris dans les quartiers les plus sûrs de Nouakchott. Dans les zones périphériques de Nouakchott, les atteintes aux biens et aux personnes sont également en augmentation.

Le risque d’agressions à l’encontre des femmes existe, notamment dans les lieux isolés (plages, quartiers excentrés). Il convient donc pour elles d'éviter de se déplacer seules dans ces endroits, en particulier de nuit.

En marge d’événements sportifs ou culturels organisés au stade olympique de Nouakchott, des délinquants opérant en bandes peuvent sévir et s’en prendre aux biens des spectateurs ou des personnes se trouvant dans les quartiers situés aux abords du stade, en les menaçant parfois à l’aide d’armes blanches. Il est recommandé de se tenir informés de l’organisation d’événements de ce type, d’adopter une attitude de prudence et de vigilance les jours de match ou de concert et d’éviter, en tout état de cause, de se déplacer à pied la nuit.

Activités sportives aériennes

Les conditions météorologiques extrêmes du Sahara (vents de sable, variations thermiques fortes et soudaines, relief accidenté) et les moyens techniques limités (guidage, atterrissage et assistance) requièrent une organisation et une préparation méticuleuses. Pour tout survol du territoire ou toute escale, il convient impérativement de se rapprocher de l’ASECNA (tél : +222 45 25 38 38 - +222 45 25 28 47) afin de s’assurer de la réglementation relative à la sûreté des déplacements dans l’espace aérien du pays.

Activités sportives à risque

La pratique de certaines activités sportives à risque (rallyes automobiles et moto notamment) doit prendre en compte une capacité locale d’intervention très réduite voire inexistante, s’agissant notamment des secours dans le désert. En cas d’accident hors de Nouakchott, l’enclavement géographique et l’absence d’infrastructures sanitaires, comme de moyens d’évacuation, rendent hypothétique l’accès aux soins urgents et vitaux. Il convient, avant le départ, de vérifier que l'organisateur du rallye a bien souscrit un contrat d’assistance rapatriement (voir l'onglet Santé)

Recommandations générales

Avant le départ, il est recommandé de s’inscrire sur le fil d’Ariane afin de recevoir des consignes de sécurité et pouvoir être contacté si la situation dans le pays le justifie.

Sur place, il est essentiel, en toutes circonstances, de se conformer aux injonctions et recommandations des forces de sécurité mauritaniennes. Lors des contrôles routiers, il convient de déclarer avec soin l’identité des voyageurs, les contacts téléphoniques, le numéro d’immatriculation, l’itinéraire programmé précis, itinéraire qu’il est recommandé ensuite ne pas changer.

Déplacements dans le désert

Les déplacements dans le désert requièrent une préparation et du matériel adaptés. Il convient de recourir à des guides expérimentés. Au-delà des routes goudronnées, il est conseillé de se déplacer en convoi de deux véhicules au moins, d’en vérifier l’état au préalable, de prévoir une réserve d’eau, de vivres et de carburant, d’avoir informé ses proches de sa destination. Les moyens de communication par satellite peuvent être d’un grand secours. La participation à des rallyes ou toute autre activité organisée n’exonère pas de tenir compte des zones déconseillées.

Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Mauritanie (sécurité), mise à jour le 28 septembre 2026 (source officielle)

Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 28 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.

Entrée et séjourVérifié

Formalités d’entrée

L’entrée sur le territoire mauritanien pour les ressortissants français doit se faire par les 21 points de passage dits « internationaux » ouverts à tous. Il s’agit des principaux postes frontaliers (PK 55, aéroport international et port de Nouadhibou, aéroport international et port de Nouakchott, Rosso, Diama…). Le poste frontière de Gogui est en zone rouge : il est formellement déconseillé de l’emprunter.

Les 61 autres points de passage dits « bilatéraux » ne sont ouverts qu’aux citoyens mauritaniens et aux seuls ressortissants du pays limitrophe. Il convient donc de respecter cette règle et d’éviter le franchissement non autorisé de la frontière. L’accès à la zone militaire du nord-est du pays (cf. zones formellement déconseillées) reste soumis à l’autorisation expresse des autorités mauritaniennes.

Visa

Pour les Français se rendant en Mauritanie, la procédure de demande de visa se décline en deux phases, depuis le 5 janvier 2025 :

1/ Obtention préalable d’une autorisation de visa électronique à l’adresse suivante : anrpts.gov.mr. Ce document doit être impérativement présenté avant l’embarquement ou obtenu avant l'arrivée à un point de passage international. Ce document devra être présenté également à la sortie avec le tampon d’entrée.

2/ Délivrance du visa à l'arrivée au point de passage (aéroports internationaux, postes frontaliers terrestres et ports), capture des données biométriques et acquittement de la somme de 55 € pour un visa de 30 jours et une seule entrée.

En cas de non-respect des obligations d’entrée ou de sortie du territoire et de l’interdiction du franchissement de la frontière par les autorités mauritaniennes, l’ambassade ne pourra pas intervenir.

Informations complémentaires :

Sortie du territoire

Il n’est pas perçu de taxe de sortie du territoire. Cependant, en cas de non-respect de la durée du séjour, une régularisation sera nécessaire pour être autorisé à quitter le pays. Son coût correspond à celui d’un visa d’entrée (55 euros actuellement). L’autorisation préalable de visa électronique doit être présentée également à la sortie avec le tampon d’entrée (Cf. paragraphe visas).

Le franchissement de la zone tampon (no man’s land de 4 kilomètres) située entre la frontière mauritanienne (PK55 Nouadhibou) et le poste frontalier marocain peut être difficile voire impossible du fait de mouvements de contestation. Les véhicules s’y trouvent alors immobilisés pour une durée indéterminée. Dans une telle situation et jusqu’à la levée du blocage, il convient de ne pas s’engager sur cette voie routière.

Les sorties du territoire par les postes frontaliers ne sont plus possibles après 18h voire 17h. En raison des possibilités d’embouteillage aux frontières, il convient donc de se présenter suffisamment tôt pour ne pas être contraint d’attendre l’ouverture du poste le lendemain matin.

Réglementation douanière

L'introduction en Mauritanie de boissons alcoolisées est interdite. Le constat de la possession de la moindre quantité d’alcool, de cannabis ou autre produit illicite lors d’un passage frontalier ou d’un contrôle sur le territoire entraine une garde-à-vue et la présentation devant un juge, avec un fort risque de condamnation à des peines de prison, des amendes et à la confiscation de biens personnels.

L’introduction d’alimentation à base de porc est interdite.

Les autorités mauritaniennes autorisent l’entrée des véhicules sur leur territoire national, après les avoir inscrits sur les passeports des propriétaires. Ces véhicules, ou, en cas de cession, les quitus correspondants, devront être présentés à la sortie du territoire. En cas d’abandon du véhicule, il convient obligatoirement de faire une déclaration au poste de police ou de gendarmerie le plus proche et garder un double de cette déclaration

Les autorités locales peuvent imposer, aux voyageurs transportant du matériel transitant par la Mauritanie, la mise en place d’une escorte payante depuis l’entrée jusqu'à la sortie du territoire.

Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Mauritanie (entrée et séjour), mise à jour le 28 septembre 2026 (source officielle)

Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 28 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.

SantéVérifié

Avant le départ

Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions en matière de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Ces indications ne dispensent toutefois pas le voyageur d’une consultation chez son médecin traitant et/ou dans un centre de vaccinations internationales, suffisamment longtemps avant la date de départ pour permettre le rappel des vaccins si nécessaire.

Pour plus d'information, consulter la rubrique "La santé en voyage".

Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé, parfois très élevés à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (dont la chirurgie et l’hospitalisation) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place.

Il existe à Nouakchott quelques pharmacies de qualité mais la disponibilité des médicaments est globalement irrégulière dans le pays.

Plusieurs hôpitaux généraux publics, cliniques privées et cabinets médicaux existent à Nouakchott. Le service d’ambulances est très peu développé. De façon générale, les structures privées sont mieux organisées et équipées et peuvent répondre à la demande de prise en charge d’une urgence, qu’elle soit médicale ou chirurgicale. Une fois l’urgence stabilisée, il est préférable d’envisager une évacuation sanitaire pour prise en charge à l’étranger.

Recommandations pour la santé

Consulter si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) pour faire une évaluation de son état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations. Consulter éventuellement son dentiste avant le départ.

Constituer sa pharmacie personnelle en conséquence et n’emporter dans ses bagages que les médicaments strictement nécessaires ; ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Les médicaments doivent être dans leur emballage d’origine avec les étiquettes originales, accompagnés d’une ordonnance portant le nom des médicaments en dénomination commune internationale (DCI). Il est indispensable de vérifier que les médicaments concernés sont autorisés dans le pays visité : pour plus d’informations, consulter la fiche Informations pratiques.

Vaccinations

Les vaccins recommandés en France sont également indispensables lors d’un séjour à l’étranger : les maladies qu’ils préviennent circulent partout dans le monde, parfois même plus fréquemment qu’en France. Avant tout départ, le voyageur (adulte et enfant) doit donc d’abord s’assurer d’être à jour du calendrier vaccinal français, en particulier des vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche mais aussi contre la rougeole. Le carnet de vaccination peut être demandé à l’arrivée de certains pays.

Des vaccinations complémentaires peuvent être nécessaires :

Il est donc conseillé de consulter son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) suffisamment de temps avant le voyage.

Chikungunya

La chikungunya est une maladie virale transmise par l’intermédiaire de moustiques infectés. Cette maladie se manifeste par l’apparition de symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin ; le traitement est uniquement symptomatique. Les moyens de prévention reposent sur la vaccination et la protection contre les piqûres de moustiques. Il est conseillé avant le départ de se référer à son médecin traitant et/ou à un centre de vaccination internationale.

Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.

La transmission du chikungunya est possible en Mauritanie.

Dengue

La dengue est une maladie virale transmise par piqûres de moustiques. Les symptômes sont de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures, parfois éruption cutanée). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin. Il n’existe pas de traitement curatif. La prise en charge médicale repose uniquement sur le traitement des symptômes. Il faut impérativement éviter la prise d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination des voyageurs peut être indiquée dans certains cas. Il est conseillé de se référer, avant son départ, à son médecin traitant et /ou à un centre de vaccination internationale.

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.

La transmission de la dengue est possible en Mauritanie.

Fièvre de la vallée du Rift (FVR)

La fièvre de la vallée du Rift est une maladie principalement animale due à un virus qui peut occasionnellement infecter les humains. La transmission résulte d’un contact direct ou indirect avec des fluides corporels d’animaux contaminés mais peut aussi être due à la piqûre de moustiques infectés. À ce jour, aucune transmission entre humains n’a été observée.

Chez l’humain la FVR est souvent asymptomatique ou bénigne et peut entrainer de la fièvre, une faiblesse générale et des douleurs articulaires. Dans de rares cas, des complications graves peuvent survenir (troubles oculaires, méningés ou hémorragiques). Il n’existe pas de traitement spécifique.

Il est recommandé de se protéger contre les piqûres de moustiques, de consommer uniquement des produits d’origine animale (viande, lait) bien cuits et d’éviter de manipuler les animaux malades ou morts.

Pour plus d’informations, consulter le site de l'Organisation mondiale de la Santé.

Fièvre Hémorragique de Crimée Congo

La Fièvre Hémorragique de Crimée Congo est une maladie virale potentiellement mortelle qui se transmet à l’humain soit par piqûres de tiques, soit par contact avec du sang ou des tissus d’animaux infectés. Le traitement est symptomatique et il n’existe pas de vaccin.

Les mesures de prévention associent la prévention des piqures d’insectes et de tiques (cf. ci-après) ainsi que l’éviction des contacts avec le bétail ou les animaux domestiques pouvant être infectés. En cas de symptômes ou de doute, consulter en urgence un médecin.

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site Santé Publique France .

Une recrudescence des cas de fièvre hémorragique de Crimée Congo est observée en Mauritanie depuis ces derniers mois.

Fièvre jaune

Il s’agit d’une maladie virale transmise par piqûres de moustiques. Les symptômes sont variables, allant du syndrome pseudo-grippal (fièvre, frissons, douleurs musculaires, maux de tête…) à des formes plus graves (vomissements de sang, jaunisse, convulsions, coma…) qui sont mortelles dans 20 à 60 % des cas. Aucun traitement curatif n’existe à ce jour.

La prévention individuelle repose uniquement sur la vaccination et sur la protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination doit être réalisée dans un centre de vaccination international et de préférence au moins 10 jours avant le départ.

De nombreux pays exigent la vaccination à l’entrée du territoire. Le fait qu’un pays n’exige pas la vaccination contre la fièvre jaune ne signifie pas qu’il n’y a aucun risque de transmission de la maladie.

Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.

Paludisme

Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire transmise par piqûres de moustiques infectés. Les formes bénignes associent des symptômes de type grippal : fièvre, frissons, fatigue, maux de tête, courbatures, vomissements. Des formes graves potentiellement mortelles peuvent survenir d’emblée ou en l’absence de traitement (confusion, convulsions, difficultés à respirer, jaunisse, saignements anormaux). En cas de survenue de symptômes pendant un séjour à l’étranger ou dans les semaines qui suivent le retour, il est nécessaire de consulter rapidement un médecin.

La prévention du paludisme repose sur la protection contre les piqûres de moustiques et la prise d’un traitement préventif. Avant tout séjour en zone d’endémie, il est recommandé de consulter son médecin traitant ou un médecin spécialisé en médecine des voyages.

Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.

Sa prévalence est forte dans la vallée du fleuve Sénégal. Des cas peuvent être signalés à Nouakchott, principalement pendant ou après la saison des pluies (août à novembre).

Zika

Il s’agit d’une maladie due à un virus transmis principalement par piqûre de moustiques et dans certains cas par voie sexuelle. Les symptômes sont généralement absents ou modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées). La survenue de complications graves telle que des atteintes neurologiques (syndrome de Guillain Barré) et des microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus est attestée.

La prévention repose uniquement sur la protection contre les piqûres de moustiques.

Il est conseillé aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse de consulter au préalable un médecin avant tout déplacement dans une zone infectée. En cas de maintien du voyage, il est impératif de se protéger des piqûres de moustiques et d’appliquer les mesures adaptées contre la transmission sexuelle.

Consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.

Choléra

Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer, par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et/ ou ingestion d’eau contaminée. Cette maladie, dite « des mains sales », se traduit par des troubles digestifs sévères (diarrhée liquide abondante, crampes abdominales, vomissements), un état de faiblesse générale et parfois de la fièvre.

La prévention repose sur la vaccination et le respect des règles d’hygiène alimentaire (se laver régulièrement les mains, ne consommer que de l’eau en bouteille, peler les fruits et légumes, manger de la nourriture cuite ; utilisation des installations sanitaires). Les personnes présentant les signes de la maladie doivent consulter un médecin en urgence.

Pour plus d’informations, consulter le site Santé publique France et le site du ministère de la Santé.

Le choléra est endémique dans certaines régions de la Mauritanie.

Fièvre typhoïde

La fièvre typhoïde est une maladie infectieuse causée par des bactéries présentes dans l’eau contaminée par des matières fécales d’origine humaine. L’infection résulte le plus souvent de l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, ou d’une transmission directe de personne à personne. Les symptômes surviennent en moyenne 3 semaines après la contamination et associent fièvre, maux de tête, perte d’appétit, douleurs abdominales avec diarrhée ou constipation, fatigue et parfois, éruption cutanée. Dans les formes plus graves, la fièvre typhoïde peut être fatale en l’absence de traitement.

Les mesures de prévention reposent sur les règles élémentaires d’hygiène générale vis-à-vis de l’eau, des aliments et du lavage des mains ainsi que sur la vaccination.

Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur.

Hépatite A

L’hépatite A est une maladie virale du foie provoquée par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés. La prévention repose sur la vaccination et le respect de règles d’hygiène alimentaire.

Méningites à méningocoques

Il s’agit d’une infection très grave voire mortelle due à une famille de bactérie appelé méningocoques, qui atteint les enveloppes du système nerveux. La transmission entre individus se fait par l’intermédiaire de gouttelettes et sécrétions respiratoires, lors d’un contact prolongé. Des épidémies régulières sont observées en Afrique sub-saharienne notamment pendant la saison sèche (de novembre à juin). Les symptômes associent fièvre, maux de tête et du cou intenses, vomissements, léthargie, voire troubles de la conscience et coma. L’apparition de taches rouges sur la peau (purpura) d’extension rapide constitue un signe de gravité imposant une prise en charge médicale immédiate. La prévention repose sur la vaccination contre le méningocoque (sérotypes A, C, Y, W135). Il est recommandé de consulter un médecin ou un centre de vaccinations internationales avant tout voyage.

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé.

Poliomyélite

La poliomyélite est une maladie très contagieuse due à un virus, transmis principalement par l’intermédiaire d’eau souillée et d’aliments contaminés par les selles. Après une incubation de quelques jours, l’infection est souvent bénigne voire asymptomatique mais dans de rares cas, elle peut entraîner une paralysie aiguë parfois irréversible, notamment des membres inférieurs. La paralysie des muscles respiratoires peut être mortelle. Il n’existe pas de traitement curatif et seulement des soins symptomatiques. La prévention repose sur la vaccination.

Pour plus d’informations, consulter le site de l'Organisation mondiale de la Santé et le site de l'Institut Pasteur.

Rage

La rage est une maladie virale mortelle affectant le système nerveux et présent dans la salive des animaux infectés, tels que chiens, chats, chauves-souris et autres mammifères sauvages. Le virus se transmet par morsure, griffure ou contact de la salive avec une peau lésée ou une muqueuse. L’évolution est rapide avec l’apparition de fièvre, maux de tête, anxiété puis de troubles neurologiques (coma). La rage est presque toujours mortelle une fois les symptômes déclarés. Il est recommandé d’éviter tout contact avec des animaux suspects domestiques ou sauvages. La vaccination préventive contre la rage avant un séjour en zone exposée peut être indiquée en fonction du type de voyage et en particulier chez les jeunes enfants dès qu’ils marchent. Il est conseillé de demander conseil à un médecin ou à un centre de vaccinations internationales.

En cas d’exposition à risque, consulter immédiatement un médecin même si la vaccination est bien à jour.

Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires et le site de l'Institut Pasteur.

Des cas de rage sont régulièrement rapportés en Mauritanie.

Rougeole

La rougeole est une maladie virale très contagieuse transmise par voie aérienne (toux, éternuements) et qui se manifeste principalement par l’association d’une syndrome grippal (fièvre, toux, fatigue) et d’une éruption cutanée caractéristique. Des complications graves peuvent survenir notamment des pneumonies ou atteintes neurologiques. La prévention repose essentiellement sur la vaccination. Il est recommandé de consulter son médecin ou un centre de vaccination international avant le départ afin de vérifier que son statut vaccinal.

Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.

Diphtérie

La diphtérie est une maladie bactérienne grave transmise par voie respiratoire (gouttelettes) ou par contact cutané. La maladie peut se manifester par de la fièvre et une angine pouvant rapidement évoluer vers une obstruction des voies aériennes qui peut être fatale. La seule prévention repose sur la vaccination et il est donc recommandé de vérifier son statut vaccinal et d’effectuer si besoin la mise à jour de la vaccination (DTPCoq).

La Mauritanie fait face depuis juillet 2023 à une épidémie de diphtérie, principalement dans le Hodh Ech Chargui.

Mesures générales de prévention des piqûres de moustiques

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé et le site de l'Assurance Maladie.

Règles d'hygiène alimentaire

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.

Infections sexuellement transmissibles (IST)

Il est recommandé d’éviter les comportements sexuels à risque et de prendre toutes les précautions d’usage. En cas d’exposition à un risque, il est recommandé de consulter au plus tôt un professionnel de santé.

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.

Prévention des risques généraux

Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Mauritanie (santé), mise à jour le 28 septembre 2026 (source officielle)

Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 28 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.

Argent et paiementÀ documenter

Section à compléter L’usage des cartes françaises et des espèces n’a pas été vérifié. Renseignez-vous auprès de votre banque avant de partir.

Ambassade, consulats et urgencesVérifié

Retrouvez dans cette rubrique des informations de contact relatives aux administrations, services et organismes locaux.

Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Mauritanie (contacts utiles), mise à jour le 28 septembre 2026 (source officielle)

Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 28 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.