Voyager au Congo
Cette page reprend les fiches « Sécurité », « Entrée / séjour » et « Santé » du ministère français (mise à jour le 30 octobre 2026). Elles font foi : relisez-les juste avant de partir.
Sécurité et conseils officielsVérifié
Zones de vigilance
Dernière actualisation le 05/03/2026, information toujours valable à la date du jour
Frontière nord avec la République Centrafricaine (RCA)
Il est déconseillé, sauf raison impérative, de se rendre dans une bande de 30 km de large le long de la frontière entre la République du Congo et le sud de la RCA, en raison de la situation sécuritaire en RCA, de la porosité des frontières, et de la présence dans cette zone de délinquants, braconniers et trafiquants.
Frontières sud avec la République démocratique du Congo (RDC) et le Cabinda (Angola)
La zone frontalière avec, d’une part, le Cabinda (Angola) et, d’autre part, la RDC, au sud du pays, est un foyer d’insécurité potentiel, en raison de la porosité des frontières et de l’existence de nombreux trafics. Les déplacements dans cette zone, à l’intérieur d’une bande frontalière de 10 km de large, sont déconseillés sauf raison impérative.
Frontières avec les autres pays voisins
Plus généralement, toutes les frontières terrestres avec les pays voisins (Cameroun, Gabon, RDC) sont des zones potentiellement à risque, en raison des trafics qui peuvent s’y dérouler. Le franchissement inopiné d’une frontière peut conduire à une arrestation sur un territoire pour lequel le voyageur ne dispose pas de visa.
Zones en vigilance renforcée (en jaune sur la carte)
Une vigilance renforcée s’impose sur l’ensemble du territoire de la République du Congo, et plus particulièrement dans le département du Pool.
Région limitrophe du département de la Bouenza et du Pool
Le département du Pool, situé au sud du pays près de la capitale, a été le théâtre de troubles et d’affrontements armés depuis les années 1990. La situation dans la région s’est progressivement stabilisée après la signature d’un accord de cessez-le-feu, en décembre 2017.
Il est possible de se déplacer dans le département du Pool, en empruntant notamment la RN1 Brazzaville - Ignié (PK45) - Mindouli vers Dolisie puis Pointe-Noire, ainsi que l’axe intérieur Brazzaville-Kinkala (la piste qui rejoint ensuite Mindouli est déconseillée en raison de son état).
Une vigilance accrue est cependant recommandée sur ces axes, comme dans l’ensemble du département du Pool, en raison du non-achèvement du processus de désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-rebelles, toujours présents dans la zone. Comme sur l’ensemble du territoire, les déplacements interurbains doivent impérativement être effectués de jour, en convoi de deux véhicules 4x4 en bon état et bien équipés (équipements de secours, eau, alimentation, réserve de carburant, moyens de communication satellites).
Les déplacements en dehors de l’axe RN1 doivent être soigneusement préparés, tout déplacement de nuit étant prohibé sauf nécessité impérative. Il est prudent de rendre visite aux autorités administratives ou traditionnelles locales, généralement très accessibles, pour signaler sa présence.
Brazzaville
Le niveau d’insécurité est faible, notamment dans les quartiers du centre où séjournent la plupart des étrangers. Il convient néanmoins d’être vigilant lors des déplacements nocturnes et de circuler avec prudence. Des barrières de contrôle tenues par la force publique sont en effet mises en place, y compris dans le centre-ville, dès qu’un regain de tensions est observé (périodes électorales notamment). Il convient d’être particulièrement vigilant dans les quartiers excentrés de la ville.
Pointe-Noire
La criminalité dans le centre-ville de Pointe-Noire est limitée.
Il convient néanmoins de rester vigilant :
- sur le front de mer. Les promenades sur la plage au-delà de l’ancien wharf, vers le sud, sont déconseillées à toute heure de la journée et de la nuit, en raison de la présence régulière de groupes de délinquants.
- dans les quartiers périphériques de Pointe-Noire.
- dans le centre-ville, la nuit, en raison de la circulation automobile dangereuse (nombreux excès de vitesse, conducteurs en état d’ébriété).
- sur la route de Dolisie. La traversée du massif de Mayombe n’est pas sans danger, notamment par temps de pluie, en raison du trafic des grumiers, de la vitesse excessive des véhicules ou de leur mauvais entretien, qui peuvent provoquer des accidents graves.
Risques encourus et recommandations associées
Il est recommandé aux voyageurs français, avant un voyage de moins de 6 mois en République du Congo, de s’inscrire sur la plateforme Ariane, ce qui permet de recevoir des alertes de sécurité.
Lors de ses déplacements en ville, il est conseillé de toujours avoir sur soi la photocopie de son passeport (y compris la page avec le visa) et de conserver son passeport original au domicile.
En revanche, lors des déplacements interurbains, il est vivement recommandé de se munir de l’original du passeport contenant le visa. L’impossibilité de présenter le passeport lors d’éventuels contrôles de police ou de gendarmerie peut conduire à une simple amende mais aussi, en fonction des circonstances, à un placement en garde à vue (durée maximale 72h).
Risque routier
Le nombre d’accidents de la route, très élevé, est en hausse continue en l’absence d’une véritable politique de prévention routière. Les services de secours sont limités dans la capitale et les villes principales, et inexistants en dehors, même s’il existe un centre d’appel Police secours (numéro d’appel national : 117).
Pour tout déplacement, il est recommandé de :
- enregistrer les numéros de téléphone de l’ambassade de France et/ou du consulat général à Pointe-Noire ;
- éviter de sortir seul de nuit dans les quartiers excentrés ;
- respecter les injonctions des forces de l’ordre en cas de barrages routiers ;
- attacher systématiquement sa ceinture de sécurité, à l’avant et à l’arrière, y compris en ville ;
- porter un casque et être muni de tous les autres équipements de sécurité obligatoires en France pour les déplacements à moto, bicyclette et autres moyens de mobilité ;
- être extrêmement attentif aux piétons ;
- en cas d’accident ou d’accrochage, ne pas déplacer le véhicule et prévenir rapidement la police ou la gendarmerie (numéro d’appel national : 117).
Lors des déplacements interurbains, il est recommandé de :
- ne pas emprunter les transports en commun interurbains ;
- rouler en convoi d’au moins deux véhicules ;
- ne pas conduire de nuit ;
- se munir de moyens de communication opérationnels (téléphone satellitaire conseillé pour les déplacements interurbains) ;
- se munir des matériels de premier secours et d’assistance technique (pelle, câbles ou sangles résistantes, etc.) si des pistes doivent être empruntées.
Délinquance et criminalité
Il existe un risque de petite et moyenne délinquance (vols avec ou sans violence, cambriolages, agressions à main armée) et un risque criminel limité, principalement à Brazzaville et à Pointe-Noire. Les agressions visent généralement les biens.
Les vols et cambriolages connaissent une recrudescence périodique au moment des fêtes de fin d’année. Il convient d’être particulièrement vigilant pendant cette période et, en tout temps, d’éviter de transporter d’importantes sommes d’argent ou tout objet de valeur. Pour se prémunir du risque de vol à la roulotte, il est recommandé d’éviter de laisser à la vue des effets de valeur dans les véhicules.
Il est déconseillé de fréquenter des quartiers excentrés de nuit, et surtout à pied. En cas de tentative de vol, ne pas résister, porter plainte et relever le détail des circonstances.
Risques politiques et sociaux
La situation économique demeure fragile. Une large partie de la population vit dans la précarité, notamment dans les quartiers périphériques des grandes villes. Cette situation engendre un risque d’instabilité sociale, malgré la forte résilience de la population.
En période de tension, il est recommandé de se tenir à l’écart des rassemblements.
Activités sportives à risque
La pratique d’activités sportives à risque doit tenir compte de la faiblesse générale du réseau hospitalier.
Randonnées
Lors de randonnées, il convient de ne jamais s’éloigner du groupe, particulièrement en forêt.
Baignades
Il est fortement déconseillé de se baigner dans les rapides du fleuve Congo et de ses affluents, très dangereux, ainsi que dans les cascades.
A Pointe-Noire, la baignade dans l’océan peut être dangereuse à certains endroits, notamment sur la côte sauvage. Il n’existe pas de dispositif de secours pour les baigneurs. Il est recommandé de rester prudent et vigilant, en particulier avec les jeunes enfants.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Congo (sécurité), mise à jour le 30 octobre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 30 octobre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Entrée et séjourVérifié
Formalités d’entrée
La vaccination contre la fièvre jaune étant obligatoire pour entrer au Congo, le carnet de vaccination internationale est susceptible d’être contrôlé à l’arrivée sur le territoire.
Visas
L’obtention d’un visa avant le départ est obligatoire pour se rendre en République du Congo, sauf pour les passeports diplomatiques. Aucun visa n’est délivré à l’arrivée dans le pays. Le visa doit être impérativement sollicité auprès d’une ambassade du Congo, en France ou ailleurs à l’étranger.
Les demandeurs de visas doivent obligatoirement soumettre et payer leur demande de visa en ligne.
La durée du visa est comprise entre 15 et 91 jours. Le traitement des demandes de visas ordinaires requiert généralement une semaine, parfois davantage.
Les documents suivants sont requis pour la délivrance d’un visa congolais et peuvent être exigés à l’entrée sur le territoire :
- passeport d’une durée de validité d’au moins 6 mois à partir de la date du voyage ;
- titre de transport aller-retour ;
- attestation d’assurance rapatriement ;
- certificat d’hébergement délivré par la mairie du lieu de résidence et certifié par la Direction Départementale de la Surveillance du Territoire (DDST) au Congo ou réservation d’hôtel confirmée et payée ;
- carnet international de vaccination.
Les informations sur l’obtention d’un visa pour la République du Congo, sont consultables en ligne sur le site de l’ambassade du Congo en France.
Règlementation douanière
Le service de surveillance des douanes congolaises contrôle régulièrement les bagages des voyageurs aux aéroports pour faire respecter les réglementations relatives aux marchandises soumises à des restrictions de circulation et de détention (stupéfiants et autres substances nocives, armes et explosifs, contrefaçons, bien culturels et imprimés interdits).
Avant de quitter le Congo, les voyageurs doivent s’acquitter de droits sur l’achat d’antiquités ou d’objets traditionnels, la preuve que ces droits ont été payés étant systématiquement exigée au départ. L’achat d’ivoire est prohibé.
À l’importation de marchandises au Congo, à des fins personnelles ou commerciales, les formalités de dédouanement s’effectuent obligatoirement par l’intermédiaire d’un transitaire agréé. Attention : les droits de douane à acquitter au moment de l’importation d’un véhicule peuvent représenter une part substantielle du coût dudit véhicule.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Congo (entrée et séjour), mise à jour le 30 octobre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 30 octobre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
SantéVérifié
Avant le départ
Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions en matière de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Ces indications ne dispensent toutefois pas le voyageur d’une consultation chez son médecin traitant et/ou dans un centre de vaccinations internationales, suffisamment longtemps avant la date de départ pour permettre le rappel des vaccins si nécessaire.
Pour plus d'information, consulter la rubrique "La santé en voyage".
Frais d’hospitalisation et dépenses de santé
Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé, parfois très élevés à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (dont la chirurgie et l’hospitalisation) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place.
En cas de nécessité, il est possible d’accéder au centre médico-social de l’ambassade de France à Brazzaville.
Recommandations pour la santé
Consulter si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) pour faire une évaluation de son état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations. Consulter éventuellement son dentiste avant le départ.
Constituer sa pharmacie personnelle en conséquence et n’emporter dans ses bagages que les médicaments strictement nécessaires ; ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Les médicaments doivent être dans leur emballage d’origine avec les étiquettes originales, accompagnés d’une ordonnance portant le nom des médicaments en dénomination commune internationale (DCI). Il est indispensable de vérifier que les médicaments concernés sont autorisés dans le pays visité : pour plus d’informations, consulter la fiche Informations pratiques.
Vaccinations
Les vaccins recommandés en France sont également indispensables lors d’un séjour à l’étranger : les maladies qu’ils préviennent circulent partout dans le monde, parfois même plus fréquemment qu’en France. Avant tout départ, le voyageur (adulte et enfant) doit donc d’abord s’assurer d’être à jour du calendrier vaccinal français, en particulier des vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche mais aussi contre la rougeole. Le carnet de vaccination peut être demandé à l’arrivée de certains pays.
Des vaccinations complémentaires peuvent être nécessaires :
- Fièvre jaune : la vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire pour les adultes et enfants de plus de 9 mois et à réaliser au moins 10 jours avant le départ dans un centre agréé. Le carnet de vaccinations internationales est contrôlé à l’entrée sur le territoire ;
- Hépatite A : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Fièvre typhoïde : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Tuberculose : chez les enfants de moins de 15 ans en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
- Rage : notamment enfants en bas âge, séjour en milieu rural ou éloigné des villes principales ;
- Chikungunya : en cas d’épidémie ou de séjour prolongé ;
- Dengue : en cas d’épidémie active ou de séjour prolongé en zone endémique ;
- Hépatite B : en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
- Mpox : en cas d’exposition à risque.
Il est donc conseillé de consulter son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) suffisamment de temps avant le voyage.
Chikungunya
La chikungunya est une maladie virale transmise par l’intermédiaire de moustiques infectés. Cette maladie se manifeste par l’apparition de symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin ; le traitement est uniquement symptomatique. Les moyens de prévention reposent sur la vaccination et la protection contre les piqûres de moustiques. Il est conseillé avant le départ de se référer à son médecin traitant et/ou à un centre de vaccination internationale.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
De nombreux cas de chikungunya sont signalés par les autorités sanitaires locales, particulièrement dans les départements de Pointe-Noire et du Kouilou. Des cas sont également signalés à Brazzaville.
Dengue
La dengue est une maladie virale transmise par piqûres de moustiques. Les symptômes sont de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures, parfois éruption cutanée). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin. Il n’existe pas de traitement curatif. La prise en charge médicale repose uniquement sur le traitement des symptômes. Il faut impérativement éviter la prise d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination des voyageurs peut être indiquée dans certains cas. Il est conseillé de se référer, avant son départ, à son médecin traitant et /ou à un centre de vaccination internationale.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
La présence du virus de la dengue est avérée au Congo.
Fièvre jaune
Il s’agit d’une maladie virale transmise par piqûres de moustiques. Les symptômes sont variables, allant du syndrome pseudo-grippal (fièvre, frissons, douleurs musculaires, maux de tête…) à des formes plus graves (vomissements de sang, jaunisse, convulsions, coma…) qui sont mortelles dans 20 à 60 % des cas. Aucun traitement curatif n’existe à ce jour.
La prévention individuelle repose uniquement sur la vaccination et sur la protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination doit être réalisée dans un centre de vaccination international et de préférence au moins 10 jours avant le départ.
De nombreux pays exigent la vaccination à l’entrée du territoire. Le fait qu’un pays n’exige pas la vaccination contre la fièvre jaune ne signifie pas qu’il n’y a aucun risque de transmission de la maladie.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Paludisme
Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire transmise par piqûres de moustiques infectés. Les formes bénignes associent des symptômes de type grippal : fièvre, frissons, fatigue, maux de tête, courbatures, vomissements. Des formes graves potentiellement mortelles peuvent survenir d’emblée ou en l’absence de traitement (confusion, convulsions, difficultés à respirer, jaunisse, saignements anormaux). En cas de survenue de symptômes pendant un séjour à l’étranger ou dans les semaines qui suivent le retour, il est nécessaire de consulter rapidement un médecin.
La prévention du paludisme repose sur la protection contre les piqûres de moustiques et la prise d’un traitement préventif. Avant tout séjour en zone d’endémie, il est recommandé de consulter son médecin traitant ou un médecin spécialisé en médecine des voyages.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Le risque de paludisme au Congo demeure toute l’année et sur l’ensemble du territoire.
Zika
Il s’agit d’une maladie due à un virus transmis principalement par piqûre de moustiques et dans certains cas par voie sexuelle. Les symptômes sont généralement absents ou modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées). La survenue de complications graves telle que des atteintes neurologiques (syndrome de Guillain Barré) et des microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus est attestée.
La prévention repose uniquement sur la protection contre les piqûres de moustiques.
Il est conseillé aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse de consulter au préalable un médecin avant tout déplacement dans une zone infectée. En cas de maintien du voyage, il est impératif de se protéger des piqûres de moustiques et d’appliquer les mesures adaptées contre la transmission sexuelle.
Consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
Choléra
Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer, par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et/ ou ingestion d’eau contaminée. Cette maladie, dite « des mains sales », se traduit par des troubles digestifs sévères (diarrhée liquide abondante, crampes abdominales, vomissements), un état de faiblesse générale et parfois de la fièvre.
La prévention repose sur la vaccination et le respect des règles d’hygiène alimentaire (se laver régulièrement les mains, ne consommer que de l’eau en bouteille, peler les fruits et légumes, manger de la nourriture cuite ; utilisation des installations sanitaires). Les personnes présentant les signes de la maladie doivent consulter un médecin en urgence.
Pour plus d’informations, consulter le site Santé publique France et le site du ministère de la Santé.
Fièvre typhoïde
La fièvre typhoïde est une maladie infectieuse causée par des bactéries présentes dans l’eau contaminée par des matières fécales d’origine humaine. L’infection résulte le plus souvent de l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, ou d’une transmission directe de personne à personne. Les symptômes surviennent en moyenne 3 semaines après la contamination et associent fièvre, maux de tête, perte d’appétit, douleurs abdominales avec diarrhée ou constipation, fatigue et parfois, éruption cutanée. Dans les formes plus graves, la fièvre typhoïde peut être fatale en l’absence de traitement.
Les mesures de prévention reposent sur les règles élémentaires d’hygiène générale vis-à-vis de l’eau, des aliments et du lavage des mains ainsi que sur la vaccination.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur.
Hépatite A
L’hépatite A est une maladie virale du foie provoquée par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés. La prévention repose sur la vaccination et le respect de règles d’hygiène alimentaire.
MPOX
Le mpox (anciennement variole du singe) est une maladie virale qui se transmet par contact rapproché avec une personne infectée via notamment des lésions cutanées, des fluides corporels, des objets contaminés ou encore des gouttelettes respiratoires (postillons). La maladie est caractérisée le plus souvent par l’association de fièvre, de courbatures et d’une éruption cutanée. Des formes graves voire mortelles sont possibles, notamment chez les enfants, les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées.
Avant le départ en zone endémique, la vaccination peut être indiquée pour les voyageurs les plus à risques. L’application des mesures de prévention est essentielle : hygiène des mains, évitement de contacts physiques rapprochés avec des personnes infectées ou susceptibles de l’être, absence de contact avec des animaux malades ou des objets potentiellement contaminés. En cas de contact à risque, il est recommandé de consulter un médecin.
Pour plus d’informations, consulter le site Santé publique France, le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la santé.
Poliomyélite
La poliomyélite est une maladie très contagieuse due à un virus, transmis principalement par l’intermédiaire d’eau souillée et d’aliments contaminés par les selles. Après une incubation de quelques jours, l’infection est souvent bénigne voire asymptomatique mais dans de rares cas, elle peut entraîner une paralysie aiguë parfois irréversible, notamment des membres inférieurs. La paralysie des muscles respiratoires peut être mortelle. Il n’existe pas de traitement curatif et seulement des soins symptomatiques. La prévention repose sur la vaccination.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Organisation mondiale de la Santé et le site de l'Institut Pasteur.
Rage
La rage est une maladie virale mortelle affectant le système nerveux et présent dans la salive des animaux infectés, tels que chiens, chats, chauves-souris et autres mammifères sauvages. Le virus se transmet par morsure, griffure ou contact de la salive avec une peau lésée ou une muqueuse. L’évolution est rapide avec l’apparition de fièvre, maux de tête, anxiété puis de troubles neurologiques (coma). La rage est presque toujours mortelle une fois les symptômes déclarés. Il est recommandé d’éviter tout contact avec des animaux suspects domestiques ou sauvages. La vaccination préventive contre la rage avant un séjour en zone exposée peut être indiquée en fonction du type de voyage et en particulier chez les jeunes enfants dès qu’ils marchent. Il est conseillé de demander conseil à un médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
En cas d’exposition à risque, consulter immédiatement un médecin même si la vaccination est bien à jour.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires et le site de l'Institut Pasteur.
Des cas de rage surviennent régulièrement au Congo, en particulier à Pointe-Noire, en dépit des efforts des autorités locales pour maîtriser les populations d’animaux errants.
Trypanosomiase (ou maladie du sommeil)
Il s’agit d’une maladie transmise par la piqure de la mouche tsé-tsé. Le risque pour les voyageurs est faible et concerne surtout les séjours en zone rurale. Les symptômes (fièvre, maux de tête, ganglions, éruption cutanée au niveau de la piqure, troubles neurologiques) apparaissent habituellement quelques jours, quelques semaines, voire quelques années après la piqure. La prévention repose uniquement sur la protection contre les piqûres d’insectes. Il est conseillé de consulter un médecin en cas de symptômes après un séjour dans une zone à risque.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Organisation mondiale de la Santé.
Tuberculose
La tuberculose est une maladie infectieuse causée par une bactérie, transmise par voie aérienne. Elle touche principalement les poumons, mais peut aussi affecter d’autres organes. La maladie peut être latente ou active, avec des symptômes comme une toux prolongée, de la fièvre, des sueurs nocturnes et une perte de poids. Le traitement associe plusieurs antibiotiques pendant plusieurs mois La prévention repose sur la vaccination par le BCG, la détection précoce et le traitement complet des malades.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur et le site de l'Organisation mondiale de la Santé.
Mesures générales de prévention des piqûres de moustiques
- Porter des vêtements longs et couvrants ;
- Appliquer des produits répulsifs cutanés sur les zones découvertes du corps ;
- Protéger son logement (moustiquaires imprégnées d’insecticide, diffuseurs électriques, serpentins à l’extérieur, climatisation, etc.) ;
- Détruire les sites potentiels de reproduction des moustiques (récipients d’eau stagnante comme les soucoupes sous les pots de fleurs, les gouttières, les pneus, etc.).
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé et le site de l'Assurance Maladie.
Règles d'hygiène alimentaire
- Se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon ou des solutions de lavage hydroalcooliques, surtout avant et après les repas et le passage aux toilettes ;
- Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
- Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
- Peler les fruits et légumes ou les laver soigneusement (à l’eau saine) ;
- Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
- Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant).
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
Infections sexuellement transmissibles (IST)
Il est recommandé d’éviter les comportements sexuels à risque et de prendre toutes les précautions d’usage. En cas d’exposition à un risque, il est recommandé de consulter au plus tôt un professionnel de santé.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
Prévention des risques généraux
- Déplacements et route : privilégier les transports fiables, éviter la conduite de nuit, porter la ceinture/casque, se méfier des deux-roues et des conditions locales de circulation.
- Baignade et milieu aquatique : se baigner dans des zones surveillées, se renseigner sur les courants, éviter l’alcool avant baignade, sortir de l’eau en cas de fatigue ou de conditions locales défavorables.
- Animaux : se tenir à distance des cadavres d’animaux et de leurs déjections ; ne pas toucher ni nourrir les animaux, même familiers. En cas de morsure/griffure/léchage sur peau lésée, laver immédiatement à l’eau et au savon et consulter en urgence.
- Eaux douces et sols humides : éviter de marcher pieds nus ou de se baigner dans les eaux stagnantes ou douteuses ; porter des chaussures adaptées.
- Envenimations (serpents, scorpions, araignées, méduses) : ne pas manipuler d’animaux ou leurs cadavres, porter chaussures fermées et vêtements couvrants, vérifier vêtements/chaussures ; en cas de piqûre ou morsure, immobiliser, nettoyer et consulter rapidement.
- Climat et environnement : se protéger de la chaleur (hydratation, éviter les heures chaudes), du soleil (vêtements, protection solaire), et du froid ou de l’altitude selon la destination.
- Exposition à des substances toxiques ou environnementales : se protéger de l’exposition à la pollution et aux produits chimiques environnementaux.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Congo (santé), mise à jour le 30 octobre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 30 octobre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Argent et paiementÀ documenter
Ambassade, consulats et urgencesVérifié
Retrouvez dans cette rubrique des informations de contact relatives aux administrations, services et organismes locaux.
Brazzaville
- Centre médico-social de l’ambassade de France
- (En face de l’arrêt de bus « Congo-Pharmacie »)
- Dr Nancy GAILLARD
- Secrétariat : + 242 06 639 45 45
- Tél. médical (urgences exclusives) : + 242 05 578 19 54
- Sans RDV de 8h à 12h30 et sur RDV de 14h30 à 17h30 du lundi au vendredi.
- Médecin généraliste : Association Santé Solidarité
- Près de l’Hôtel du Boulevard, la glacière, Bacongo
- Dr. Hugues SAULNIER, Tél : + 242 05 527 41 44
- Accueil 24/24, généraliste
- Clinique Nouvelle Cie Médicité
- 56 rue des martyrs, Moungali
- +242 06 922 33 33
- Clinique NETCO
- Avenue Lyautey, Centre-ville.
- Dr. Philippe KALINA, médecin référent
- Tél. médical : +242 06 660 25 25
- CHU de Brazzaville
- Avenue Lyautey, Centre-ville.
- Accueil 24/24, orientation mère / enfant
- Cabinet Seminet
- 14 avenue de la pointe Hollandaise - Mpila (Ex-cogemo)
- Tél : +242 05 551 42 96
Pointe-Noire
Accueil 24/24, généraliste
- Clinique Guénin
- Proche du rond point Kassaï, Centre ville.
- Dr. Siméon NAMA, médecin référent
- Secrétariat : : +242 05 575 67 73
- Tél. médical : +242 05 575 25 46
- Clinique Netcare
- Avenue Georges Dumond,Centre ville.
- Dr. Philippe KALINA, médecin réfèrent
- Secrétariat : +242 06 679 39 11
- Tél. médical : +242 06 660 25 25
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Congo (contacts utiles), mise à jour le 30 octobre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 30 octobre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.