Voyager au Cameroun
Cette page reprend les fiches « Sécurité », « Entrée / séjour » et « Santé » du ministère français (mise à jour le 05 novembre 2026). Elles font foi : relisez-les juste avant de partir.
Sécurité et conseils officielsVérifié
Zones de vigilance
Dernière actualisation le 05/03/2026, information toujours valable à la date du jour
• Région du Nord : le département du Mayo-Louti, voisin de la région de l’Extrême-Nord, est formellement déconseillé.
• Frontière nigériane : l’ensemble de la frontière avec le Nigéria est formellement déconseillée sur une profondeur de 30 km, du fait d’incursions de groupes terroristes ou criminels à partir du Nigéria (Boko Haram, miliciens du Delta du Niger, etc.).
• Frontière avec la République centrafricaine (RCA) et avec le Tchad : il est formellement déconseillé de se rendre dans une bande de 30 km le long de la frontière du Cameroun, du lac Tchad jusqu’au sud de la RCA en raison de la situation sécuritaire en RCA et de la porosité des frontières à des bandes armées (braconniers, bandits, trafiquants, etc.). Les villes de Garoua-Boulaï, de Touboro et de Yokadouma sont situées sur des axes routiers importants à proximité de la frontière est du Cameroun, dans des zones formellement déconseillées. La traversée des zones rouges doit se faire sous escorte militaire pour les personnes empruntant les routes suivantes :
• l’axe reliant Yaoundé à N’Gaoundéré via Garoua-Boulaï ;
• l’axe reliant Garoua et N’Gaoundéré à Moundou (Tchad) via Touboro ;
• l’axe reliant Bertoua à Yokadouma.
• Région du Nord-Ouest : toute la région est formellement déconseillée du fait d’opérations militaires, du risque terroriste et du risque d’enlèvement.
• Région du Sud-Ouest : tout déplacement dans la presqu’île de Bakassi est formellement déconseillé, compte tenu de l’isolement et des problèmes d’insécurité liés notamment aux activités de contrebandiers qui affectent ce territoire rétrocédé au Cameroun par le Nigéria en 2008. Le parc national de Korup se trouve en partie dans la zone frontalière avec le Nigéria. Il est formellement déconseillé de s’y rendre. Enfin, depuis l’intensification de la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, il convient d’éviter formellement la partie à l’ouest des villes de Kumba et de Mamfe.
Zones déconseillées sauf raison impérative (orange)
- Région du Nord et départements de la Vina et du Mbéré dans l’Adamaoua : dans les régions du Nord, à l’exception du département du Mayo-Louti, et dans l’Est de l’Adamaoua (départements de la Vina et du Mbéré), le risque terroriste est moins élevé que dans l’Extrême-Nord. Toutefois, des incidents de sécurité sont régulièrement signalés : coupeurs de route, découvertes de caches d’armes, infiltration d’éléments armés incontrôlés venus de l’extérieur, enlèvements visant principalement des éleveurs locaux. Les ressortissants français vivant dans ces régions sont invités à signaler leur présence ou celle de Français de passage ainsi que leurs déplacements dans cette zone au Consulat général de France à Yaoundé, via son adresse mail admin-francais.yaounde-fslt@diplomatie.gouv.fr. En cas de séjour visible (réunion amenant plusieurs Français à séjourner ou travailler au même endroit pendant plusieurs jours), une protection militaire est très recommandée (contacter la gendarmerie). Les voyages de nuit sont vivement déconseillés.
- Région du Sud-Ouest : au-delà des axes et zones formellement déconseillés, cette région connaît une insécurité croissante et des actes terroristes meurtriers. En conséquence, il est expressément recommandé d’observer les conseils suivants :
- suivre les recommandations susceptibles d’être formulées par les autorités locales ;
- respecter les couvre-feux décidés par les autorités ;
- se tenir à l’écart des rassemblements ou manifestations ;
- éviter de se déplacer de façon ostensible pendant les « journées villes mortes ». Pour tout déplacement dans cette région, qui ne saurait être entrepris que pour des raisons impérieuses, il convient de solliciter une escorte (gendarmerie ou bataillon d’intervention rapide – contacter le service de l’attaché de sécurité intérieure de l’ambassade de France – Tél. : +237 2 22 22 79 17 ou +237 2 22 22 79 18).
- Région de l’Ouest : les zones frontalières avec les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les abords du lac Bamendji, dans un rayon de 20 km depuis la rive, (y compris les sites touristiques se trouvant dans cette zone, notamment le lac de Petpenoun) et l’axe D66 reliant Kouomboum et Kouhouat sont déconseillés sauf raison impérative.
Zones en vigilance renforcée (jaune)
- Régions du Littoral et du Sud : les visites des chutes d’Ekom (entre Bafang et Nkongsamba) doivent être organisées en groupe et il convient de quitter les lieux avant la tombée de la nuit. Malgré les dispositions prises pour renforcer la sécurité dans la région des « monts de Manengouba et des Lacs jumeaux » (situés près de la ville de Melong - Nord de Douala), tant sur les lieux d’hébergement qu’en montagne, il est recommandé de prendre contact au préalable avec les gérants des établissements hôteliers concernés et, le cas échéant, de solliciter auprès d’eux une escorte solide. Par ailleurs, il est rappelé qu’il est strictement interdit de s’approcher à moins de 500 m d’une plate-forme pétrolière ; cette interdiction pouvant être portée à 2 ou 3 milles nautiques dans certaines zones. Des renseignements peuvent être obtenus auprès de la capitainerie et des marinas.
- Départements du Mayo-Banyo, du Djérem et du Faro-et-Déo, à l’Ouest de la région de l’Adamaoua : les visites du parc du Mbam et Djérem ainsi que les trajets sur les axes routiers de ces trois départements doivent être effectués en groupe et avant la tombée de la nuit. La zone frontalière avec le Nigéria dans les départements du Faro-et-Déo et du Mayo-Banyo reste formellement déconseillée. Des coupeurs de route y sont régulièrement observés et le risque d’enlèvements reste très élevé. Quatre fonctionnaires des Nations unies en charge de la démarcation entre le Nigéria et le Cameroun ont été assassinés le 31 janvier 2017 dans la localité de Mafou (Faro-et-Déo), à proximité de la frontière.
Terrorisme – risque d’enlèvements
Le risque terroriste existe, en particulier dans l’Extrême-Nord, en raison d’incursions du groupe terroriste Boko Haram. Les Occidentaux constituent des cibles potentielles et le risque d’enlèvement est également présent dans les zones frontalières est et ouest des régions Nord et de l’Adamaoua.
La situation sécuritaire dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest s’est dégradée depuis la fin de l’année 2017. Les meurtres et enlèvements d’officiels et de civils sont réguliers. Des étrangers présents dans ces régions ont également été ciblés.
Risque routier
Les routes camerounaises sont dangereuses, en particulier l’axe Yaoundé-Douala.
La plus grande vigilance est recommandée et la circulation de nuit est formellement déconseillée.
La présence de camions transportant du bois (grumiers), dont l’état est souvent défaillant et les dépassements dangereux, constitue un danger permanent.
Il est déconseillé d’emprunter les transports en commun, du fait de leur implication régulière dans des accidents de la route mortels. Lorsque l’on est amené à en emprunter, il est prudent de vérifier les horaires d’arrivée à destination afin d’éviter de se trouver sur la route à la nuit tombée, en raison de la dangerosité.
Criminalité
Des faits de délinquance dans les villes (vols à l’arraché, agressions) et en zone rurale (« coupeurs de route », notamment dans les régions proches du Tchad et de la République centrafricaine) sont régulièrement rapportés. La vigilance et le bon sens permettent de s’en prémunir (éviter de conduire de nuit sur des routes isolées, éviter certains quartiers, etc.). Dans les grandes agglomérations, il est conseillé de prendre des précautions, tant lors des déplacements (à pied ou en véhicule) qu’au domicile (hôtel, appartement situé en étage, villa). Des cas de cambriolages et d’agressions sont régulièrement rapportés.
Troubles socioéconomiques
Une détérioration des conditions de vie pourrait mener à des manifestations de mécontentement. Certaines régions présentent des fragilités particulières :
- dans le Nord et à l’Extrême-Nord du pays, les populations doivent faire face aux exactions de Boko Haram, à la présence de plus de 10 000 réfugiés nigérians et aux conséquences des dérèglements climatiques sur l’agriculture ;
- à l’Est, l’accueil de près de 250 000 réfugiés centrafricains fragilise l’équilibre socioéconomique de cette région ;
- dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les violences liées à la crise ont entraîné le déplacement de plus de 700 000 personnes depuis 2016.
Piraterie maritime
La navigation de plaisance est formellement déconseillée dans le golfe de Guinée, a fortiori le mouillage près des côtes, compte tenu des risques liés à la piraterie maritime.
Risques naturels
Le mont Cameroun est un volcan en activité. Les randonneurs doivent être prudents au sommet. Il est déconseillé de s’y rendre actuellement, en raison des troubles qui affectent la région du Sud-Ouest (cf. infra). Certains lacs de zone volcanique (ouest) sont susceptibles d’émanations soudaines de grandes quantités de dioxyde de carbone retenues dans leurs profondeurs (près de 2 000 morts lors d’une éruption limnique au lac Nyos en 1986). Les régions du Nord (en zone orange ou rouge) et de l’Extrême-Nord (en zone rouge) connaissent des inondations fréquentes en saison des pluies.
Recommandations générales
Il convient d’être vigilant, particulièrement autour des fêtes de fin d’année (décembre et janvier) ainsi qu’au moment de la rentrée scolaire (septembre). Il est recommandé :
- d’éviter d’exhiber tout article de valeur ou de nature à attirer la convoitise (sac à main, téléphone cellulaire, montre, bijoux, appareil photo, etc). Les sacs à main sont à proscrire sur les marchés et dans les quartiers sensibles. Il faut éviter d’y mettre des objets précieux (grosse somme d’argent, bijoux, téléphone, etc.) et ses documents. Les vols à l’arraché sont fréquents.
- de ne jamais porter sur soi d’importantes sommes d’argent. En revanche, il peut être utile de disposer de quelques billets et pièces qui pourront être remis, sans délai et sans hésitation, en cas d’agression.
- d’éviter formellement d’emprunter des taxis à partir de la tombée de la nuit, surtout une personne seule. Les agressions en taxi sont fréquentes, surtout après la tombée de la nuit.
- de circuler en voiture vitres fermées et portières verrouillées et de ne jamais laisser de sacs, bagages ou objets de valeur visibles dans l’habitacle du véhicule.
- de nuit, de s’arrêter uniquement dans des endroits animés et bien éclairés (ex. : station-service).
D’une manière générale, il est conseillé de :
- ne jamais tenter de résister aux exigences des agresseurs qui, en général, visent seulement les valeurs ou les biens.
- ne pas se rendre dans les quartiers défavorisés et sur les marchés populaires sans être accompagné d’un guide ou d’une personne connaissant les lieux.
- se montrer attentif, sur les pistes ou les routes, à toute interruption anormale du trafic en sens inverse (ce qui pourrait être le signe d’une attaque de véhicule en amont).
- en cas de location d’un appartement ou d’une villa, veiller à embaucher un gardien de jour et de nuit et s’assurer de l’identité des personnels embauchés (garder copie des pièces d’identité). Il est préférable à cet égard de s’adresser à une société de surveillance plutôt qu’à un employé privé. Garder une copie des pièces d’identité de ses employés et ses biens les plus précieux en un lieu sûr si possible.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Cameroun (sécurité), mise à jour le 05 novembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 05 novembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Entrée et séjourVérifié
Mesures relatives à la COVID-19
Toutes les mesures de restrictions sanitaires pour l’entrée sur le territoire ont été levées.
Visa
Les ressortissants français souhaitant séjourner au Cameroun doivent formuler une demande de visa avant leur départ. Les voyageurs doivent notamment disposer d’un passeport valide 6 mois après la date de retour prévue, d’un billet retour et d’un justificatif de lieu de séjour. Pour tout séjour supérieur à 30 jours ou à des fins professionnelles, un visa temporaire (valide jusqu’à 6 mois) ou de visa long séjour (validité supérieure à 6 mois) doit être obtenu.
Les demandes de visa doivent être déposées en ligne, via la plateforme internet dédiée.
La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire pour entrer sur le territoire camerounais.
Pour plus d’informations sur les modalités d’obtention des visas et les documents à fournir, prendre l’attache du consulat général de la République du Cameroun à Paris. Il est également possible de contacter le consulat du Cameroun à Marseille.
Taxes d’importation dans la CEMAC
Le Cameroun appartient à la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Les pays tiers à la CEMAC doivent s’acquitter, quel que soit leur point d’entrée dans la CEMAC, des droits et taxes définis suivant le Tarif extérieur commun (TEC). Les taux de douane applicables sont fonction de la catégorie à laquelle appartient le produit importé :
- biens de première nécessité : catégorie I = 0 %
- matières premières et biens d’équipement : catégorie II = 10 %
- biens intermédiaires et divers : catégorie III = 20 %
- biens de consommation courante : catégorie IV = 30 %
Déclaration des devises
Les voyageurs résidents ou non-résidents franchissant les frontières du Cameroun, à l’entrée ou à la sortie, doivent déclarer en douane les devises, titres ou valeurs d’un montant supérieur à 1 million de francs CFA (1 524,49 euros).
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Cameroun (entrée et séjour), mise à jour le 05 novembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 05 novembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
SantéVérifié
Avant le départ
Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions en matière de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Ces indications ne dispensent toutefois pas le voyageur d’une consultation chez son médecin traitant et/ou dans un centre de vaccinations internationales, suffisamment longtemps avant la date de départ pour permettre le rappel des vaccins si nécessaire.
Pour plus d'information, consulter la rubrique "La santé en voyage".
Frais d’hospitalisation et dépenses de santé
Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé, parfois très élevés à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (dont la chirurgie et l’hospitalisation) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place.
Recommandations pour la santé
Consulter si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) pour faire une évaluation de son état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations. Consulter éventuellement son dentiste avant le départ.
Constituer sa pharmacie personnelle en conséquence et n’emporter dans ses bagages que les médicaments strictement nécessaires ; ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Les médicaments doivent être dans leur emballage d’origine avec les étiquettes originales, accompagnés d’une ordonnance portant le nom des médicaments en dénomination commune internationale (DCI). Il est indispensable de vérifier que les médicaments concernés sont autorisés dans le pays visité : pour plus d’informations, consulter la fiche Informations pratiques.
Vaccinations
Les vaccins recommandés en France sont également indispensables lors d’un séjour à l’étranger : les maladies qu’ils préviennent circulent partout dans le monde, parfois même plus fréquemment qu’en France. Avant tout départ, le voyageur (adulte et enfant) doit donc d’abord s’assurer d’être à jour du calendrier vaccinal français, en particulier des vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche mais aussi contre la rougeole. Le carnet de vaccination peut être demandé à l’arrivée de certains pays.
Des vaccinations complémentaires peuvent être nécessaires :
- Fièvre jaune : la vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire (à pratiquer dans un centre agréé). Le carnet de vaccinations internationales faisant mention de cette vaccination est exigé à l’entrée sur le territoire camerounais ;
- Hépatite A : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Fièvre typhoïde : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Méningite ACWY en cas de séjour pendant la saison sèche (habituellement hiver et printemps) ou d’épidémie signalée ;
- Tuberculose : chez les enfants de moins de 15 ans en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
- Rage : notamment enfants en bas âge, séjour en milieu rural ou éloigné des villes principales ;
- Hépatite B : en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
- Chikungunya : en cas d’épidémie ou de séjour prolongé ;
- Dengue : en cas d’épidémie active ou de séjour prolongé en zone endémique ;
- Mpox : en cas d’exposition à risque.
Il est donc conseillé de consulter son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) suffisamment de temps avant le voyage.
Chikungunya
La chikungunya est une maladie virale transmise par l’intermédiaire de moustiques infectés. Cette maladie se manifeste par l’apparition de symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin ; le traitement est uniquement symptomatique. Les moyens de prévention reposent sur la vaccination et la protection contre les piqûres de moustiques. Il est conseillé avant le départ de se référer à son médecin traitant et/ou à un centre de vaccination internationale.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Dengue
La dengue est une maladie virale transmise par piqûres de moustiques. Les symptômes sont de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures, parfois éruption cutanée). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin. Il n’existe pas de traitement curatif. La prise en charge médicale repose uniquement sur le traitement des symptômes. Il faut impérativement éviter la prise d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination des voyageurs peut être indiquée dans certains cas. Il est conseillé de se référer, avant son départ, à son médecin traitant et /ou à un centre de vaccination internationale.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
Fièvre jaune
Il s’agit d’une maladie virale transmise par piqûres de moustiques. Les symptômes sont variables, allant du syndrome pseudo-grippal (fièvre, frissons, douleurs musculaires, maux de tête…) à des formes plus graves (vomissements de sang, jaunisse, convulsions, coma…) qui sont mortelles dans 20 à 60 % des cas. Aucun traitement curatif n’existe à ce jour.
La prévention individuelle repose uniquement sur la vaccination et sur la protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination doit être réalisée dans un centre de vaccination international et de préférence au moins 10 jours avant le départ.
De nombreux pays exigent la vaccination à l’entrée du territoire. Le fait qu’un pays n’exige pas la vaccination contre la fièvre jaune ne signifie pas qu’il n’y a aucun risque de transmission de la maladie.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Paludisme
Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire transmise par piqûres de moustiques infectés. Les formes bénignes associent des symptômes de type grippal : fièvre, frissons, fatigue, maux de tête, courbatures, vomissements. Des formes graves potentiellement mortelles peuvent survenir d’emblée ou en l’absence de traitement (confusion, convulsions, difficultés à respirer, jaunisse, saignements anormaux). En cas de survenue de symptômes pendant un séjour à l’étranger ou dans les semaines qui suivent le retour, il est nécessaire de consulter rapidement un médecin.
La prévention du paludisme repose sur la protection contre les piqûres de moustiques et la prise d’un traitement préventif. Avant tout séjour en zone d’endémie, il est recommandé de consulter son médecin traitant ou un médecin spécialisé en médecine des voyages.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Zika
Il s’agit d’une maladie due à un virus transmis principalement par piqûre de moustiques et dans certains cas par voie sexuelle. Les symptômes sont généralement absents ou modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées). La survenue de complications graves telle que des atteintes neurologiques (syndrome de Guillain Barré) et des microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus est attestée.
La prévention repose uniquement sur la protection contre les piqûres de moustiques.
Il est conseillé aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse de consulter au préalable un médecin avant tout déplacement dans une zone infectée. En cas de maintien du voyage, il est impératif de se protéger des piqûres de moustiques et d’appliquer les mesures adaptées contre la transmission sexuelle.
Consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
Choléra
Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer, par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et/ ou ingestion d’eau contaminée. Cette maladie, dite « des mains sales », se traduit par des troubles digestifs sévères (diarrhée liquide abondante, crampes abdominales, vomissements), un état de faiblesse générale et parfois de la fièvre.
La prévention repose sur la vaccination et le respect des règles d’hygiène alimentaire (se laver régulièrement les mains, ne consommer que de l’eau en bouteille, peler les fruits et légumes, manger de la nourriture cuite ; utilisation des installations sanitaires). Les personnes présentant les signes de la maladie doivent consulter un médecin en urgence.
Pour plus d’informations, consulter le site Santé publique France et le site du ministère de la Santé.
Une épidémie de choléra touche le Cameroun depuis le mois de novembre 2021. Le foyer d’origine, dans le Sud-Ouest, s’est étendu aux régions du Centre (dont la capitale Yaoundé), du Sud et du Littoral (Douala).
Maladie à virus de Marburg
La MVM est une fièvre hémorragique due à un virus transmis par la chauve-souris (déjections, salive) ou par contact direct avec les liquides corporels (sang, salive, vomissures…) de personnes infectées, ou indirect par des surfaces ou des objets contaminés. Les symptômes associent une forte fièvre, des maux de tête intenses, des vomissements et diarrhées. La maladie peut être mortelle. Il n’existe ni traitement spécifique ni vaccin. Les mesures de prévention sont essentielles :
- Ne pas consommer ni manipuler de viande de brousse ;
- Se laver les mains fréquemment au savon ou avec les solutions de lavage hydro-alcooliques ;
- Éviter tout contact avec les secrétions des malades ayant une forte fièvre, des troubles digestifs, ou des hémorragies extériorisées par la bouche, le nez, ou les selles ;
- Éviter les rites funéraires au cours desquels les parents et amis du défunt sont en contact direct avec la dépouille.
Pour plus d’informations consulter le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
A la suite de plusieurs cas de décès dus à la maladie à virus Marburg, signalés en Guinée équatoriale à proximité du Cameroun, il est déconseillé de se rendre dans les zones frontalières de la région Sud.
Fièvre typhoïde
La fièvre typhoïde est une maladie infectieuse causée par des bactéries présentes dans l’eau contaminée par des matières fécales d’origine humaine. L’infection résulte le plus souvent de l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, ou d’une transmission directe de personne à personne. Les symptômes surviennent en moyenne 3 semaines après la contamination et associent fièvre, maux de tête, perte d’appétit, douleurs abdominales avec diarrhée ou constipation, fatigue et parfois, éruption cutanée. Dans les formes plus graves, la fièvre typhoïde peut être fatale en l’absence de traitement.
Les mesures de prévention reposent sur les règles élémentaires d’hygiène générale vis-à-vis de l’eau, des aliments et du lavage des mains ainsi que sur la vaccination.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur.
Hépatite A
L’hépatite A est une maladie virale du foie provoquée par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés. La prévention repose sur la vaccination et le respect de règles d’hygiène alimentaire.
Méningites à méningocoques
Il s’agit d’une infection très grave voire mortelle due à une famille de bactérie appelé méningocoques, qui atteint les enveloppes du système nerveux. La transmission entre individus se fait par l’intermédiaire de gouttelettes et sécrétions respiratoires, lors d’un contact prolongé. Des épidémies régulières sont observées en Afrique sub-saharienne notamment pendant la saison sèche (de novembre à juin). Les symptômes associent fièvre, maux de tête et du cou intenses, vomissements, léthargie, voire troubles de la conscience et coma. L’apparition de taches rouges sur la peau (purpura) d’extension rapide constitue un signe de gravité imposant une prise en charge médicale immédiate. La prévention repose sur la vaccination contre le méningocoque (sérotypes A, C, Y, W135). Il est recommandé de consulter un médecin ou un centre de vaccinations internationales avant tout voyage.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé.
La saison épidémique s’étend de novembre à juin. Les voyageurs sont invités à s’informer sur leur statut vaccinal avant tout déplacement dans les régions de l’Est, de l’Adamaoua, du Nord, et de l’Extrême-Nord. Il convient d’éviter de se rendre dans ces zones avec de jeunes enfants.
MPOX
Le mpox (anciennement variole du singe) est une maladie virale qui se transmet par contact rapproché avec une personne infectée via notamment des lésions cutanées, des fluides corporels, des objets contaminés ou encore des gouttelettes respiratoires (postillons). La maladie est caractérisée le plus souvent par l’association de fièvre, de courbatures et d’une éruption cutanée. Des formes graves voire mortelles sont possibles, notamment chez les enfants, les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées.
Avant le départ en zone endémique, la vaccination peut être indiquée pour les voyageurs les plus à risques. L’application des mesures de prévention est essentielle : hygiène des mains, évitement de contacts physiques rapprochés avec des personnes infectées ou susceptibles de l’être, absence de contact avec des animaux malades ou des objets potentiellement contaminés. En cas de contact à risque, il est recommandé de consulter un médecin.
Pour plus d’informations, consulter le site Santé publique France, le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la santé.
Poliomyélite
La poliomyélite est une maladie très contagieuse due à un virus, transmis principalement par l’intermédiaire d’eau souillée et d’aliments contaminés par les selles. Après une incubation de quelques jours, l’infection est souvent bénigne voire asymptomatique mais dans de rares cas, elle peut entraîner une paralysie aiguë parfois irréversible, notamment des membres inférieurs. La paralysie des muscles respiratoires peut être mortelle. Il n’existe pas de traitement curatif et seulement des soins symptomatiques. La prévention repose sur la vaccination.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Organisation mondiale de la Santé et le site de l'Institut Pasteur.
Le Cameroun a été certifié libre de la circulation du poliovirus sauvage le 12 juillet 2020 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), n’ayant détecté aucun cas de transmission depuis plus de cinq ans. Toutefois, l’émergence de nouveaux foyers reste possible. Il est donc recommandé de vérifier son statut vaccinal avant le départ.
Rage
La rage est une maladie virale mortelle affectant le système nerveux et présent dans la salive des animaux infectés, tels que chiens, chats, chauves-souris et autres mammifères sauvages. Le virus se transmet par morsure, griffure ou contact de la salive avec une peau lésée ou une muqueuse. L’évolution est rapide avec l’apparition de fièvre, maux de tête, anxiété puis de troubles neurologiques (coma). La rage est presque toujours mortelle une fois les symptômes déclarés. Il est recommandé d’éviter tout contact avec des animaux suspects domestiques ou sauvages. La vaccination préventive contre la rage avant un séjour en zone exposée peut être indiquée en fonction du type de voyage et en particulier chez les jeunes enfants dès qu’ils marchent. Il est conseillé de demander conseil à un médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
En cas d’exposition à risque, consulter immédiatement un médecin même si la vaccination est bien à jour.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires et le site de l'Institut Pasteur.
Rougeole
La rougeole est une maladie virale très contagieuse transmise par voie aérienne (toux, éternuements) et qui se manifeste principalement par l’association d’une syndrome grippal (fièvre, toux, fatigue) et d’une éruption cutanée caractéristique. Des complications graves peuvent survenir notamment des pneumonies ou atteintes neurologiques. La prévention repose essentiellement sur la vaccination. Il est recommandé de consulter son médecin ou un centre de vaccination international avant le départ afin de vérifier que son statut vaccinal.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Des cas de rougeole sont régulièrement signalés, dans toutes les régions.
Mesures générales de prévention des piqûres de moustiques
- Porter des vêtements longs et couvrants ;
- Appliquer des produits répulsifs cutanés sur les zones découvertes du corps ;
- Protéger son logement (moustiquaires imprégnées d’insecticide, diffuseurs électriques, serpentins à l’extérieur, climatisation, etc.) ;
- Détruire les sites potentiels de reproduction des moustiques (récipients d’eau stagnante comme les soucoupes sous les pots de fleurs, les gouttières, les pneus, etc.).
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé et le site de l'Assurance Maladie.
Règles d'hygiène alimentaire
- Se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon ou des solutions de lavage hydroalcooliques, surtout avant et après les repas et le passage aux toilettes ;
- Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
- Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
- Peler les fruits et légumes ou les laver soigneusement (à l’eau saine) ;
- Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
- Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant).
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
Infections sexuellement transmissibles (IST)
Il est recommandé d’éviter les comportements sexuels à risque et de prendre toutes les précautions d’usage. En cas d’exposition à un risque, il est recommandé de consulter au plus tôt un professionnel de santé.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
Prévention des risques généraux
- Déplacements et route : privilégier les transports fiables, éviter la conduite de nuit, porter la ceinture/casque, se méfier des deux-roues et des conditions locales de circulation.
- Baignade et milieu aquatique : se baigner dans des zones surveillées, se renseigner sur les courants, éviter l’alcool avant baignade, sortir de l’eau en cas de fatigue ou de conditions locales défavorables.
- Animaux : se tenir à distance des cadavres d’animaux et de leurs déjections ; ne pas toucher ni nourrir les animaux, même familiers. En cas de morsure/griffure/léchage sur peau lésée, laver immédiatement à l’eau et au savon et consulter en urgence.
- Eaux douces et sols humides : éviter de marcher pieds nus ou de se baigner dans les eaux stagnantes ou douteuses ; porter des chaussures adaptées.
- Envenimations (serpents, scorpions, araignées, méduses) : ne pas manipuler d’animaux ou leurs cadavres, porter chaussures fermées et vêtements couvrants, vérifier vêtements/chaussures ; en cas de piqûre ou morsure, immobiliser, nettoyer et consulter rapidement.
- Climat et environnement : se protéger de la chaleur (hydratation, éviter les heures chaudes), du soleil (vêtements, protection solaire), et du froid ou de l’altitude selon la destination.
- Exposition à des substances toxiques ou environnementales : se protéger de l’exposition à la pollution et aux produits chimiques environnementaux.
Numéros utiles :
- Cameroun Sanitaire Assistance à Douala : +237 2 33 42 14 14 / +237 2 33 42 15 15 / +237 2 33 42 37 48
- Centre Pasteur de Garoua : +237 2 22 27 22 22
- A Yaoundé, centre médico-social : +237 2 22 23 01 39
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Cameroun (santé), mise à jour le 05 novembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 05 novembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Ambassade, consulats et urgencesVérifié
Retrouvez dans cette rubrique des informations de contact relatives aux administrations, services et organismes locaux.
- Services de police :
- Police Secours : 17 (ou 117 à partir du portable) dans les villes de Yaoundé, Douala et Garoua
- Gendarmerie : 13 (ou 113 à partir du portable) dans les provinces du Centre, du Littoral, de l’Ouest et du Nord-Ouest
- Sécurité à Douala : +237 2 33 43 65 72 (numéro vert)
- Direction de la police des frontières Tél. : +237 2 22 20 11 17 / +237 2 22 21 28 84
- Aéroports :
- Aéroport international de Yaoundé - Nsimalen Tél. : +237 2 22 23 36 02 / +237 2 22 23 17 44 Télécopie : +237 22 23 45 20
- Aéroport international de Douala Tél. : +237 2 33 42 35 26 / +237 2 33 42 36 30 Télécopie : +237 33 42 57 00
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Cameroun (contacts utiles), mise à jour le 05 novembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 05 novembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.