Voyage Malin

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Voyager en Équateur

Cette page reprend les fiches « Sécurité », « Entrée / séjour » et « Santé » du ministère français (mise à jour le 29 octobre 2026). Elles font foi : relisez-les juste avant de partir.

Sécurité et conseils officielsVérifié

Zones de vigilance

Dernière actualisation le 05/03/2026, information toujours valable à la date du jour

Zones formellement déconseillées (en rouge sur la carte) En raison de la présence de groupes armés, notamment liée au narcotrafic, les voyages sont formellement déconseillés sur toute la zone frontalière entre l’Équateur et la Colombie (hormis le couloir de Tulcan déconseillé sauf raison impérative) jusqu’à la ville d’Esmeraldas. Plusieurs attaques mortelles ont été perpétrées dans cette zone et l’insécurité y est extrêmement élevée.

Zones déconseillées sauf raison impérative (en orange sur la carte)

Les déplacements dans les provinces côtières (Esmeraldas, Manabi, Santa Elena, Guayas et El Oro) ainsi que celles de Los Ríos et de Santo Domingo de los Tsáchilas sont déconseillés sauf raison impérative et planification minutieuse, au regard des niveaux de violence très élevés qui y prévalent et des risques encourus lors des transferts par voie terrestre.

La ville de Guayaquil et ses environs ne font pas exception, concentrant près de 40 % du total des homicides enregistrés dans le pays, résultant notamment d’affrontements entre groupes criminels impliqués dans le narcotrafic. On constate par ailleurs une multiplication de cas d’agressions avec vol par confrontation directe et sous la contrainte dans l’espace public, les bars ou les restaurants. Les enlèvements et autres actes d’extorsion sont en augmentation.

La ville de Nueva Loja (autrement appelée Lago Agrío), qui attire des trafiquants et contrebandiers, est déconseillée sauf pour le transit vers les parcs de Cuyabeno et Yasuni, dans le cadre de déplacements organisés et sous la responsabilité d’un tour opérateur.

Zones de vigilance renforcée (en jaune sur la carte)

Le reste du pays est placé en zone de vigilance renforcée (sauf l’archipel des Galápagos, zone de vigilance normale – en vert sur la carte).

Quito

Il convient de :

Notification des incidents de sécurité : l’Équateur offre la possibilité aux touristes qui visitent le pays de s’enregistrer dans une base de données depuis l’application ECU911. Ils peuvent ainsi rapporter aux autorités des problèmes de toutes natures (agression, accident…). L’application, téléchargeable sur smartphone, existe en anglais et espagnol.

Risque volcanique

L’Équateur recense plusieurs volcans sur le continent et dans les îles Galápagos. Certains sont en activité.

Pour plus d’informations, avant tout déplacement dans ces zones, consulter le site de l’Institut géophysique équatorien (en espagnol) et prendre connaissance de la fiche pratique des Conseils aux voyageurs sur le risque volcanique.

Il est recommandé aux voyageurs de faire preuve de la plus grande prudence et de respecter les mesures de sécurité prises par les autorités locales.

Les volcans Sangay et Reventador restent toujours très actifs. Leur ascension est à proscrire, ainsi que toute approche du cône terminal. Les volcans Cotopaxi et Tungurahua connaissent également des périodes d’activité fréquentes qui peuvent conduire les autorités à restreindre l’accès à leurs abords.

Risque sismique

L’Équateur est situé sur une zone de forte et régulière activité sismique. Consulter la fiche « Séismes ».

Risque de tsunami

En raison de l’activité sismique constatée le long de la côte, des risques de tsunami sont à prendre en compte, y compris à la suite de séismes qui interviendraient dans d’autres pays de la région.

Délinquance/criminalité

La grande criminalité est très prégnante dans le pays, elle est en particulier liée au narcotrafic, à la contrebande et à l’extraction minière illégale.

La délinquance atteint des niveaux très importants, ce qui doit entraîner une très grande vigilance face aux risques élevés de vols avec violence.

Des attaques et agressions sexuelles contre des étrangers ont été signalées partout dans le pays, notamment dans les zones les plus touristiques. Les femmes sont en particulier invitées à la vigilance et à ne pas se déplacer seules, surtout de nuit.

Les touristes peuvent aisément être victimes de vols au moment d’un retrait d’espèces à un distributeur. Il est recommandé de privilégier les distributeurs des grands centres commerciaux, mieux sécurisés que ceux de rue. Il est déconseillé de retirer de fortes sommes d’argent aux distributeurs automatiques ou aux guichets des banques. Une baisse du plafond de retrait pendant le voyage en Équateur peut opportunément être opérée auprès de la banque française.

Risques liés aux transports

La conduite en Équateur peut être dangereuse et n’obéit pas aux mêmes standards qu’en France. Le code de la route est peu respecté, en l’absence de contrôles de police réguliers et les conducteurs sont imprévisibles. Beaucoup roulent sans assurance.

Les piétons sont invités à la plus grande prudence au moment de traverser les axes de circulation, y compris sur les passages protégés.

En ville, notamment à Quito et à Guayaquil, la circulation est dense et risquée.

Le transport en commun interurbain n’est pas toujours fiable et est déconseillé : les chauffeurs de bus conduisent souvent de manière dangereuse, occasionnant de nombreux accidents de la route. Les passagers peuvent être volés, plusieurs touristes rapportent notamment le vol de leurs papiers d’identité.

Les transports publics urbains sont régulièrement le théâtre d’agressions et de vols. L’utilisation de taxis enregistrés et clairement identifiés ou de VTC (Uber) est recommandée. L’usage de taxis informels doit absolument être évité. De nuit en particulier, il est préférable de réserver un taxi plutôt que de le héler dans la rue. Il est recommandé de verrouiller les portes de l’intérieur pour éviter les vols à l’arraché quand le véhicule est arrêté.

Recommandations générales

Il est recommandé :

ne jamais faire de camping sauvage.

Surf, planche à voile et natation

Les courants marins étant potentiellement dangereux tant sur la côte pacifique qu’aux Galápagos, il est fortement recommandé de respecter les indications et conseils donnés par les autorités et les populations locales.

Tourisme d’altitude

Il est nécessaire de faire preuve de prudence et de progressivité. Il est recommandé de prendre préalablement l’avis de son médecin, en particulier pour les enfants, les seniors et les personnes peu habituées aux efforts. Dans tous les cas, une bonne forme physique est nécessaire. Il convient également de prévoir le matériel et l’équipement adaptés et de se prémunir des brusques changements du climat et des températures. Il est conseillé d’informer au préalable son entourage (ou son hôtel) afin de faciliter d’éventuels secours.

Le manque de moyens et d’équipements des secours, particulièrement dans les régions isolées ou de haute montagne, entraîne des délais d’intervention qui peuvent être longs. Il est vivement recommandé de recourir aux services de guides de haute-montagne.

Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Équateur (sécurité), mise à jour le 29 octobre 2026 (source officielle)

Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 29 octobre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.

Entrée et séjourVérifié

Passeports

Le voyageur doit être en possession d’un passeport en parfait état dont la validité est de plus de 6 mois après la date prévue de sortie du pays. En cas de non-respect de ces conditions, le voyageur se verra refuser l’entrée dans le pays.

Visa

Le visa n’est pas nécessaire pour un séjour touristique d’une durée égale ou inférieure à 90 jours (cette période maximum étant calculée sur douze mois glissants). Le voyageur doit être muni d’un billet de retour ou d’un billet de sortie du territoire équatorien. En cas de dépassement du temps de séjour autorisé (90 jours), tout étranger s’exposera à une très lourde amende et pourra se voir placé en rétention administrative. La loi de mobilité humaine actualisée en 2025 durcit globalement les conditions d’accès au territoire équatorien. Elle précise qu’un étranger qui souhaite prolonger son séjour a la possibilité de le faire pour une durée de 90 jours supplémentaires après s’être acquitté de droits pour l’extension de visa auprès des autorités compétentes.

L’accès à l’archipel des Galápagos obéit à des règles spécifiques (carte migratoire à acheter et remplir au départ de l’aéroport de Quito ou de Guayaquil et droits d’entrées important pour accéder au parc national, à l’arrivée dans l’archipel).

Assurances

Une hospitalisation dans un établissement privé engendre des coûts très élevés. Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et, de manière générale, aux dépenses de santé qui peuvent être très élevées à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux.

Les mineurs

Les mineurs voyageant seuls ou en compagnie d’une personne n’étant pas un parent doivent être en possession d’un permis d’entrée et de sortie du territoire équatorien.

Franchissement des frontières terrestres

L’accès à la plupart des régions frontalières et des points de passage terrestres est, selon les cas (cf. carte dans l’onglet sécurité), formellement déconseillé ou déconseillé sauf raison impérative.

Il reste possible que les formalités de contrôle des passeports des passagers, notamment ceux qui voyagent en bus ne soient pas accomplies aux postes frontières séparant la Colombie ou le Pérou de l’Équateur. C’est pourquoi, en cas d’arrêt à ces postes frontières, les voyageurs doivent impérativement veiller à effectuer les démarches auprès des autorités migratoires et éviter le service de supposés facilitateurs. Dans le cas contraire, il leur sera compliqué de quitter le territoire équatorien.

Réglementation en vigueur pour l’accès des bateaux étrangers au parc national Galápagos

Les bateaux étrangers non commerciaux, avec moins de 10 personnes à bord, sont autorisés à visiter tous les ports habités du parc national Galápagos pendant un maximum de 20 jours.

Pour effectuer une visite sur les lieux touristiques du parc national des Galápagos, les voyageurs pourront débarquer dans l’un des ports et utiliser les services d’un canot local.

Si les voyageurs désirent visiter ces lieux touristiques avec leur propre embarcation, ils devront solliciter, avec un préavis minimum de 60 jours, un permis d’entrée dans les eaux territoriales, auprès des organismes appropriés (ministère des Relations extérieures et ministère de la Défense). Les représentations diplomatiques de l’Équateur à l’étranger peuvent relayer la demande de permis auprès de ces organismes. À leur arrivée dans les îles, ils devront en avertir la capitainerie du port et acquitter les droits applicables. Ils devront accomplir également diverses formalités auprès de la police de l’immigration.

Le bateau et son équipage doivent s’acquitter des taxes (entrée à la capitainerie, à l’immigration, aux chenaux, mouillage, phares et balises, environnement, sortie du territoire etc.). Le montant dépend de la taille du bateau. Par exemple, pour un voilier de 40 pieds, le prix est d’environ 140$. Chaque personne à bord du voilier qui souhaite visiter une partie du parc national des Galápagos doit payer 100$ à la Chambre de tourisme des Galápagos.

Toutes les embarcations devront adopter un itinéraire respectant le plan de charge des sites visités. Les services d’un guide agréé sont obligatoires.

Toutes les embarcations qui entrent aux Galápagos doivent se soumettre à des inspections de quarantaine et présenter des certificats de fumigation émis par le dernier port visité.

Le changement d’équipage d’origine n’est pas permis, sauf en cas de force majeure.

Pour plus d’informations, consultez le site Internet du parc (site en espagnol).

Argent

Tout passager entrant ou sortant du pays avec de l’argent en espèces, pour un montant égal ou supérieur à 10 000 USD (dix mille dollars) ou l’équivalent en d’autres devises, a l’obligation de le déclarer aux autorités compétentes, conformément à la Loi organique sur la prévention, la détection et l’éradication du délit de blanchiment d’argent et du financement d’activités illicites.

À cet effet, avant de se soumettre au contrôle douanier, le passager devra remplir le Formulaire d’Enregistrement Douanier (Formulario de Registro Aduanero) (FRA), qu’il peut compléter de manière électronique (remplir le FRA).

Il convient de préciser que la déclaration du montant ne donne lieu à aucun paiement de taxes sur le commerce extérieur. De plus, si le montant a été déclaré correctement, aucune sanction ne sera appliquée.

Cette déclaration n’est pas liée à l’Impôt sur la Sortie des Devises (ISD).

Animaux

Animaux

Seuls les chiens et les chats sont considérés comme des animaux domestiques. La règlementation d’importation d’un chien ou d’un chat en Équateur est contraignante. L’entrée en Équateur d’un chien ou d’un chat est conditionnée à l’obtention du Certificat sanitaire d’exportation de chiens et de chats du Service vétérinaire officiel du pays d’origine. Ce certificat doit remplir les conditions sanitaires exigées par l’Équateur. Plus d’informations sur le site du gouvernement (en espagnol).

Selon la règlementation équatorienne :

Pour plus de renseignements concernant la procédure et les animaux autres que les chiens et les chats, consulter le site Internet d’Agrocalidad (site en espagnol) ou contacter l’ambassade de France à Quito.

Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Équateur (entrée et séjour), mise à jour le 29 octobre 2026 (source officielle)

Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 29 octobre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.

SantéVérifié

Avant le départ

Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions en matière de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Ces indications ne dispensent toutefois pas le voyageur d’une consultation chez son médecin traitant et/ou dans un centre de vaccinations internationales, suffisamment longtemps avant la date de départ pour permettre le rappel des vaccins si nécessaire.

Pour plus d'information, consulter la rubrique "La santé en voyage".

Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé, parfois très élevés à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (dont la chirurgie et l’hospitalisation) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place.

Quito, Guayaquil et Cuenca disposent d’une infrastructure hospitalière de bon niveau où des examens approfondis et des interventions urgentes peuvent être pratiqués. L’attention du voyageur est appelée sur le coût des interventions hospitalières et les problèmes graves et récurrents de prise en charge médicale. Une caution est toujours exigée. Il convient donc de se renseigner au préalable sur les conditions de prise en charge en Équateur ainsi que sur les établissements hospitaliers autorités / conventionnés.

Îles Galapagos : L’attention doit être appelée sur le manque de structure médicale de bon niveau dans l’archipel et les difficultés rencontrées par les compagnies d’assistance et de rapatriement pour faire hospitaliser les malades sur le continent.

Pour plus d’informations sur les coordonnées des médecins et hôpitaux consultez le site de l’ambassade de France en Équateur.

Recommandations pour la santé

Consulter si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) pour faire une évaluation de son état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations. Consulter éventuellement son dentiste avant le départ.

Constituer sa pharmacie personnelle en conséquence et n’emporter dans ses bagages que les médicaments strictement nécessaires ; ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Les médicaments doivent être dans leur emballage d’origine avec les étiquettes originales, accompagnés d’une ordonnance portant le nom des médicaments en dénomination commune internationale (DCI). Il est indispensable de vérifier que les médicaments concernés sont autorisés dans le pays visité : pour plus d’informations, consulter la fiche Informations pratiques.

Vaccinations

Les vaccins recommandés en France sont également indispensables lors d’un séjour à l’étranger : les maladies qu’ils préviennent circulent partout dans le monde, parfois même plus fréquemment qu’en France. Avant tout départ, le voyageur (adulte et enfant) doit donc d’abord s’assurer d’être à jour du calendrier vaccinal français, en particulier des vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche mais aussi contre la rougeole. Le carnet de vaccination peut être demandé à l’arrivée de certains pays.

Des vaccinations complémentaires peuvent être nécessaires :

Il est donc conseillé de consulter son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) suffisamment de temps avant le voyage.

Chikungunya

La chikungunya est une maladie virale transmise par l’intermédiaire de moustiques infectés. Cette maladie se manifeste par l’apparition de symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin ; le traitement est uniquement symptomatique. Les moyens de prévention reposent sur la vaccination et la protection contre les piqûres de moustiques. Il est conseillé avant le départ de se référer à son médecin traitant et/ou à un centre de vaccination internationale.

Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.

Dengue

La dengue est une maladie virale transmise par piqûres de moustiques. Les symptômes sont de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures, parfois éruption cutanée). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin. Il n’existe pas de traitement curatif. La prise en charge médicale repose uniquement sur le traitement des symptômes. Il faut impérativement éviter la prise d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination des voyageurs peut être indiquée dans certains cas. Il est conseillé de se référer, avant son départ, à son médecin traitant et /ou à un centre de vaccination internationale.

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.

La dengue est présente dans les régions côtières et en Amazonie.

Fièvre jaune

Il s’agit d’une maladie virale transmise par piqûres de moustiques. Les symptômes sont variables, allant du syndrome pseudo-grippal (fièvre, frissons, douleurs musculaires, maux de tête…) à des formes plus graves (vomissements de sang, jaunisse, convulsions, coma…) qui sont mortelles dans 20 à 60 % des cas. Aucun traitement curatif n’existe à ce jour.

La prévention individuelle repose uniquement sur la vaccination et sur la protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination doit être réalisée dans un centre de vaccination international et de préférence au moins 10 jours avant le départ.

De nombreux pays exigent la vaccination à l’entrée du territoire. Le fait qu’un pays n’exige pas la vaccination contre la fièvre jaune ne signifie pas qu’il n’y a aucun risque de transmission de la maladie.

Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.

Maladie à virus Oropouche

L’infection à virus Oropouche est une maladie transmise par piqure de moucherons ou de moustiques ; la transmission par voie sexuelle et entre une mère et son fœtus sont également fortement suspectées.

Les principaux symptômes associent une fièvre brutale avec frissons, maux de tête, courbatures et troubles digestifs. La prise d’anti-inflammatoires est déconseillée en cas de symptômes. Des complications sévères (y compris neurologiques) peuvent survenir, notamment chez le fœtus. Il n’existe pas de vaccin ni de traitement spécifique.

Les femmes enceintes ou susceptibles de le devenir doivent impérativement consulter un médecin ou un centre de vaccination internationale avant le départ, reconsidérer tout voyage non essentiel en cas d’épidémie avérée et adopter des mesures de protection strictes contre les piqures d’insectes si le déplacement est maintenu.

La prévention repose donc principalement sur la protection contre les piqures d’insectes (utilisation de répulsifs et d’une moustiquaire imprégnée à mailles fines) ainsi que sur l’abstention de rapports sexuels non protégés durant le séjour.

Pour plus d’informations, consulter le site du Haut Conseil en Santé Publique et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.

Paludisme

Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire transmise par piqûres de moustiques infectés. Les formes bénignes associent des symptômes de type grippal : fièvre, frissons, fatigue, maux de tête, courbatures, vomissements. Des formes graves potentiellement mortelles peuvent survenir d’emblée ou en l’absence de traitement (confusion, convulsions, difficultés à respirer, jaunisse, saignements anormaux). En cas de survenue de symptômes pendant un séjour à l’étranger ou dans les semaines qui suivent le retour, il est nécessaire de consulter rapidement un médecin.

La prévention du paludisme repose sur la protection contre les piqûres de moustiques et la prise d’un traitement préventif. Avant tout séjour en zone d’endémie, il est recommandé de consulter son médecin traitant ou un médecin spécialisé en médecine des voyages.

Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.

Le paludisme est endémique au-dessous de 1 500 mètres dans les provinces d’El Oro, Esmeraldas, Guayas, Manabi, Los Rios, Morona-Santiago, Napo, Pastaza, Sucumbios et Zamora-Chinchipe. Quito, les Galapagos et le centre du pays (zone andine d’altitude) ne sont pas concernés par le paludisme.

Zika

Il s’agit d’une maladie due à un virus transmis principalement par piqûre de moustiques et dans certains cas par voie sexuelle. Les symptômes sont généralement absents ou modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées). La survenue de complications graves telle que des atteintes neurologiques (syndrome de Guillain Barré) et des microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus est attestée.

La prévention repose uniquement sur la protection contre les piqûres de moustiques.

Il est conseillé aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse de consulter au préalable un médecin avant tout déplacement dans une zone infectée. En cas de maintien du voyage, il est impératif de se protéger des piqûres de moustiques et d’appliquer les mesures adaptées contre la transmission sexuelle.

Consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.

Choléra

Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer, par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et/ ou ingestion d’eau contaminée. Cette maladie, dite « des mains sales », se traduit par des troubles digestifs sévères (diarrhée liquide abondante, crampes abdominales, vomissements), un état de faiblesse générale et parfois de la fièvre.

La prévention repose sur la vaccination et le respect des règles d’hygiène alimentaire (se laver régulièrement les mains, ne consommer que de l’eau en bouteille, peler les fruits et légumes, manger de la nourriture cuite ; utilisation des installations sanitaires). Les personnes présentant les signes de la maladie doivent consulter un médecin en urgence.

Pour plus d’informations, consulter le site Santé publique France et le site du ministère de la Santé.

Fièvre typhoïde

La fièvre typhoïde est une maladie infectieuse causée par des bactéries présentes dans l’eau contaminée par des matières fécales d’origine humaine. L’infection résulte le plus souvent de l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, ou d’une transmission directe de personne à personne. Les symptômes surviennent en moyenne 3 semaines après la contamination et associent fièvre, maux de tête, perte d’appétit, douleurs abdominales avec diarrhée ou constipation, fatigue et parfois, éruption cutanée. Dans les formes plus graves, la fièvre typhoïde peut être fatale en l’absence de traitement.

Les mesures de prévention reposent sur les règles élémentaires d’hygiène générale vis-à-vis de l’eau, des aliments et du lavage des mains ainsi que sur la vaccination.

Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur.

Grippe aviaire ou zoonotique

Le terme regroupe l’ensemble des infections de type grippal causées par différents virus influenza d’origine animale (oiseaux sauvages, volailles, porcs). La survenue de cas chez l’être humain est exceptionnelle. La transmission résulte soit d’un contact direct notamment avec les sécrétions respiratoires et les matières fécales des animaux malades, soit de façon indirecte par l’exposition à des matières contaminées. Les symptômes sont similaires à ceux de la grippe saisonnière (fièvre, toux, courbatures…) mais peuvent se compliquer de difficultés respiratoires, de troubles digestifs, d’atteintes neurologiques, voire de décès.

Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.

Leishmaniose

La leishmaniose est une maladie parasitaire transmise par la piqûre d’insectes infectés appelés phlébotomes et qui sont surtout actifs la nuit. La transmission entre êtres humains est exceptionnelle. La maladie se présente sous trois formes principales : cutanée (lésions de la peau), muco-cutanée (détruit les muqueuses du nez et de la bouche) et viscérale (atteinte grave des organes internes, souvent mortelle sans traitement).

Il n’existe aucun vaccin ni traitement préventif. La prévention repose sur la protection contre les piqûres, notamment par l’utilisation de moustiquaires et de répulsifs.

Pour plus d’informations, consulter le site de l'Organisation mondiale de la Santé et le site de l'Institut Pasteur.

Leptospirose

La leptospirose est une maladie bactérienne présente dans le monde entier. La transmission à l’humain se fait par contact cutané (muqueuse ou plaie) avec les milieux souillés par les urines d’animaux infectés (rongeurs, animaux d’élevage et de compagnie). La maladie est souvent bénigne, mais parfois mortelle.

La prévention repose sur les mesures d’hygiène générales (lavage des mains, lutte contre les rongeurs, assainissement, etc.) et sur la vaccination des personnels à risque.

Pour plus d’informations, consulter le site Santé publique France et le site du ministère de la Santé.

Des cas de choléra, de leptospirose, de leishmaniose sont régulièrement signalés par les autorités sanitaires dans les provinces du littoral (Guayas, Los Rios, Manabi et Esmeraldas), ainsi qu’en Amazonie. Il est recommandé d’être vigilant lors des déplacements, en particulier durant la période des pluies, propice au développement de foyers infectieux.

Rage

La rage est une maladie virale mortelle affectant le système nerveux et présent dans la salive des animaux infectés, tels que chiens, chats, chauves-souris et autres mammifères sauvages. Le virus se transmet par morsure, griffure ou contact de la salive avec une peau lésée ou une muqueuse. L’évolution est rapide avec l’apparition de fièvre, maux de tête, anxiété puis de troubles neurologiques (coma). La rage est presque toujours mortelle une fois les symptômes déclarés. Il est recommandé d’éviter tout contact avec des animaux suspects domestiques ou sauvages. La vaccination préventive contre la rage avant un séjour en zone exposée peut être indiquée en fonction du type de voyage et en particulier chez les jeunes enfants dès qu’ils marchent. Il est conseillé de demander conseil à un médecin ou à un centre de vaccinations internationales.

En cas d’exposition à risque, consulter immédiatement un médecin même si la vaccination est bien à jour.

Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires et le site de l'Institut Pasteur.

Tuberculose

La tuberculose est une maladie infectieuse causée par une bactérie, transmise par voie aérienne. Elle touche principalement les poumons, mais peut aussi affecter d’autres organes. La maladie peut être latente ou active, avec des symptômes comme une toux prolongée, de la fièvre, des sueurs nocturnes et une perte de poids. Le traitement associe plusieurs antibiotiques pendant plusieurs mois La prévention repose sur la vaccination par le BCG, la détection précoce et le traitement complet des malades.

Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur et le site de l'Organisation mondiale de la Santé.

Ces dernières années, l’Équateur fait face à une recrudescence des cas de tuberculose.

Ayahuasca

L’Ayahuasca, plante hallucinogène inscrite au registre des stupéfiants en France, est utilisée par certaines communautés indigènes lors de cérémonies chamaniques, le plus souvent pratiquées par des individus peu formés.

L’Ayahuasca comporte différents produits ou substances issus de plantes, et sa composition varie donc grandement selon les groupes ethniques, pour en modifier les effets, selon le contexte dans lequel le breuvage est consommé.

Les effets de l’Ayahuasca sont rapides, durables, et génèrent des effets à la fois psychiques (hallucinations, troubles de la conscience et de la mémoire, etc.) et des effets périphériques (troubles cardiovasculaires et digestifs notamment). Le principal danger de l’Ayahuasca est lié à la nature et aux propriétés des différentes plantes utilisées mais aussi à l’incertitude sur sa composition exacte.

L’usage de l’Ayahuasca peut donc avoir des conséquences médicales graves, voire mortelles, notamment pour les personnes présentant des symptômes cardiaques ou sous antidépresseurs. Par ailleurs, les effets psychotropes liés à la consommation de cette plante peuvent être à l’origine d’actes de délinquance graves.

La maîtrise du processus d’initiation au chamanisme n’est nullement contrôlée et ne peut être garantie, même lorsque des guides touristiques et des centres d’éco-tourisme proposent des « initiations ». Ces activités ont lieu en outre dans des zones isolées, difficiles d’accès et, en cas d’accident, peu propices à l’arrivée de secours rapides.

Cette pratique est à proscrire.

Mesures générales de prévention des piqûres de moustiques

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé et le site de l'Assurance Maladie.

Règles d'hygiène alimentaire

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.

Infections sexuellement transmissibles (IST)

Il est recommandé d’éviter les comportements sexuels à risque et de prendre toutes les précautions d’usage. En cas d’exposition à un risque, il est recommandé de consulter au plus tôt un professionnel de santé.

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.

Prévention des risques généraux

Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Équateur (santé), mise à jour le 29 octobre 2026 (source officielle)

Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 29 octobre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.