Voyager en Irak
Cette page reprend les fiches « Sécurité », « Entrée / séjour » et « Santé » du ministère français (mise à jour le 15 septembre 2026). Elles font foi : relisez-les juste avant de partir.
Sécurité et conseils officielsVérifié
Zones de vigilance
Dernière actualisation le 01/07/2026, information toujours valable à la date du jour
Dans les zones sous le contrôle du gouvernement fédéral, il est formellement déconseillé de se rendre : • dans le gouvernorat d’Al-Anbar, en dehors des villes de Ramadi, Fallouja, et de l’axe qui relie ces deux villes à Bagdad ; • dans le gouvernorat de Salah-Al-Din ; • dans le gouvernorat de Tamim (Kirkouk) ; • dans le gouvernorat de Babel, à l’ouest de l’axe reliant Bagdad à Kerbala, via Iskandariya ; • dans le gouvernorat de Diyala, au nord du parallèle reliant Bagdad à la frontière iranienne ; • dans le gouvernorat de Ninive, à l’exception de la ville de Mossoul, de la route reliant Mossoul à Erbil et des secteurs de la plaine de Ninive situés de part et d’autre de cet axe (district de Hamdaniya, sous-district de Baachiqa) ; • dans le gouvernorat de Bagdad, dans les quartiers périphériques de la capitale, notamment Sadr City, Bayaa, Jurf al Salam et Za’faraniya ; • Dans la partie désertique des gouvernorats de Nadjaf et du Muthanna se situant à la frontière avec l’Arabie saoudite.
Dans les zones sous le contrôle du gouvernement régional du Kurdistan, il est formellement déconseillé de se rendre : • dans le gouvernorat d’Erbil, le long de la limite de fait entre les administrations respectives du gouvernement autonome du Kurdistan et l’Etat fédéral, limite appelée Kurdish coordination line (KCL), à l’exception de la route entre Erbil et Mossoul ; • dans le gouvernorat de Souleymanié, le long et au sud de l’axe reliant Chamchamal à Darbandikhan, ainsi qu’au Nord du lac de Dokan ; • dans le gouvernorat de Dohuk, , les zones montagneuses situées à l’Est de Zakho, et longeant la frontière avec la Turquie.
Zones déconseillées sauf raison impérative (zone orange)
Dans les zones contrôlées par le gouvernement fédéral, sont déconseillés, sauf raison impérative :
- les gouvernorats de Karbala, Babel, Qadissiya, Muthanna, Dhi-Kar ;
- les gouvernorats de Najaf et de Muthanna hors des zones désertiques se situant à la frontière avec l’Arabie saoudite
- le gouvernorat de Bassora, y compris la ville de Bassora, en se gardant d’approcher la frontière iranienne à moins de vingt kilomètres ;
- les gouvernorat de Wasit et Misan, en se gardant d’approcher la frontière iranienne ;
- la ville de Bagdad, en se gardant de pénétrer dans les quartiers périphériques, notamment Sadr City, Bayaa, Jurf al Salam et Za’faraniya
dans le gouvernorat de Ninive, la ville de Mossoul, la route principale reliant Mossoul à Erbil en Région autonome du Kurdistan, ainsi que les secteurs de la plaine de Ninive situés de part et d’autre de cet axe (district de Hamdaniya, sous-district de Baachiqa).
Dans les zones contrôlées par le gouvernement régional du Kurdistan, sont déconseillées, sauf raison impérative :
- une zone partant de la ville de Zakho et passant par Dohouk, Erbil, Koya, Soulaymanieh, avant d’aboutir à Halabja et incluant les agglomérations d’Akre, Barzan et Soran ;
- la route menant de Dohouk à Amedi et le centre-ville d’Amedi.
Terrorisme
Le risque terroriste est élevé dans les gouvernorats de Tamim, Salah-ed-dine, Diyala, d’Al-Anbar, dans le gouvernorat de Ninive (dans les zones situées au sud de Mossoul) et dans la ville de Makhmour et ses environs, où les incidents et/ou les annonces d’arrestation ou de neutralisation d’éléments terroristes sont fréquentes.
Des opérations de démantèlement de cellules terroristes ont également eu lieu en 2023 et 2024 dans le Sud et Sud-Est de la province de Soulaymanieh.
Dans le reste du territoire, la menace terroriste reste latente mais l’engagement des forces de sécurité irakiennes permet de la contenir de façon effective. A Bagdad, cette menace ne s’est pas concrétisée depuis 2021, année au cours de laquelle ont été déplorés les derniers attentats meurtriers dans la capitale. Le 21 janvier 2021, un attentat-suicide a fait 32 morts et 110 blessés sur le marché aux vêtements de la place Tayaran, en centre-ville. Le 23 mars 2021, un engin dissimulé dans une moto a détonné dans le quartier de "New Baghdad" (Bagdad Al Jadeeda), près d’Army Canal, faisant au moins une victime. Le 19 juillet 2021, un attentat-suicide a fait 35 morts et 57 blessés sur un marché populaire de Sadr-city à l’est de Bagdad.
Sécurité routière
L’état des routes, de la signalisation, des véhicules ainsi que les comportements au volant provoquent de nombreux accidents graves. Le taux de mortalité par accident de la route est élevé.
Criminalité organisée
La menace d’enlèvement à des fins d’extorsion de fonds existe sur l’ensemble du territoire, en dehors de la région autonome du Kurdistan.
Manifestations
Des manifestations sont fréquentes dans les principales villes d’Irak, notamment dans le Sud du pays, pouvant occasionner des blessés, voire des morts. Les derniers affrontements meurtriers liés aux tensions politiques se sont déroulés le 29 août 2022 à Bagdad (zone verte) et dans d’autres gouvernorats du sud et du centre du pays. Pour autant, désormais, lors de manifestations, les forces de sécurité intérieure déploient des dispositifs particulièrement conséquents, pour éviter tout débordement.
Mines et restes explosifs de guerre
Des mines et/ou engins explosifs non-explosés restent présents, dans deux types de régions en Irak. D’une part, les zones anciennement occupées par Daech, incluant les gouvernorats de l’Anbar, de Ninive, de Salaheddine et de Kirkouk. D’autre part, les zones de conflit durant la guerre Iran-Irak (frontières Iran-Irak, y compris au Kurdistan irakien, Bassora, Missan, Wassit, Diyala, Dhi Qar, Muthanna, Qadisiya). L’ensemble des gouvernorats de la région autonome du Kurdistan est concerné par les opérations de déminage liées aux différents conflits, et 35% des zones contaminées restent à dépolluer (source : https://gov.krd/maa-en/).
Activité des groupes paramilitaires
Certains de ces groupes ciblent ponctuellement et spécifiquement, en fonction des tensions régionales, les installations liées à la Coalition internationale contre Daech dans le pays ou à l’ambassade américaine. En territoire fédéral (hors la région autonome du Kurdistan), on recense six occurrences en 2022, une le 8 décembre 2023, puis deux occurrences en 2024, le 10 septembre et le 1er octobre.
En région autonome du Kurdistan irakien, de manière régulière (plusieurs fois par semaine) durant l’hiver 2023-2024, ces groupes ont pris pour cible la base de la Coalition internationale située à proximité de l’aéroport international d’Erbil. Les installations gazières de Khormor ont également été la cible d’attaques par drone suicide en janvier 2024.
Activités militaires du PKK et de la Turquie en territoire irakien
Le groupe terroriste Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), est actif en région autonome du Kurdistan d’Irak, particulièrement dans les zones montagneuses à la frontière avec la Turquie et l’Iran (massifs de Qandil notamment), et parfois plus en profondeur (massifs montagneux de Gara et Metina). Il est également actif dans certaines zones urbaines de la province de Soulaymanieh. En 2019, le PKK a procédé à un assassinat ciblé contre des cibles turques et, en 2023, à un attentat à Erbil.
La Turquie a lancé depuis 2021 une série d’opération militaires contre le PKK et a installé, dans ce cadre, un réseau de bases militaires côté irakien de la frontière, allant jusqu’à 20 km en profondeur dans le territoire irakien. Des accrochages et frappes aériennes (plusieurs centaines en 2023 et 2024), pouvant occasionner des dégâts collatéraux et victimes civiles, se déroulaient régulièrement dans les zones rurales et montagneuses ainsi qu’en province de Soulaymanieh (Rania, Qaladze, Penjwin…).
Le processus de paix entamé entre la Turquie et le PKK fin 2024 a permis une réduction très significative de ces incidents sécuritaires, dont la récurrence a été quasi-nulle depuis le printemps 2025. Cette situation est néanmoins évolutive et nécessite de conserver un haut degré de vigilance.
Risques naturels et industriels
Ces risques sont liés à l’importance de l’activité pétrolière, ainsi qu’à l’état général des infrastructures, en particulier hydrauliques (barrages).
Risque sismique
Ce risque concerne essentiellement la partie nord du pays jusqu’à Bagdad où des secousses, jusqu’à présent de faible ampleur, sont régulièrement ressenties.
Contrefaçon de médicaments
Des médicaments contrefaits circulent largement en Irak. Il est recommandé de se fournir en France pour la petite pharmacie comme pour le traitement d’affections chroniques.
Recommandations
Il est fortement recommandé de s’inscrire sur le fil d’Ariane avant tout déplacement envisagé en Irak.
Les ressortissants français voyageant en Irak sont invités à se conformer aux pratiques suivantes :
• s’informer de la situation sécuritaire en amont de tout déplacement ; • éviter de se déplacer en zone rouge ; • ne jamais se déplacer seul ; • proscrire en toute circonstance les déplacements de nuit, même sur courte distance ; • se déplacer autant que possible en véhicule blindé ; • séjourner dans des hôtels sécurisés ; • éviter les rassemblements • pour les femmes, adopter un style vestimentaire discret avec des vêtements longs et plutôt amples. • être accompagné d’un ou plusieurs contacts de nationalité irakienne d’absolue confiance, préalablement connus ou recommandés par un référent sûr (fixeurs, interprètes, associés, représentants locaux) ; • ne pas indiquer sa position ni son itinéraire sur les réseaux sociaux ; • être en contact régulier avec un point de contact référent : ce référent doit demeurer en lieu sûr, doit recevoir des nouvelles régulières du voyageur, doit connaître les coordonnées téléphoniques des accompagnateurs irakiens ainsi que les caractéristiques des véhicules utilisés (marque, type, couleur, immatriculation) et a vocation à signaler immédiatement aux autorités françaises (ambassade de France en Irak ou Consulats généraux à Erbil et Mossoul) tout silence prolongé du voyageur.
Frontière terrestre avec l’Iran
Compte tenu des risques très élevés d’arrestation et de détention arbitraire de ressortissants français, il est recommandé de renoncer à tout projet de voyage en Iran. L’Iran met en œuvre une politique délibérée de prise d’otages occidentaux et cible des ressortissants français de passage qu’il accuse d’espionnage.
Vers la fiche Conseils aux voyageurs pour l’Iran.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Irak (sécurité), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Entrée et séjourVérifié
Visas
Important : un visa d’entrée est exigé.
Visa touristique – demande en ligne en amont du voyage
Depuis le 1er mars 2025, le visa touristique ne s’obtient plus à l’arrivée à l’aéroport de Bagdad. Préalablement au voyage vers l’Irak, la demande d’un visa électronique doit être faite via le lien https://eservice.evisa.iq En cas de dépassement de la durée de séjour accordée sur le visa d’entrée, un visa de sortie devra être demandé auprès de la direction des affaires de résidence en Irak. Une pénalité de 500 000 IQD sera exigée et 10 000 IQD pour chaque jour de dépassement. Les membres des organisations non gouvernementales et les journalistes répondent à d’autres critères. Ce visa électronique ne peut donc pas leur être délivré.
Visas pour membres d’organisations non gouvernementales (ONG)
Les visas pour les membres d’ONG s’obtiennent par demande officielle auprès de l’ambassade de la République d’Irak à Paris. Le coût du visa est de 50 € (frais de visa). Un formulaire est à compléter, disponible sur le site de l’ambassade de la République d’Irak à Paris, auquel doivent être jointes deux photos d’identité ainsi qu’une copie de passeport valide.
Visas pour journalistes
Les visas pour les journalistes s’obtiennent par demande officielle auprès de l’ambassade de la République d’Irak à Paris. Le coût du visa est de 50 € (frais de visa). Un formulaire est à compléter, disponible sur le site de l’ambassade de la République d’Irak à Paris, auquel doivent être jointes deux photos d’identité ainsi qu’une copie de passeport valide. En outre, une demande officielle doit être adressée de la part de l’employeur à la commission des médias et des télécommunications (CMC) par courriel à enquiries@cmc.iq, en fournissant les informations suivantes : 1- Noms et prénoms des journalistes qui souhaitent aller en Irak, ainsi que le détail des fonctions de chacun. 2- Les équipements et matériels qui seront utilisés lors de la mission. 3- L’objet de la mission 4- Les zones ou les gouvernorats qui seront visités, en mentionnant la durée de la visite.
La CMC indiquera aux journalistes l’ensemble des pièces à fournir en complément de leur demande, facturée à hauteur de 50 000 IQD (procédure ordinaire) ou de 100 000 IQD (procédure accélérée). Visas pour voyageurs d’affaires Les visas pour les voyageurs d’affaires s’obtiennent par demande officielle auprès de l’ambassade de la République d’Irak à Paris. Le coût du visa est de 50 € (frais de visa). Un formulaire est à compléter, disponible sur le site de l’ambassade de la République d’Irak à Paris, auquel doivent être jointes deux photos d’identité ainsi qu’une copie de passeport valide. La demande devra être accompagnée des pièces suivantes :
- documents commerciaux, d’enregistrement de la société
- relevés bancaires,
- courrier de demande de la société
2/ Pour la seule région autonome du Kurdistan
À titre dérogatoire, les personnes se rendant exclusivement dans la région autonome du Kurdistan irakien peuvent obtenir à l’arrivée dans un aéroport de la région autonome ou au poste frontière terrestre Ibrahim Khalil, en provenance de Turquie, un visa valable 30 jours, pour cette seule région, et pour un montant de 103 000 IQD, prépayés en ligne. La procédure d’obtention de ce visa devra être initiée sur le site du gouvernement régional du Kurdistan. Les voyageurs entrant au Kurdistan depuis le reste de l’Irak et titulaires d’un visa irakien ne sont pas soumis à l’obtention d’un visa de la région du Kurdistan d’Irak. Aucune formalité de sortie n’existe au Kurdistan pour les personnes y séjournant moins de 30 jours.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Irak (entrée et séjour), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
SantéVérifié
Avant le départ
Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions en matière de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Ces indications ne dispensent toutefois pas le voyageur d’une consultation chez son médecin traitant et/ou dans un centre de vaccinations internationales, suffisamment longtemps avant la date de départ pour permettre le rappel des vaccins si nécessaire.
Pour plus d'information, consulter la rubrique "La santé en voyage".
Frais d’hospitalisation et dépenses de santé
Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé, parfois très élevés à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (dont la chirurgie et l’hospitalisation) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place.
Les sociétés d’assurances rapatriement sont en mesure d’orienter leurs clients vers des hôpitaux de référence, à Bagdad ou en région, qui offrent des conditions de prise en charge des urgences vitales, avec des standards comparables à ceux existant en France et en Europe. Les évacuations sanitaires sont possibles vers Dubaï ou vers la France, au besoin.
Recommandations pour la santé
Consulter si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) pour faire une évaluation de son état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations. Consulter éventuellement son dentiste avant le départ.
Constituer sa pharmacie personnelle en conséquence et n’emporter dans ses bagages que les médicaments strictement nécessaires ; ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Les médicaments doivent être dans leur emballage d’origine avec les étiquettes originales, accompagnés d’une ordonnance portant le nom des médicaments en dénomination commune internationale (DCI). Il est indispensable de vérifier que les médicaments concernés sont autorisés dans le pays visité : pour plus d’informations, consulter la fiche Informations pratiques.
De nombreux médicaments contrefaits circulent en Irak. Il est recommandé de se fournir en France pour la petite pharmacie comme pour le traitement d’affections chroniques.
Vaccinations
Les vaccins recommandés en France sont également indispensables lors d’un séjour à l’étranger : les maladies qu’ils préviennent circulent partout dans le monde, parfois même plus fréquemment qu’en France. Avant tout départ, le voyageur (adulte et enfant) doit donc d’abord s’assurer d’être à jour du calendrier vaccinal français, en particulier des vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche mais aussi contre la rougeole. Le carnet de vaccination peut être demandé à l’arrivée de certains pays.
Des vaccinations complémentaires peuvent être nécessaires :
- Hépatite A : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Fièvre typhoïde : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Méningite ACWY : en cas de séjour pendant la saison sèche (habituellement hiver et printemps) ou d’épidémie signalée ;
- Rage : notamment enfants en bas âge, séjour en milieu rural ou éloigné des villes principales ;
- Hépatite B : en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
- Mpox : en cas d’exposition à risque.
Il est donc conseillé de consulter son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) suffisamment de temps avant le voyage.
Paludisme
Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire transmise par piqûres de moustiques infectés. Les formes bénignes associent des symptômes de type grippal : fièvre, frissons, fatigue, maux de tête, courbatures, vomissements. Des formes graves potentiellement mortelles peuvent survenir d’emblée ou en l’absence de traitement (confusion, convulsions, difficultés à respirer, jaunisse, saignements anormaux). En cas de survenue de symptômes pendant un séjour à l’étranger ou dans les semaines qui suivent le retour, il est nécessaire de consulter rapidement un médecin.
La prévention du paludisme repose sur la protection contre les piqûres de moustiques et la prise d’un traitement préventif. Avant tout séjour en zone d’endémie, il est recommandé de consulter son médecin traitant ou un médecin spécialisé en médecine des voyages.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Coronavirus MERS-CoV
Les coronavirus sont une vaste famille de virus susceptibles de provoquer un large éventail de maladies chez l’humain, du rhume banal jusqu’à une atteinte respiratoire sévère. Concernant le Mers CoV, la présentation la plus fréquente associe de la fièvre et une infection pulmonaire qui peut être sévère. Des formes mortelles sont possibles. Il n’existe pas de vaccin.
Les mesures classiques d’hygiène sont recommandées :
- Se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon ou avec une solution hydro-alcoolique ;
- Éviter le contact avec les animaux en particulier avec les chameaux et les dromadaires ainsi que la consommation de viande de chameau ou lait de chamelle ;
- Éviter les grands rassemblements ainsi que tout contact rapproché avec des personnes malades.
En cas de survenue de forte fièvre, de toux et/ou de difficultés respiratoires, y compris après le retour consulter un médecin en urgence ou contacter le Samu (15).
Pour toute information complémentaire, consulter la rubrique risques sanitaires ainsi que les sites internet du ministère de la santé et de l’Organisation mondiale de la Santé.
Choléra
Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer, par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et/ ou ingestion d’eau contaminée. Cette maladie, dite « des mains sales », se traduit par des troubles digestifs sévères (diarrhée liquide abondante, crampes abdominales, vomissements), un état de faiblesse générale et parfois de la fièvre.
La prévention repose sur la vaccination et le respect des règles d’hygiène alimentaire (se laver régulièrement les mains, ne consommer que de l’eau en bouteille, peler les fruits et légumes, manger de la nourriture cuite ; utilisation des installations sanitaires). Les personnes présentant les signes de la maladie doivent consulter un médecin en urgence.
Pour plus d’informations, consulter le site Santé publique France et le site du ministère de la Santé.
Des cas de choléra ont été signalés dans la région autonome du Kurdistan (gouvernorat de Souleymanieh en particulier).
Fièvre typhoïde
La fièvre typhoïde est une maladie infectieuse causée par des bactéries présentes dans l’eau contaminée par des matières fécales d’origine humaine. L’infection résulte le plus souvent de l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, ou d’une transmission directe de personne à personne. Les symptômes surviennent en moyenne 3 semaines après la contamination et associent fièvre, maux de tête, perte d’appétit, douleurs abdominales avec diarrhée ou constipation, fatigue et parfois, éruption cutanée. Dans les formes plus graves, la fièvre typhoïde peut être fatale en l’absence de traitement.
Les mesures de prévention reposent sur les règles élémentaires d’hygiène générale vis-à-vis de l’eau, des aliments et du lavage des mains ainsi que sur la vaccination.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur.
Fièvre Hémorragique de Crimée Congo
La Fièvre Hémorragique de Crimée Congo est une maladie virale potentiellement mortelle qui se transmet à l’humain soit par piqûres de tiques, soit par contact avec du sang ou des tissus d’animaux infectés. Le traitement est symptomatique et il n’existe pas de vaccin.
Les mesures de prévention associent la prévention des piqures d’insectes et de tiques (cf. ci-après) ainsi que l’éviction des contacts avec le bétail ou les animaux domestiques pouvant être infectés. En cas de symptômes ou de doute, consulter en urgence un médecin.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site Santé Publique France .
Grippe aviaire ou zoonotique
Le terme regroupe l’ensemble des infections de type grippal causées par différents virus influenza d’origine animale (oiseaux sauvages, volailles, porcs). La survenue de cas chez l’être humain est exceptionnelle. La transmission résulte soit d’un contact direct notamment avec les sécrétions respiratoires et les matières fécales des animaux malades, soit de façon indirecte par l’exposition à des matières contaminées. Les symptômes sont similaires à ceux de la grippe saisonnière (fièvre, toux, courbatures…) mais peuvent se compliquer de difficultés respiratoires, de troubles digestifs, d’atteintes neurologiques, voire de décès.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Méningites à méningocoques
Il s’agit d’une infection très grave voire mortelle due à une famille de bactérie appelé méningocoques, qui atteint les enveloppes du système nerveux. La transmission entre individus se fait par l’intermédiaire de gouttelettes et sécrétions respiratoires, lors d’un contact prolongé. Des épidémies régulières sont observées en Afrique sub-saharienne notamment pendant la saison sèche (de novembre à juin). Les symptômes associent fièvre, maux de tête et du cou intenses, vomissements, léthargie, voire troubles de la conscience et coma. L’apparition de taches rouges sur la peau (purpura) d’extension rapide constitue un signe de gravité imposant une prise en charge médicale immédiate. La prévention repose sur la vaccination contre le méningocoque (sérotypes A, C, Y, W135). Il est recommandé de consulter un médecin ou un centre de vaccinations internationales avant tout voyage.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé.
Poliomyélite
La poliomyélite est une maladie très contagieuse due à un virus, transmis principalement par l’intermédiaire d’eau souillée et d’aliments contaminés par les selles. Après une incubation de quelques jours, l’infection est souvent bénigne voire asymptomatique mais dans de rares cas, elle peut entraîner une paralysie aiguë parfois irréversible, notamment des membres inférieurs. La paralysie des muscles respiratoires peut être mortelle. Il n’existe pas de traitement curatif et seulement des soins symptomatiques. La prévention repose sur la vaccination.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Organisation mondiale de la Santé et le site de l'Institut Pasteur.
Mesures générales de prévention des piqûres de moustiques
- Porter des vêtements longs et couvrants ;
- Appliquer des produits répulsifs cutanés sur les zones découvertes du corps ;
- Protéger son logement (moustiquaires imprégnées d’insecticide, diffuseurs électriques, serpentins à l’extérieur, climatisation, etc.) ;
- Détruire les sites potentiels de reproduction des moustiques (récipients d’eau stagnante comme les soucoupes sous les pots de fleurs, les gouttières, les pneus, etc.).
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé et le site de l'Assurance Maladie.
Règles d'hygiène alimentaire
- Se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon ou des solutions de lavage hydroalcooliques, surtout avant et après les repas et le passage aux toilettes ;
- Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
- Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
- Peler les fruits et légumes ou les laver soigneusement (à l’eau saine) ;
- Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
- Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant).
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
Dans tout l’Irak, il convient de ne pas consommer l’eau du robinet. Des cas d’intoxication dus à la mauvaise qualité de l’eau sont régulièrement signalés.
Infections sexuellement transmissibles (IST)
Il est recommandé d’éviter les comportements sexuels à risque et de prendre toutes les précautions d’usage. En cas d’exposition à un risque, il est recommandé de consulter au plus tôt un professionnel de santé.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
Prévention des risques généraux
- Déplacements et route : privilégier les transports fiables, éviter la conduite de nuit, porter la ceinture/casque, se méfier des deux-roues et des conditions locales de circulation.
- Baignade et milieu aquatique : se baigner dans des zones surveillées, se renseigner sur les courants, éviter l’alcool avant baignade, sortir de l’eau en cas de fatigue ou de conditions locales défavorables.
- Animaux : se tenir à distance des cadavres d’animaux et de leurs déjections ; ne pas toucher ni nourrir les animaux, même familiers. En cas de morsure/griffure/léchage sur peau lésée, laver immédiatement à l’eau et au savon et consulter en urgence.
- Climat et environnement : se protéger de la chaleur (hydratation, éviter les heures chaudes), du soleil (vêtements, protection solaire), et du froid ou de l’altitude selon la destination.
- Exposition à des substances toxiques ou environnementales : se protéger de l’exposition à la pollution et aux produits chimiques environnementaux.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Irak (santé), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Argent et paiementÀ documenter
Ambassade, consulats et urgencesVérifié
Retrouvez dans cette rubrique des informations de contact relatives aux administrations, services et organismes locaux.
- Hôpital Saint-Raphaël : +964 1 719 60 81 (numéro aléatoire, compte tenu de la situation du réseau téléphonique). Les numéros de la direction de l’hôpital sont les : +964 790 135 68 14 / +964 790 135 68 15 / +964 790 157 78 36
- Département de la résidence des étrangers : Al Karrada - Mahalla 903 rue 23 (près du théâtre municipal) - Bagdad Tél. : +964 1 719 87 32 / +964 1 717 97 27
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Irak (contacts utiles), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.