Voyager à Madagascar
Cette page reprend les fiches « Sécurité », « Entrée / séjour » et « Santé » du ministère français (mise à jour le 15 septembre 2026). Elles font foi : relisez-les juste avant de partir.
Sécurité et conseils officielsVérifié
Zones de vigilance
Dernière actualisation le 10/03/2026, information toujours valable à la date du jour
L’ensemble du territoire est en vigilance renforcée (en jaune).
De manière générale, il est déconseillé de s’aventurer seul et sans structure accompagnatrice de type agence de voyages dans des régions et endroits isolés à Madagascar. Toute forme de camping sauvage non organisée par un opérateur de tourisme agréé est ainsi à éviter.
Par ailleurs, Madagascar est régulièrement confrontée à des difficultés d’approvisionnement en eau et en électricité. Les voyageurs sont par conséquent invités à vérifier que la structure d’hébergement choisie possède les équipements nécessaires pour pallier ces potentielles pénuries.
Ces difficultés d’approvisionnement sont à l’origine de manifestations, parfois accompagnées de barrages sur la voie publique, observées le plus souvent après la tombée de la nuit dans divers quartiers de la capitale. Il est conseillé de faire preuve de prudence dans ses déplacements et de se tenir éloigné de tout rassemblement.
Anjozorobe
A la suite de plusieurs enlèvements survenus dans cette zone et de l’action des forces de l’ordre qui s’en est suivie, il est conseillé de faire preuve d’une prudence toute particulière en cas de déplacement dans cette zone et de se renseigner sur les conditions de sécurité dans la région avant tout déplacement.
Nosy Be
Bien que la situation sécuritaire se soit améliorée, il convient de rester vigilant.
Tananarive
Aucune zone n’est épargnée par la délinquance. Les lieux fréquentés par les touristes sont particulièrement visés (escaliers menant au Rova, avenue de l’Indépendance, marché d’Analakely, restaurants). Certains quartiers, comme ceux de 67ha, doivent faire l’objet d’une vigilance toute particulière.
Diego-Suarez
Dans la montagne d’Ambre et la montagne aux Français, faire systématiquement appel à un guide officiel malgache et rester vigilant.
Région d’Anosy / Betroka (sud-est du pays)
Des vols de bétail organisés à grande échelle génèrent, de façon récurrente, des affrontements entre forces de l’ordre et bandes armées. Les déplacements dans la région sont à éviter. En raison du risque d’agressions violentes et régulières contre les véhicules et leurs passagers, les déplacements de nuit sont à proscrire.
L’excursion du Pic Saint-Louis est déconseillée en raison du risque d’agressions.
Tuléar
Il est déconseillé de se rendre seul sur la plage de la Batterie, située au nord de la ville de Tuléar, et d’y passer la nuit.
Massif de l’Isalo
Les randonnées dans les canyons de ce massif sont déconseillées, tout particulièrement l’après-midi, durant la saison des pluies. Des averses subites sont en effet susceptibles de provoquer de fortes crues potentiellement mortelles.
Tamatave
La baignade sur les plages de la ville est déconseillée compte tenu des forts courants occasionnés par les travaux d’extension du port.
Saison des pluies
Madagascar connaît entre janvier et avril une période où peuvent apparaître de violents cyclones, arrivant le plus souvent par la côte est. Les cyclones et/ou tempêtes tropicales sont fréquents et doivent inciter à la plus grande prudence en cas d’évènements venteux et pluvieux sévères. La saison des pluies peut entrainer d’importantes perturbations et dégradations sur le réseau routier ainsi que des glissements de terrain. Pendant cette période, le risque d’inondations est important. Il convient d’être vigilant lors de la pratique d’activités sportives en plein air.
Lors de la période cyclonique, il est recommandé de suivre les sites officiels, comme Météo-France La Réunion ou Meteo Madagascar, et de se conformer aux consignes données par l’Ambassade de France sur son site ou sa page Facebook.
Il est recommandé de respecter les consignes de la fiche thématique Risques naturels.
Délinquance - Criminalité
Les risques liés à la criminalité de droit commun sont élevés. Les zones inhabitées, y compris les parcs nationaux ou les plages, sont propices aux agressions par des bandes armées, parfois d’une grande violence.
Dans les principales agglomérations, les conditions de sécurité sont précaires. La délinquance sur la voie publique (agressions, vols à la tire, vols dans les véhicules) et les cambriolages de résidences sont très répandus.
Il est instamment déconseillé de circuler la nuit sur les routes nationales. En cas de déplacement dans le pays, il est fortement recommandé de privilégier l’avion et/ou des voitures de location avec chauffeur, de ne pas se trouver seul à bord du véhicule et de ne pas s’écarter des principaux itinéraires. Pour les hébergements, il est recommandé de privilégier des hôtels ou des résidences de tourisme gardés. En ville, il est formellement déconseillé de circuler à pied la nuit. En cas de déplacement à pied de jour, le port d’objets susceptibles d’attirer l’attention tels que bijoux, sacs, téléphones portables, casques audio, etc.) est à proscrire. En voiture, il est très fortement recommandé de rouler vitres fermées et portes verrouillées. Il est recommandé de ne pas emporter, lors des déplacements à pied en ville, portefeuille et portemonnaie et de ne se munir que de la quantité d’argent liquide nécessaire à d’éventuels achats.
En cas de retrait d’argent à un distributeur automatique, les DAB situés dans des endroits protégés (type centres commerciaux ou supermarchés) sont à privilégier.
Plus généralement il est vivement conseillé de se renseigner sur la situation sécuritaire des zones visitées avant de s’y rendre. Les randonnées doivent être accompagnées par un guide professionnel. Certains lieux ne bénéficiant pas d’une couverture téléphone et internet, il est conseillé d’informer ses proches de son déplacement dans ce type de zone avant de s’y rendre.
En cas d’agression, il convient de :
- porter plainte auprès du commissariat de police ou de la brigade de gendarmerie ;
- noter le numéro de la plainte ;
- déclarer les objets et les documents volés ;
- informer rapidement le consulat.
Agressions sexuelles
Des cas de harcèlements ou d’agressions sexuelles ciblant les femmes (attouchements, comportements déplacés, viols) sont de plus en plus régulièrement signalés. Il est donc essentiel, particulièrement pour les femmes, et a fortiori celles voyageant seules, de prendre certaines précautions :
- Il est recommandé de faire preuve de prudence et de rester vigilante dans ses relations avec la population locale que l’on peut être amené à côtoyer en voyage ou dans la vie quotidienne ;
- Il est fortement conseillé d’éviter de se déplacer dans des lieux isolés ou peu fréquentés, notamment dès la nuit tombée (rues peu animées ; ruelles de villages ; parcs, plages, etc.). De même, éviter de se retrouver seule avec des personnes que l’on ne connaît pas (dans les transports, les hôtels, lors de randonnées ou d’évènements festifs, etc). De récentes agressions ont eu lieu par exemple sur des plages.
Plus généralement, conserver une prudence élémentaire afin de ne pas se mettre en danger.
Risques liés aux transports
La route présente à Madagascar des situations de risques permanents.
Il convient de faire preuve de la plus grande vigilance (notamment en cas d’utilisation d’un deux-roues), particulièrement en temps de pluie, et d’éviter les déplacements de nuit. Il est recommandé de respecter une vitesse raisonnable car les obstacles peu ou pas signalés sont fréquents (route dégradée, piétons et cyclistes, véhicules en panne, véhicules lents, troupeaux de bovidés, charrettes, etc.). Les chauffeurs de taxis et de transports en commun adoptent une conduite particulièrement dangereuse. En cas d’utilisation d’un deux-roues, il convient de faire preuve d’une très grande prudence, des accidents graves étant fréquemment observés.
L’état des routes est très aléatoire à Madagascar. Sur les pistes, les ornières sont parfois très profondes et pas toujours comblées. Un véhicule 4x4 est indispensable hors des agglomérations. Il convient de veiller à toujours prendre la route avec un véhicule en bon état de marche.
Les routes sont parfois impraticables pendant la saison des pluies, de janvier à avril. L’approvisionnement en carburants peut être ponctuellement interrompu.
Par ailleurs, les attaques sur les axes de communication par des bandes organisées (coupeurs de route) constituent un phénomène récurrent à Madagascar. Les attaques augmentent considérablement du fait de la sécheresse qui sévit dans le grand Sud de l’île et de l’extrême pauvreté généralisée dans ces zones. Elles sont conduites notamment, mais pas exclusivement, sur les grands axes du quart sud de l’île. Il est par conséquent vivement recommandé de faire preuve d’une vigilance particulière sur l’ensemble des axes routiers situés hors des agglomérations et de ne pas les emprunter après la nuit tombée.
Recommandations générales
Il est recommandé de :
- Faire des photocopies des documents de voyage (passeport, visa, billets d’avion).
- Ne pas transporter sur soi d’objets de valeur et d’importantes sommes d’argent.
- Changer ses devises uniquement dans les banques ou les agences et non dans la rue (risque d’agression). Veiller à la plus grande discrétion dans toutes ces opérations.
- Éviter d’avoir toutes ses liquidités au même endroit.
- Proscrire les déplacements à pied dès la nuit tombée (vers 17h30). Opter pour les taxis officiels, nombreux et peu onéreux.
- Ne pas se promener la nuit dans les quartiers périphériques des cités.
- Circuler avec les portes du véhicule verrouillées et les vitres fermées de jour comme de nuit.
- Ne pas circuler sur les routes interurbaines la nuit.
- En cas d’agression, n’opposer aucune résistance.
Activités sportives à risque
Toute pratique sportive à risque doit prendre en considération la faiblesse et la rareté des dispositifs médicaux opérationnels à travers le pays et les temps d’approche des structures fiables en cas d’accident. Il est indispensable de pratiquer les sports à risque avec une assurance adaptée.
Randonnées fluviales
Les randonnées fluviales sont déconseillées pendant la saison des pluies (janvier-avril). En saison sèche, il faut éviter celles organisées par des agences peu scrupuleuses qui proposent des sorties sans gilets de flottaison sur des pirogues instables et surchargées (rivière Tsiribihina, notamment). Il est recommandé d’opter pour des chalands équipés de moteurs et de matériel de sécurité.
Ascension de sommets
L’ascension de certains sommets est déconseillée durant la saison des pluies, en raison des risques liés aux orages et aux fortes précipitations qui rendent le terrain instable et glissant.
Baignade
À Tamatave-ville, certaines plages sont très dangereuses en raison de la présence de requins.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Madagascar (sécurité), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Entrée et séjourVérifié
Visas
Le visa est gratuit pour les séjours de moins de 15 jours, mais les voyageurs devront alors s’acquitter de frais administratifs d’un montant de 10 euros pour les formalités de contrôles aux frontières. Le visa est en revanche payant pour les séjours dont la durée est comprise entre 15 et 60 jours (durée maximum du visa pouvant être obtenu à l’aéroport – Visa 30 jours : 35 euros ; visa 60 jours : 40 euros). Dans tous les cas, le visa ne peut être apposé que sur un passeport valide au moins 6 mois après la date d’arrivée sur le territoire malgache.
Ce visa dit de non-immigration peut être délivré soit par une représentation diplomatique ou consulaire malgache, soit à l’arrivée à l’aéroport. Ce visa n’est ni prorogeable ni transformable en visa de long séjour et ne donne pas droit à l’exercice d’une activité rémunérée.
Il n’est pas possible d’acheter un visa pour 90 jours (durée maximale du séjour touristique) à la frontière. Les 30 jours supplémentaires font l’objet d’un traitement au service des migrations à Anosy (formulaire à remplir sur place en fournissant attestation hébergement ou réservation hôtel, 2 photos d’identité et en s’acquittant d’un montant de 80 000 Ar). L’ensemble de ces informations étant susceptibles d’évolution, les voyageurs sont invités à vérifier leur actualité auprès des représentations diplomatiques ou consulaires malgaches.
Les autorités aéroportuaires de Madagascar et les compagnies aériennes exigent, lors de l’embarquement d’un vol à destination de la France métropolitaine ou Outre-Mer (La Réunion, Mayotte) que les passagers binationaux (français et malgaches) présentent soit un passeport malgache avec une carte d’identité nationale française valide, soit un passeport français.
Il est à noter que toute infraction liée à l’entrée et au séjour est susceptible de procédures administratives ou judiciaires, pouvant aller jusqu’à la détention.
Pour de plus amples informations, prendre l’attache de la section consulaire de l’ambassade de Madagascar à Paris ou consulter le site de l’ambassade de France à Madagascar.
Règlementation douanière
Les autorités aéroportuaires ne perçoivent aucune taxe ni de droit sur les personnes mais seulement sur les marchandises commerciales à l’arrivée à Madagascar.
Pour toute information relative aux visas d’entrée et de séjour à Madagascar, consulter le site web de l’ambassade de Madagascar à Paris.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Madagascar (entrée et séjour), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Visa électronique ou à l’arrivée : précisions complémentairesÀ confirmer
- L’e-visa pour un séjour de 15 jours est passé à 30 € (contre 10 € auparavant) à partir du 16 février 2026, selon un site spécialisé citant le portail officiel.
- Le visa à l’arrivée coûterait environ 25 à 30 € pour 15 jours selon les sources : à vérifier.
- Passeport valable six mois au moins, billet retour exigé, entrée par un aéroport international.
- Les sources ne s’accordent pas sur la durée maximale de l’e-visa touristique (15 ou 60 jours) : vérifiez sur le portail officiel avant de payer.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Madagascar (entrée et séjour) (source officielle) ; VisasNews, Madagascar triple le prix de son visa électronique (site d’information sur les visas) ; Fairmoove, visa et taxes pour Madagascar (agence de voyages (source commerciale))
SantéVérifié
Avant le départ
Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions en matière de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Ces indications ne dispensent toutefois pas le voyageur d’une consultation chez son médecin traitant et/ou dans un centre de vaccinations internationales, suffisamment longtemps avant la date de départ pour permettre le rappel des vaccins si nécessaire.
Pour plus d'information, consulter la rubrique "La santé en voyage".
Frais d’hospitalisation et dépenses de santé
Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé, parfois très élevés à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (dont la chirurgie et l’hospitalisation) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place.
Les structures sanitaires malgaches ne répondant pas aux normes européennes, cette mesure est indispensable. La seule possibilité est un transfert sur un centre hospitalier spécialisé à La Réunion ou en France.
NB : votre mutuelle habituelle peut ne pas couvrir pas les rapatriements et évacuations sanitaires. Il est fortement recommandé de se renseigner sur ce point avant un départ pour Madagascar.
Recommandations pour la santé
Consulter si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) pour faire une évaluation de son état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations. Consulter éventuellement son dentiste avant le départ.
Constituer sa pharmacie personnelle en conséquence et n’emporter dans ses bagages que les médicaments strictement nécessaires ; ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Les médicaments doivent être dans leur emballage d’origine avec les étiquettes originales, accompagnés d’une ordonnance portant le nom des médicaments en dénomination commune internationale (DCI). Il est indispensable de vérifier que les médicaments concernés sont autorisés dans le pays visité : pour plus d’informations, consulter la fiche Informations pratiques.
Vaccinations
Les vaccins recommandés en France sont également indispensables lors d’un séjour à l’étranger : les maladies qu’ils préviennent circulent partout dans le monde, parfois même plus fréquemment qu’en France. Avant tout départ, le voyageur (adulte et enfant) doit donc d’abord s’assurer d’être à jour du calendrier vaccinal français, en particulier des vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche mais aussi contre la rougeole. Le carnet de vaccination peut être demandé à l’arrivée de certains pays.
Des vaccinations complémentaires peuvent être nécessaires :
- Fièvre jaune : obligatoire pour les voyageurs en provenance de zones d’endémie ;
- Hépatite A : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Fièvre typhoïde : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Hépatite B : en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
- Tuberculose : chez les enfants de moins de 15 ans en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
- Rage : notamment enfants en bas âge, séjour en milieu rural ou éloigné des villes principales ;
- Chikungunya : en cas d’épidémie ou de séjour prolongé ;
- Dengue : en cas d’épidémie active ou de séjour prolongé en zone endémique ;
- Mpox : en cas d’exposition à risque.
Il est donc conseillé de consulter son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) suffisamment de temps avant le voyage.
Chikungunya
La chikungunya est une maladie virale transmise par l’intermédiaire de moustiques infectés. Cette maladie se manifeste par l’apparition de symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin ; le traitement est uniquement symptomatique. Les moyens de prévention reposent sur la vaccination et la protection contre les piqûres de moustiques. Il est conseillé avant le départ de se référer à son médecin traitant et/ou à un centre de vaccination internationale.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Dengue
La dengue est une maladie virale transmise par piqûres de moustiques. Les symptômes sont de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures, parfois éruption cutanée). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin. Il n’existe pas de traitement curatif. La prise en charge médicale repose uniquement sur le traitement des symptômes. Il faut impérativement éviter la prise d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination des voyageurs peut être indiquée dans certains cas. Il est conseillé de se référer, avant son départ, à son médecin traitant et /ou à un centre de vaccination internationale.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
La transmission du chikungunya ou de la dengue est possible (transmission par la piqure de moustique). Comme dans d’autres pays de l’océan Indien, de nombreux cas de fièvre évoquant le virus de la dengue sont recensés sur la côte nord-est de Madagascar, notamment à Antalaha et Sambava ainsi que dans la région de Majunga sur la côte Nord-Ouest.
Paludisme
Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire transmise par piqûres de moustiques infectés. Les formes bénignes associent des symptômes de type grippal : fièvre, frissons, fatigue, maux de tête, courbatures, vomissements. Des formes graves potentiellement mortelles peuvent survenir d’emblée ou en l’absence de traitement (confusion, convulsions, difficultés à respirer, jaunisse, saignements anormaux). En cas de survenue de symptômes pendant un séjour à l’étranger ou dans les semaines qui suivent le retour, il est nécessaire de consulter rapidement un médecin.
La prévention du paludisme repose sur la protection contre les piqûres de moustiques et la prise d’un traitement préventif. Avant tout séjour en zone d’endémie, il est recommandé de consulter son médecin traitant ou un médecin spécialisé en médecine des voyages.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Le paludisme est en augmentation à Madagascar depuis 2012. Il est présent sur l’ensemble du territoire, et particulièrement fréquent dans toutes les régions côtières.
Zika
Il s’agit d’une maladie due à un virus transmis principalement par piqûre de moustiques et dans certains cas par voie sexuelle. Les symptômes sont généralement absents ou modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées). La survenue de complications graves telle que des atteintes neurologiques (syndrome de Guillain Barré) et des microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus est attestée.
La prévention repose uniquement sur la protection contre les piqûres de moustiques.
Il est conseillé aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse de consulter au préalable un médecin avant tout déplacement dans une zone infectée. En cas de maintien du voyage, il est impératif de se protéger des piqûres de moustiques et d’appliquer les mesures adaptées contre la transmission sexuelle.
Consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
Fièvre typhoïde
La fièvre typhoïde est une maladie infectieuse causée par des bactéries présentes dans l’eau contaminée par des matières fécales d’origine humaine. L’infection résulte le plus souvent de l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, ou d’une transmission directe de personne à personne. Les symptômes surviennent en moyenne 3 semaines après la contamination et associent fièvre, maux de tête, perte d’appétit, douleurs abdominales avec diarrhée ou constipation, fatigue et parfois, éruption cutanée. Dans les formes plus graves, la fièvre typhoïde peut être fatale en l’absence de traitement.
Les mesures de prévention reposent sur les règles élémentaires d’hygiène générale vis-à-vis de l’eau, des aliments et du lavage des mains ainsi que sur la vaccination.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur.
Hépatite A
L’hépatite A est une maladie virale du foie provoquée par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés. La prévention repose sur la vaccination et le respect de règles d’hygiène alimentaire.
MPOX
Le mpox (anciennement variole du singe) est une maladie virale qui se transmet par contact rapproché avec une personne infectée via notamment des lésions cutanées, des fluides corporels, des objets contaminés ou encore des gouttelettes respiratoires (postillons). La maladie est caractérisée le plus souvent par l’association de fièvre, de courbatures et d’une éruption cutanée. Des formes graves voire mortelles sont possibles, notamment chez les enfants, les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées.
Avant le départ en zone endémique, la vaccination peut être indiquée pour les voyageurs les plus à risques. L’application des mesures de prévention est essentielle : hygiène des mains, évitement de contacts physiques rapprochés avec des personnes infectées ou susceptibles de l’être, absence de contact avec des animaux malades ou des objets potentiellement contaminés. En cas de contact à risque, il est recommandé de consulter un médecin.
Pour plus d’informations, consulter le site Santé publique France, le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la santé.
Peste
La peste est une maladie infectieuse grave due à une bactérie qui est transmise à l’homme principalement par la piqûre de puces infectées provenant de rongeurs. Des cas de contamination après manipulation ou consommation de viande de rongeurs (marmottes) ont été décrits. La maladie se manifeste surtout sous deux formes : la peste bubonique, la plus fréquente, caractérisée par une fièvre élevée et des ganglions enflés et douloureux et la peste pulmonaire, forme plus rare mais très contagieuse, affectant les poumons. Sans traitement antibiotique rapide, la maladie est souvent mortelle, notamment la forme pulmonaire. Les mesures de prévention reposent sur l’évitement de contact avec les rongeurs, l’utilisation de répulsifs contre les puces, et la proscription de toute consommation ou manipulation de viande de rongeurs. En cas de fièvre, ou de contact avec une personne infectée, il est recommandé de consulter un médecin immédiatement.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur et le site de l'Organisation mondiale de la Santé.
La peste est présente de façon régulière dans le pays notamment dans les régions reculées des hautes terres (habituellement à plus de 800 mètres d’altitude). On dénombre également des cas isolés hors des zones de présence habituelle. Des petites épidémies de peste surviennent régulièrement notamment entre septembre et avril.
Poliomyélite
La poliomyélite est une maladie très contagieuse due à un virus, transmis principalement par l’intermédiaire d’eau souillée et d’aliments contaminés par les selles. Après une incubation de quelques jours, l’infection est souvent bénigne voire asymptomatique mais dans de rares cas, elle peut entraîner une paralysie aiguë parfois irréversible, notamment des membres inférieurs. La paralysie des muscles respiratoires peut être mortelle. Il n’existe pas de traitement curatif et seulement des soins symptomatiques. La prévention repose sur la vaccination.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Organisation mondiale de la Santé et le site de l'Institut Pasteur.
Rage
La rage est une maladie virale mortelle affectant le système nerveux et présent dans la salive des animaux infectés, tels que chiens, chats, chauves-souris et autres mammifères sauvages. Le virus se transmet par morsure, griffure ou contact de la salive avec une peau lésée ou une muqueuse. L’évolution est rapide avec l’apparition de fièvre, maux de tête, anxiété puis de troubles neurologiques (coma). La rage est presque toujours mortelle une fois les symptômes déclarés. Il est recommandé d’éviter tout contact avec des animaux suspects domestiques ou sauvages. La vaccination préventive contre la rage avant un séjour en zone exposée peut être indiquée en fonction du type de voyage et en particulier chez les jeunes enfants dès qu’ils marchent. Il est conseillé de demander conseil à un médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
En cas d’exposition à risque, consulter immédiatement un médecin même si la vaccination est bien à jour.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires et le site de l'Institut Pasteur.
En cas de griffure ou de morsure, consulter impérativement dans les plus brefs délais un médecin ou l’Institut Pasteur à Tananarive (Centre de traitement antirabique de l’Institut pasteur ; +261 20 97 412 72). L’Institut Pasteur peut également fournir la liste et les coordonnées des centres de vaccination antirabique.
Rougeole
La rougeole est une maladie virale très contagieuse transmise par voie aérienne (toux, éternuements) et qui se manifeste principalement par l’association d’une syndrome grippal (fièvre, toux, fatigue) et d’une éruption cutanée caractéristique. Des complications graves peuvent survenir notamment des pneumonies ou atteintes neurologiques. La prévention repose essentiellement sur la vaccination. Il est recommandé de consulter son médecin ou un centre de vaccination international avant le départ afin de vérifier que son statut vaccinal.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Une recrudescence de cas de rougeole touche Madagascar depuis l’été 2018. La rougeole est une maladie hautement contagieuse due à un virus qui se transmet par la toux, les éternuements et les sécrétions nasales.
La vaccination est indispensable ; il convient avant le départ de consulter son médecin ou un centre de vaccination internationale, notamment en cas de voyage avec des enfants ou pour les femmes enceintes.
Tuberculose
La tuberculose est une maladie infectieuse causée par une bactérie, transmise par voie aérienne. Elle touche principalement les poumons, mais peut aussi affecter d’autres organes. La maladie peut être latente ou active, avec des symptômes comme une toux prolongée, de la fièvre, des sueurs nocturnes et une perte de poids. Le traitement associe plusieurs antibiotiques pendant plusieurs mois La prévention repose sur la vaccination par le BCG, la détection précoce et le traitement complet des malades.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur et le site de l'Organisation mondiale de la Santé.
Mesures générales de prévention des piqûres de moustiques
- Porter des vêtements longs et couvrants ;
- Appliquer des produits répulsifs cutanés sur les zones découvertes du corps ;
- Protéger son logement (moustiquaires imprégnées d’insecticide, diffuseurs électriques, serpentins à l’extérieur, climatisation, etc.) ;
- Détruire les sites potentiels de reproduction des moustiques (récipients d’eau stagnante comme les soucoupes sous les pots de fleurs, les gouttières, les pneus, etc.).
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé et le site de l'Assurance Maladie.
Règles d'hygiène alimentaire
- Se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon ou des solutions de lavage hydroalcooliques, surtout avant et après les repas et le passage aux toilettes ;
- Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
- Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
- Peler les fruits et légumes ou les laver soigneusement (à l’eau saine) ;
- Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
- Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant).
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
Infections sexuellement transmissibles (IST)
Il est recommandé d’éviter les comportements sexuels à risque et de prendre toutes les précautions d’usage. En cas d’exposition à un risque, il est recommandé de consulter au plus tôt un professionnel de santé.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
Prévention des risques généraux
- Déplacements et route : privilégier les transports fiables, éviter la conduite de nuit, porter la ceinture/casque, se méfier des deux-roues et des conditions locales de circulation.
- Baignade et milieu aquatique : se baigner dans des zones surveillées, se renseigner sur les courants, éviter l’alcool avant baignade, sortir de l’eau en cas de fatigue ou de conditions locales défavorables.
- Animaux : se tenir à distance des cadavres d’animaux et de leurs déjections ; ne pas toucher ni nourrir les animaux, même familiers. En cas de morsure/griffure/léchage sur peau lésée, laver immédiatement à l’eau et au savon et consulter en urgence.
- Eaux douces et sols humides : éviter de marcher pieds nus ou de se baigner dans les eaux stagnantes ou douteuses ; porter des chaussures adaptées.
- Envenimations (serpents, scorpions, araignées, méduses) : ne pas manipuler d’animaux ou leurs cadavres, porter chaussures fermées et vêtements couvrants, vérifier vêtements/chaussures ; en cas de piqûre ou morsure, immobiliser, nettoyer et consulter rapidement.
- Climat et environnement : se protéger de la chaleur (hydratation, éviter les heures chaudes), du soleil (vêtements, protection solaire), et du froid ou de l’altitude selon la destination.
- Exposition à des substances toxiques ou environnementales : se protéger de l’exposition à la pollution et aux produits chimiques environnementaux.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Madagascar (santé), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Ambassade, consulats et urgencesVérifié
Retrouvez dans cette rubrique des informations de contact relatives aux administrations, services et organismes locaux.
Hôpitaux
La liste à jour peut être consultée sur la rubrique « liste de notoriété dans le domaine médical) sur la page des listes de notoriété : https://mg.diplomatie.gouv.fr/liste-de-notoriete
Agences consulaires
La liste peut être consultée sur le site internet : https://mg.diplomatie.gouv.fr/presence-francaise
Police
Pompiers : 118 (mobiles uniquement) Police : 17 Gendarmerie nationale : 119
Commissariats centraux :
- À Tananarive : + 261 20 22 227 35 / +261 20 22 227 36 / +261 20 22 357 09 / +261 20 22 357 10 / +261 20 22 281 70
- À Diégo-Suarez : +261 34 05 998 59
- À Majunga : +261 20 62 229 32 / +261 34 05 998 66
- À Tuléar : +261 34 05 998 78
- À Fort Dauphin : +261 34 05 529 46
- À Morondava : +261 34 05 529 94
- À Antsirabé : +261 20 44 480 33 / +261 34 05 998 83
- À Fianarantsoa : +261 20 75 943 75 / +261 34 05 998 71
- À Tamatave : +261 20 53 320 17 / +261 20 53 305 78 / +261 34 05 998 54
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Madagascar (contacts utiles), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.