Voyager en Birmanie
Cette page reprend les fiches « Sécurité », « Entrée / séjour » et « Santé » du ministère français (mise à jour le 15 septembre 2026). Elles font foi : relisez-les juste avant de partir.
Sécurité et conseils officielsVérifié
Zones de vigilance
Dernière actualisation le 04/03/2026, information toujours valable à la date du jour
• dans l’État Kachin et dans la plus grande partie de l’État Shan, car des combats y opposent l’armée birmane et des groupes ethniques armés, ou des groupes ethniques armés entre eux. La présence d’engins explosifs a été signalée ainsi que des incidents dans les zones de Muse, Kutkai, Lashio, Hsipaw et Kyaukme ;
• dans l’État Kayah et dans les township de Pekon, Hopong et Hsipeng ainsi que dans le sud de l’État Shan ;
• dans l’État Kayin (Karen), en particulier la zone frontalière avec la Thaïlande ;
• dans l’État Rakhine (Arakan), en raison des affrontements entre l’armée et l’Arakan Army ;
• dans l’Etat Chin, y compris la zone frontalière avec le Bangladesh, en raison de la présence de groupes armés et des combats ;
• dans la région de Sagaing, en raison d’affrontements impliquant l’armée notamment dans les zones qui bordent la frontière avec l’Inde ;
• dans la région de Magway, y compris sa capitale Magway en raison d’affrontements impliquant l’armée ;
• dans l’Etat Mon à l’exception de la ville de Mawlamyine ;
• dans le nord de la province de Tenasserim (Tanintharyi) jusqu’à Myeik et tout le long de la frontière sud à l’exception de l’extrême sud ;
• dans l’est de la région de Bago à la frontière avec l’Etat Kayin.Pour se rendre à Naypyidaw en voiture, il est formellement déconseillé d’emprunter l’ancienne route entre Rangoun et la capitale.
De manière générale il est formellement déconseillé de se rendre dans les zones qui bordent la frontière du nord et de l’ouest de la Thaïlande (frontière des Etats Shan, Kayah et Kayin et de la province de Tenasserim/Tanintharyl), en raison de la persistance d’incidents entre les groupes armés ethniques, l’armée et les garde-frontières et dans celle qui borde le Laos en raison de la présence de réseaux de criminalité organisée.
Zones déconseillées sauf raison impérative (en orange sur la carte)
Compte tenu de la situation sécuritaire depuis le coup d’Etat du 1er février 2021, il est déconseillé, sauf raison impérative, de se rendre dans le reste du territoire. Pour tout déplacement dans ces zones, il est conseillé :
- de privilégier la voie aérienne (à défaut, conduite de jour formellement conseillée) ;
- de s’informer afin de savoir si l’accès est soumis à autorisation gouvernementale ;
- de prendre l’ensemble des mesures de sécurité nécessaires.
Situation sécuritaire
Plus de cinq ans après le coup d’État militaire du 1er février 2021, la Birmanie demeure marquée par une instabilité politique, sécuritaire et humanitaire critique.
Les élections organisées en début d’année 2026 ont consolidé le pouvoir des autorités militaires. Le général Min Aung Hlaing est désormais président, appuyé par des structures institutionnelles favorables à l’armée.
La Birmanie est confrontée à une crise humanitaire majeure. Plusieurs millions de personnes sont déplacées à l’intérieur du pays ou vers les pays voisins. L’accès aux services essentiels, notamment de santé et d’éducation, est fortement dégradé, en particulier dans les zones de conflit.
La situation économique reste fortement dégradée en raison de l’instabilité politique et des sanctions internationales. L’inflation, la baisse des investissements et les perturbations des circuits économiques contribuent à une augmentation significative de la pauvreté.
Le conflit armé étendu oppose les forces armées à divers groupes de résistance. Les affrontements concernent une large partie du territoire, y compris certaines régions centrales. L’armée birmane mène régulièrement des opérations d’envergure, incluant des frappes aériennes dans des zones habitées et sur les populations civiles.
La situation sécuritaire varie fortement selon les régions. Dans les principaux centres urbains, notamment à Rangoun, une normalité apparente subsiste malgré une présence accrue des forces de l’ordre et un environnement marqué par la surveillance. Des restrictions aux libertés individuelles sont observées et le risque d’arrestations arbitraires demeure.
Dans les zones rurales et frontalières, la situation est particulièrement dégradée. Les affrontements y sont fréquents, les déplacements de population nombreux et les conditions de sécurité très instables.
Il est recommandé de porter en permanence un document d’identité et de faire preuve de la plus grande réserve dans l’expression publique, notamment sur les réseaux sociaux.
Il est recommandé aux résidents et aux voyageurs d’exercer une vigilance renforcée dans leurs déplacements et de se tenir informés en amont des conditions de sécurité locales, susceptibles d’évoluer rapidement. Il est conseillé de privilégier les déplacements par voie aérienne.
Les déplacements dans les zones formellement déconseillées sauf raison impérative sont à éviter. En cas de nécessité absolue, il convient de suivre attentivement l’évolution de la situation sécuritaire, d’informer ses proches de ses déplacements et de faire preuve de la plus grande prudence.
Enfin, une vigilance particulière doit être portée au risque de délinquance de voie publique, en augmentation, notamment les vols à l’arrachée.
Pour rappel : l’intégralité du territoire birman demeure formellement déconseillée ou déconseillée sauf raisons impératives.
En cas de déplacement à Rangoun, il convient de respecter les principes de sécurité et de se signaler auparavant auprès de l’ambassade de France. Compte tenu de la situation sécuritaire, il est recommandé de reporter tout projet de déplacement en dehors de Rangoun, sauf pour motif impérieux dans les zones en orange sur la carte des niveaux de vigilance (voir rubrique sécurité).
Pour plus d’informations, consulter les rubriques "Sécurité" et "Entrée/Séjour".
Les Français se trouvant en Birmanie et ne s’étant pas signalés sont invités à se rapprocher de l’ambassade de France en Birmanie (ambafrance.rangoun@diplomatie.gouv.fr).
Centres d’escroquerie en ligne (« scam centers »)
Des offres d’emploi alléchantes dans le domaine du « démarchage par internet » sont régulièrement proposées sur les réseaux sociaux en indiquant une localisation en Thaïlande. Ces propositions frauduleuses sont en réalité destinées à recruter de la main d’œuvre pour des centres d’escroquerie en ligne ou « scams centers » localisés dans les zones frontalières, en Birmanie ou au Cambodge.
Les employés sont emmenés, souvent par la force, dans ces centres puis privés de leur liberté et leur passeport confisqué. Les conditions de travail et de vie y sont extrêmement difficiles et des actes de violence sont régulièrement rapportés. Des rançons sont très souvent demandées aux familles pour permettre la libération de la victime avant le terme du contrat. La plus grande vigilance est recommandée.
Mines antipersonnel
Dans les États Kayin, Shan, Kachin, Rakhine et Kayah, des décennies de combats ont laissé des champs de mines antipersonnel dispersés dans les zones de conflits (selon certaines sources non gouvernementales, la Birmanie se situe aux premières places mondiales pour le nombre de victimes dues aux mines antipersonnel terrestres sur les cinq dernières années). Les affrontements armés dans plusieurs États et régions de Birmanie depuis le coup d’État militaire du 1er février 2021 se sont traduits par une dissémination accrue de mines antipersonnel sur le territoire. Dans ces États, et les zones qui ont été le théâtre d’affrontements, il est fortement conseillé de rester sur les principaux axes routiers et les sentiers régulièrement empruntés et de ne pas s’en éloigner. Des explosions de mines ou d’engins sont régulièrement signalées.
Activité sismique
Le risque de séismes reste important en Birmanie. Un séisme de magnitude 7,7 a frappé la région de Sagaing le 28 mars 2025, faisant plusieurs milliers de morts et de blessés. Des tremblements de terre de moindre intensité se produisent régulièrement, principalement dans la région de Sagaing, en raison d’une faille qui s’étend de cette région jusqu’à la côte bordant la mer d’Andaman. Une fiche d’information est disponible sur le site de l’ambassade de France en Birmanie.
Mousson
Durant la mousson (de mai à octobre), certaines tempêtes peuvent générer des vents de 130 km/h et plus dans les États côtiers. Il convient d’y être particulièrement vigilant. Les pluies violentes causent régulièrement des inondations, en province et dans les principales villes du pays.
Risques d’accidents sur la voie publique
La plus grande prudence est recommandée, notamment dans les circonstances suivantes :
- Sur les trottoirs, toujours rester attentif car il peut y avoir des obstacles, des excavations non signalées ou des plaques d’égout manquantes (se munir d’une lampe la nuit car l’éclairage public est insuffisant). Durant la saison des pluies, garder à l’esprit que des trous ou de profonds fossés de drainage peuvent être dissimulés par une couche d’eau boueuse.
- Au moment de traverser une rue, même sur un passage pour piétons ou à un feu rouge, bien vérifier en regardant des deux côtés qu’aucun véhicule n’arrive (des véhicules sont susceptibles de rouler à contresens) et se méfier des angles morts. Les piétons sont rarement considérés comme prioritaires sur la voie publique.
Navigation en Mer
La navigation vers l’Océan Indien en général demeure dangereuse, notamment à cause d’actes ponctuels de piraterie. Il est recommandé de signaler tout projet de déplacement par voie maritime dans la région et de rejoindre la coopération navale volontaire en transmettant sa position et ses intentions à : État-major ALINDIEN COMFOR EAU : par téléphone +971 74 265 21 265 ou par courriel à alindien-comfor-eau-marsec.contact.fct@intradef.gouv.fr ou alindien-marsec.operateur.fct@def.gouv.fr ;
Consulter également la fiche consacrée à la Piraterie maritime.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Birmanie (sécurité), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Entrée et séjourVérifié
Visa
L’entrée sur le territoire birman est soumise à l’obtention préalable d’un visa. Il convient de s’assurer que son passeport a une durée de validité d’au moins 6 mois après la date d’arrivée dans le pays.
Depuis le 17 avril 2022, les autorités birmanes ont repris la délivrance des visas d’affaires et de tourisme, qui peuvent être obtenus en ligne. Il est fortement déconseillé de se rendre en Birmanie avec un visa de touriste et d’y exercer d’autres activités notamment commerciales ou journalistiques.
Passage des frontières
Les vols commerciaux en provenance et à destination de la Birmanie ont repris depuis le 17 avril 2022. Les étrangers peuvent entrer uniquement via les aéroports internationaux de Mandalay et de Rangoun.
Les frontières terrestres (entrées et sorties) sont fermées pour tous les étrangers même disposant de visa à l’exception des points de passage entre Ranong/Kawthaung, Myawaddy/Mae Sot et Tachilek/Mae Sai (entrées pour la journée uniquement). Aucun visa ne peut être délivré sur place, il doit impérativement être obtenu avant. Au regard de l’insécurité récurrente aux frontières, il est fortement déconseillé d’entrée en Birmanie par la voie terrestre.
Les autorités militaires sont particulièrement vigilantes et sévères vis-à-vis des voyageurs qui tentent de pénétrer dans les zones interdites ou de franchir la frontière sans autorisation : les contrevenants sont passibles d’arrestation et de lourdes peines de prison.
Les autorités birmanes limitent la circulation le long des zones frontalières. Les frontières n’étant pas toujours clairement démarquées, il convient de se renseigner localement sur leur tracé et sur les points de passage autorisés.
Réglementation douanière
La Birmanie a adhéré à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. Il existe donc des restrictions à l’exportation de certains souvenirs issus de ces espèces, comme ceux fabriqués à partir de tortues.
Le site internet de l’aéroport de Rangoun (en anglais) établit la liste de biens dont l’importation et l’exportation sont interdites, notamment les armes à feu, les drogues ou produits dangereux, les antiquités, les animaux sauvages, les revues ou textes pornographiques, les emblèmes religieux (notamment des reproductions de Bouddha, ou les emblèmes officiels de la Birmanie).
L’importation de drones sans autorisation préalable des autorités birmanes est interdite et passible de 3 ans d’emprisonnement.
Il est interdit de rentrer ou sortir du pays avec une somme de plus de 10 000 dollars américains (USD) en liquide ou avec des objets de grande valeur (pierres précieuses), à moins de disposer d’une autorisation spécifique.
Les animaux domestiques peuvent être transportés, uniquement pour un long séjour et sous réserve qu’ils disposent d’un carnet de vaccinations à jour, accompagné du certificat d’un vétérinaire (protocole antirabique en particulier).
La réglementation douanière n’étant pas toujours claire, il convient de se renseigner à l’avance sur toute importation ou exportation, auprès de l’ambassade de Birmanie en France.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Birmanie (entrée et séjour), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
SantéVérifié
Avant le départ
Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions en matière de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Ces indications ne dispensent toutefois pas le voyageur d’une consultation chez son médecin traitant et/ou dans un centre de vaccinations internationales, suffisamment longtemps avant la date de départ pour permettre le rappel des vaccins si nécessaire.
Pour plus d'information, consulter la rubrique "La santé en voyage".
Frais d’hospitalisation et dépenses de santé
Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé, parfois très élevés à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (dont la chirurgie et l’hospitalisation) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place.
En cas d’urgence médicale :
Les infrastructures de santé en Birmanie sont particulièrement vétustes. En cas de maladie sérieuse, il est préférable de se rendre en Thaïlande ou à Singapour. Le système hospitalier public a été affecté par les conséquences du coup d’État du 1er février 2021. Il est fortement conseillé de se rendre dans des cliniques privées en cas d’urgence. La majorité des établissements privés demande un paiement dès l’admission. La prise en charge directement par une assurance est souvent compliquée en Birmanie (ou retardée). Il convient d’avoir toujours de l’argent en liquide ou sa carte de crédit sur soi en cas d’urgence médicale.
En cas d’accident ou de problème de santé, il est formellement conseillé de se rendre à Rangoun, Mandalay ou Naypyidaw pour une hospitalisation ou une consultation, les hôpitaux des autres villes étant peu fiables.
Recommandations pour la santé
Consulter si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) pour faire une évaluation de son état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations. Consulter éventuellement son dentiste avant le départ.
Constituer sa pharmacie personnelle en conséquence et n’emporter dans ses bagages que les médicaments strictement nécessaires ; ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Les médicaments doivent être dans leur emballage d’origine avec les étiquettes originales, accompagnés d’une ordonnance portant le nom des médicaments en dénomination commune internationale (DCI). Il est indispensable de vérifier que les médicaments concernés sont autorisés dans le pays visité : pour plus d’informations, consulter la fiche Informations pratiques.
Des randonnées sont organisées par certaines agences de voyages dans des régions très éloignées des principales villes du pays, tout à fait démunies de secours d’urgence et d’infrastructures hospitalières. Il est fortement conseillé aux personnes, même jeunes, voulant participer à ces excursions, de prévoir, avant leur départ de France, une visite médicale pour s’assurer de leur parfaite aptitude à ces conditions très difficiles.
Vaccinations
Les vaccins recommandés en France sont également indispensables lors d’un séjour à l’étranger : les maladies qu’ils préviennent circulent partout dans le monde, parfois même plus fréquemment qu’en France. Avant tout départ, le voyageur (adulte et enfant) doit donc d’abord s’assurer d’être à jour du calendrier vaccinal français, en particulier des vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche mais aussi contre la rougeole. Le carnet de vaccination peut être demandé à l’arrivée de certains pays.
Des vaccinations complémentaires peuvent être nécessaires :
- Fièvre jaune : obligatoire pour les voyageurs en provenance de zones d’endémie ;
- Hépatite A : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Fièvre typhoïde : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Tuberculose : chez les enfants de moins de 15 ans en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
- Rage : notamment enfants en bas âge, séjour en milieu rural ou éloigné des villes principales ;
- Encéphalite japonaise : en fonction des conditions et de la durée du séjour ;
- Hépatite B : en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
Il est donc conseillé de consulter son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) suffisamment de temps avant le voyage.
Chikungunya
La chikungunya est une maladie virale transmise par l’intermédiaire de moustiques infectés. Cette maladie se manifeste par l’apparition de symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin ; le traitement est uniquement symptomatique. Les moyens de prévention reposent sur la vaccination et la protection contre les piqûres de moustiques. Il est conseillé avant le départ de se référer à son médecin traitant et/ou à un centre de vaccination internationale.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Dengue
La dengue est une maladie virale transmise par piqûres de moustiques. Les symptômes sont de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures, parfois éruption cutanée). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin. Il n’existe pas de traitement curatif. La prise en charge médicale repose uniquement sur le traitement des symptômes. Il faut impérativement éviter la prise d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination des voyageurs peut être indiquée dans certains cas. Il est conseillé de se référer, avant son départ, à son médecin traitant et /ou à un centre de vaccination internationale.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
La transmission du virus de la dengue est fréquente en Birmanie, notamment pendant la mousson de mai à octobre.
Encéphalite japonaise
L’encéphalite japonaise est une infection virale grave principalement transmise à l’humain par la piqûre de moustiques infectés, qui se reproduisent dans les zones rurales, notamment les rizières. Les porcs et les oiseaux aquatiques servent de réservoirs naturels pour le virus.
Les symptômes de l’encéphalite japonaise apparaissent après une période d’incubation de 4 à 15 jours. La plupart des infections restent bénignes, se manifestant par une simple fièvre ou des céphalées. Dans environ 1 cas sur 250, les personnes touchées peuvent présenter une forte fièvre, une raideur de la nuque, une désorientation, un coma, des convulsions et une paralysie. La mortalité peut atteindre 30%. Beaucoup de survivants souffrent de séquelles neurologiques.
Il n’existe pas de traitement curatif. La prévention repose sur la protection contre les piqures de moustiques et la vaccination.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Organisation mondiale de la Santé et le site de l'Institut Pasteur.
Paludisme
Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire transmise par piqûres de moustiques infectés. Les formes bénignes associent des symptômes de type grippal : fièvre, frissons, fatigue, maux de tête, courbatures, vomissements. Des formes graves potentiellement mortelles peuvent survenir d’emblée ou en l’absence de traitement (confusion, convulsions, difficultés à respirer, jaunisse, saignements anormaux). En cas de survenue de symptômes pendant un séjour à l’étranger ou dans les semaines qui suivent le retour, il est nécessaire de consulter rapidement un médecin.
La prévention du paludisme repose sur la protection contre les piqûres de moustiques et la prise d’un traitement préventif. Avant tout séjour en zone d’endémie, il est recommandé de consulter son médecin traitant ou un médecin spécialisé en médecine des voyages.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Il n’y a pas de paludisme dans les sites touristiques de Birmanie, ni dans les villes et centres urbains. Les plaines situées au centre du pays et les zones arides sont généralement exemptes de paludisme.
La transmission du paludisme est par contre possible toute l’année dans les zones rurales reculées des régions de collines boisées ainsi que dans les zones côtières de l’Etat Rakhine. Les affrontements suite au coup d’État ont entrainé des déplacements massifs de population et la désorganisation du programme national contre le paludisme.
Zika
Il s’agit d’une maladie due à un virus transmis principalement par piqûre de moustiques et dans certains cas par voie sexuelle. Les symptômes sont généralement absents ou modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées). La survenue de complications graves telle que des atteintes neurologiques (syndrome de Guillain Barré) et des microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus est attestée.
La prévention repose uniquement sur la protection contre les piqûres de moustiques.
Il est conseillé aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse de consulter au préalable un médecin avant tout déplacement dans une zone infectée. En cas de maintien du voyage, il est impératif de se protéger des piqûres de moustiques et d’appliquer les mesures adaptées contre la transmission sexuelle.
Consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
Choléra
Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer, par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et/ ou ingestion d’eau contaminée. Cette maladie, dite « des mains sales », se traduit par des troubles digestifs sévères (diarrhée liquide abondante, crampes abdominales, vomissements), un état de faiblesse générale et parfois de la fièvre.
La prévention repose sur la vaccination et le respect des règles d’hygiène alimentaire (se laver régulièrement les mains, ne consommer que de l’eau en bouteille, peler les fruits et légumes, manger de la nourriture cuite ; utilisation des installations sanitaires). Les personnes présentant les signes de la maladie doivent consulter un médecin en urgence.
Pour plus d’informations, consulter le site Santé publique France et le site du ministère de la Santé.
Fièvre typhoïde
La fièvre typhoïde est une maladie infectieuse causée par des bactéries présentes dans l’eau contaminée par des matières fécales d’origine humaine. L’infection résulte le plus souvent de l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, ou d’une transmission directe de personne à personne. Les symptômes surviennent en moyenne 3 semaines après la contamination et associent fièvre, maux de tête, perte d’appétit, douleurs abdominales avec diarrhée ou constipation, fatigue et parfois, éruption cutanée. Dans les formes plus graves, la fièvre typhoïde peut être fatale en l’absence de traitement.
Les mesures de prévention reposent sur les règles élémentaires d’hygiène générale vis-à-vis de l’eau, des aliments et du lavage des mains ainsi que sur la vaccination.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur.
Grippe aviaire ou zoonotique
Le terme regroupe l’ensemble des infections de type grippal causées par différents virus influenza d’origine animale (oiseaux sauvages, volailles, porcs). La survenue de cas chez l’être humain est exceptionnelle. La transmission résulte soit d’un contact direct notamment avec les sécrétions respiratoires et les matières fécales des animaux malades, soit de façon indirecte par l’exposition à des matières contaminées. Les symptômes sont similaires à ceux de la grippe saisonnière (fièvre, toux, courbatures…) mais peuvent se compliquer de difficultés respiratoires, de troubles digestifs, d’atteintes neurologiques, voire de décès.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Le virus aviaire H5N1 circule en Birmanie chez les oiseaux sauvages et les volailles, mais aucun cas humain n’a été confirmé à ce stade. Il n’y a pas de vaccin disponible à ce jour.
Bilharziose
La bilharziose ou schistosomiase est une maladie parasitaire fréquente causée par des vers plats. La transmission se fait par contact avec des eaux douces contaminées ou des larves du parasite pénètrent la peau. Leurs œufs sont ensuite excrétés par l’urine ou les selles, contaminant à nouveau l’environnement. Dans sa forme aiguë, la maladie peut provoquer des démangeaisons cutanées, de la fièvre, des douleurs musculaires et abdominales. Lorsqu’elle devient chronique, elle entraîne des complications plus graves de type urogénital (sang dans les urines) et/ou de type intestinal (diarrhée, douleurs abdominales). En l’absence de traitement, la bilharziose peut entrainer des lésions graves et invalidantes, un cancer de la vessie ou une atteinte hépatique, voire même le décès. Le traitement repose sur la prise d’un antiparasitaire, administré par voie orale. Il est recommandé de consulter un médecin au moindre signe évocateur. Pour prévenir cette maladie, il est essentiel d’éviter le contact avec des eaux suspectes.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Organisation mondiale de la Santé.
Leptospirose
La leptospirose est une maladie bactérienne présente dans le monde entier. La transmission à l’humain se fait par contact cutané (muqueuse ou plaie) avec les milieux souillés par les urines d’animaux infectés (rongeurs, animaux d’élevage et de compagnie). La maladie est souvent bénigne, mais parfois mortelle.
La prévention repose sur les mesures d’hygiène générales (lavage des mains, lutte contre les rongeurs, assainissement, etc.) et sur la vaccination des personnels à risque.
Pour plus d’informations, consulter le site Santé publique France et le site du ministère de la Santé.
Des cas de leptospirose et de bilharziose ont été rapportés en Birmanie. Ces maladies se contractent en nageant ou en marchant pieds nus dans de l’eau contaminée (rizières ou réservoirs d’eau).
Rage
La rage est une maladie virale mortelle affectant le système nerveux et présent dans la salive des animaux infectés, tels que chiens, chats, chauves-souris et autres mammifères sauvages. Le virus se transmet par morsure, griffure ou contact de la salive avec une peau lésée ou une muqueuse. L’évolution est rapide avec l’apparition de fièvre, maux de tête, anxiété puis de troubles neurologiques (coma). La rage est presque toujours mortelle une fois les symptômes déclarés. Il est recommandé d’éviter tout contact avec des animaux suspects domestiques ou sauvages. La vaccination préventive contre la rage avant un séjour en zone exposée peut être indiquée en fonction du type de voyage et en particulier chez les jeunes enfants dès qu’ils marchent. Il est conseillé de demander conseil à un médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
En cas d’exposition à risque, consulter immédiatement un médecin même si la vaccination est bien à jour.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires et le site de l'Institut Pasteur.
La rage est présente en Birmanie, avec plus d’une centaine de cas humains rapportés chaque année. En cas de morsure par un animal en Birmanie, consulter un médecin au plus vite à Rangoun, Mandalay ou Nay Pyi Taw, afin de commencer un traitement antirabique curatif.
Typhus des broussailles
Le typhus des broussailles, ou fièvre de Tsutsugamushi, est une maladie infectieuse bactérienne transmise à l’homme par la morsure de larves d’acariens (aoûtats) présents dans les zones rurales d’Asie-Pacifique. Après une incubation de 6 à 21 jours, la maladie débute brutalement avec une fièvre élevée, des frissons, des céphalées sévères, une lymphadénopathie généralisée et souvent une escarre caractéristique au site de la morsure, qui évolue en ulcération noire. Une éruption cutanée apparaît généralement entre le 5e et le 8e jour, s’étendant sur le tronc et les membres.
Le diagnostic repose sur l’examen clinique, la présence d’escarre et d’adénopathies dans une zone endémique, et la confirmation par tests sérologiques ou PCR.
Le traitement de référence est la doxycycline, efficace surtout si administrée rapidement après le début des symptômes. Sans traitement, la maladie peut entraîner des complications graves, avec une mortalité pouvant atteindre 25 %.
La prévention repose sur la réduction de l’exposition aux aoûtats par le débroussaillage, l’utilisation d’insecticides dans les zones infestées, le port de vêtements couvrants, et l’application de répulsifs cutanés. Aucun vaccin n’est disponible à ce jour.
Les piqûres de tiques sont fréquentes en Birmanie.
Mesures générales de prévention des piqûres de moustiques
- Porter des vêtements longs et couvrants ;
- Appliquer des produits répulsifs cutanés sur les zones découvertes du corps ;
- Protéger son logement (moustiquaires imprégnées d’insecticide, diffuseurs électriques, serpentins à l’extérieur, climatisation, etc.) ;
- Détruire les sites potentiels de reproduction des moustiques (récipients d’eau stagnante comme les soucoupes sous les pots de fleurs, les gouttières, les pneus, etc.).
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé et le site de l'Assurance Maladie.
Prévention contre les piqûres de tiques
La prévention contre les autres infections transmises par les tiques inclut :
- le port de vêtements couvrants et clairs, serrés au cou, aux poignets et aux chevilles ;
- l’application de répulsifs cutanés sur les parties découvertes ;
- la recherche impérative de la présence de tiques sur le corps, afin de les ôter très rapidement, après toute promenade en milieu rural et particulièrement en forêt dans les régions infestées.
Plus d’informations sur le site de l’Assurance maladie.
Règles d'hygiène alimentaire
- Se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon ou des solutions de lavage hydroalcooliques, surtout avant et après les repas et le passage aux toilettes ;
- Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
- Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
- Peler les fruits et légumes ou les laver soigneusement (à l’eau saine) ;
- Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
- Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant).
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
Infections sexuellement transmissibles (IST)
Il est recommandé d’éviter les comportements sexuels à risque et de prendre toutes les précautions d’usage. En cas d’exposition à un risque, il est recommandé de consulter au plus tôt un professionnel de santé.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
En cas d’accident, le traitement PEP ("post exposure prophylaxis") est disponible à Rangoun.
Prévention des risques généraux
- Déplacements et route : privilégier les transports fiables, éviter la conduite de nuit, porter la ceinture/casque, se méfier des deux-roues et des conditions locales de circulation.
- Baignade et milieu aquatique : se baigner dans des zones surveillées, se renseigner sur les courants, éviter l’alcool avant baignade, sortir de l’eau en cas de fatigue ou de conditions locales défavorables.
- Animaux : se tenir à distance des cadavres d’animaux et de leurs déjections ; ne pas toucher ni nourrir les animaux, même familiers. En cas de morsure/griffure/léchage sur peau lésée, laver immédiatement à l’eau et au savon et consulter en urgence.
- Eaux douces et sols humides : éviter de marcher pieds nus ou de se baigner dans les eaux stagnantes ou douteuses ; porter des chaussures adaptées.
- Envenimations (serpents, scorpions, araignées, méduses) : ne pas manipuler d’animaux ou leurs cadavres, porter chaussures fermées et vêtements couvrants, vérifier vêtements/chaussures ; en cas de piqûre ou morsure, immobiliser, nettoyer et consulter rapidement.
- Climat et environnement : se protéger de la chaleur (hydratation, éviter les heures chaudes), du soleil (vêtements, protection solaire), et du froid ou de l’altitude selon la destination.
- Exposition à des substances toxiques ou environnementales : se protéger de l’exposition à la pollution et aux produits chimiques environnementaux.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Birmanie (santé), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Argent et paiementÀ documenter
Ambassade, consulats et urgencesVérifié
Retrouvez dans cette rubrique des informations de contact relatives aux administrations, services et organismes locaux.
- Police : 199
- Clinique SOS International : +95 1 667 879 / Fax : +95 1 667 866
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Birmanie (contacts utiles), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.