Voyage Malin

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Voyager en Argentine

Cette page reprend les fiches « Sécurité », « Entrée / séjour » et « Santé » du ministère français (mise à jour le 15 septembre 2026). Elles font foi : relisez-les juste avant de partir.

Sécurité et conseils officielsVérifié

Zones de vigilance

Dernière actualisation le 04/03/2026, information toujours valable à la date du jour

Buenos Aires

A Buenos Aires, la vigilance s’impose dans l’ensemble des quartiers, et notamment dans les zones les plus touristiques. Une attention particulière est recommandée dans les quartiers résidentiels (Recoleta, Puerto Madero, Palermo et Belgrano) et dans les quartiers populaires, notamment La Boca, où il est très vivement déconseillé de s’éloigner du Caminito, notamment les jours de match de football. De même, la rue Florida et le quartier de San Telmo, très fréquentés par les touristes, attirent nombre de voleurs à la tire. Plusieurs agressions violentes (avec arme à feu ou à l’arme blanche) y ont été signalées. La nuit, la proximité des gares de Constitucion (lieu de prostitution) et de Retiro (voisine du Barrio 31) est fortement déconseillée. De jour, il est conseillé d’y être extrêmement vigilant. Enfin, il est fortement recommandé de ne pas s’aventurer dans les bidonvilles ou « villas miserias » de Buenos Aires.

Une recrudescence d’agressions par administration de drogue ou d’anesthésiant est par ailleurs constatée à Buenos Aires.

À la suite de rencontres dans des bars ou des discothèques, les agresseurs (hommes ou femmes) versent dans la boisson de leur victime une drogue ou anesthésiant puissant, qui conduit à une perte de connaissance pouvant durer plus de 24 heures. Les faits ont souvent lieu au domicile de la victime suite à une rencontre dans un lieu public. Outre le danger intrinsèque de l’ingestion de ces substances, les victimes peuvent se réveiller dépouillées de l’ensemble de leurs biens, sans savoir si elles ont également été victimes d’agressions physiques plus graves.

Il convient de rester extrêmement vigilant et de ne jamais laisser sa boisson sans surveillance, ni d’accepter de boissons dont on ne connait pas la provenance, et ce, tant dans des lieux publics que privés.

En cas d’agression, il convient de se rendre immédiatement à l’hôpital le plus proche afin d’être pris en charge et de contacter le Consulat général de France à Buenos Aires sur sa ligne d’urgence au +54 9 11 4470 3202, joignable 24h/24 avant de porter plainte auprès de la police argentine.

Même si les signalements de ce genre d’agression sont pour l’instant concentrés à Buenos Aires, il est raisonnable de rester vigilant dans les autres villes et lieux touristiques du pays.

La ville de Buenos Aires a mis en place un organisme chargé d’assister et d’orienter les touristes étrangers. Cet organisme, [es]Defensoria del Turista, dispose de plusieurs points de contact dans la capitale.

Córdoba

Il convient de redoubler de vigilance à Córdoba. Depuis peu, le centre-ville est le théâtre de nombreux vols à la détourne ou à la tire (parfois avec agression).

Mendoza

A Mendoza, la gare routière est le théâtre de nombreux vols à la tire. Il est conseillé d’éviter de se promener de nuit dans le grand parc de la ville en dehors des voies éclairées (Parque General San Martin). Plusieurs touristes isolés, circulant à vélo sur la route des vins, ont été agressés dans la zone rurale de Maipu.

La Province de Mendoza est dotée, depuis 2008, d’une unité de police chargée de l’assistance aux touristes étrangers. En cas de problème, il est conseillé de la contacter via le 911 ou au numéro spécial de cette unité : +0261 413.21.35.

Rosario

La recrudescence du trafic et de la consommation de drogues est marquée à Rosario. Elle a pour conséquence une augmentation des agressions violentes et une dégradation de la situation sécuritaire dans cette ville.

Chutes d’Iguazu

Les voyageurs se rendant dans la région très touristique des chutes d’Iguazu devront être vigilants lors de leur séjour dans la partie brésilienne. Les vols y sont fréquents. Il est fortement recommandé aux touristes circulant par leurs propres moyens de ne pas passer la frontière de nuit en direction du Brésil ou du Paraguay avec des taxis ou des "remises" locales.

Région d’El Bolson

Plusieurs vols, parfois avec violence, ont été signalés dans la région d’El Bolson (Province de Rio Negro). La plus grande vigilance est recommandée aux voyageurs.

Délinquance

L’insécurité existe en Argentine, en particulier dans la capitale et les grands centres urbains. Aucun quartier n’est épargné : même les zones résidentielles sont affectées.

La petite et moyenne délinquance est fréquente, notamment à Buenos Aires, à Mendoza, Rosario et Córdoba : petite escroquerie, vols parfois avec violence, agressions à la scopolamine (ou drogue du violeur). Il est conseillé de prendre garde à l’usage délictueux de cette drogue appelée localement « burundanga ». Mélangée à une boisson, des aliments, ou inhalée (par exemple sur un mouchoir), elle cause une perte de volonté, de conscience et une amnésie temporaire. À fortes doses, l’intoxication peut être mortelle. Des agressions ont été signalées à Buenos Aires, où des chauffeurs de taxis utilisent un spray pour vaporiser de la scopolamine sur le passager pour ensuite le voler.

Il convient d’être vigilant, en particulier dans les zones touristiques où les agressions sont de plus en plus fréquentes et violentes (vols avec menaces d’usage d’armes à feu).

Il est recommandé de respecter quelques règles simples de prudence (voir la rubrique "Recommandations générales" ci-dessous).

Agressions

Une recrudescence d’attaques accompagnée d’une administration de drogue ou d’anesthésiant est observée à Buenos Aires, rendant les victimes vulnérables et influençables. Les criminels droguent les victimes en introduisant le produit dans des boissons ou aliments, puis dérobent les objets de valeurs des victimes. Les voleurs s’invitent parfois au domicile des personnes, inconscientes du danger du fait de l’effet incapacitant des drogues. Le « réveil » intervient plusieurs dizaines d’heures plus tard et la victime ne se souvient plus de rien. Elles peuvent également avoir été victimes d’agressions physiques plus graves. Si la dose est trop forte, la drogue peut être mortelle.

Il convient d’être extrêmement vigilant lorsque des inconnus s’approchent pour proposer de l’aide ou un prospectus, et de ne jamais quitter son verre des yeux, particulièrement dans les lieux festifs.

En cas d’agression, il convient de se rendre immédiatement à l’hôpital le plus proche afin d’être pris en charge et de contacter le Consulat général de France à Buenos Aires sur sa ligne d’urgence avant de porter plainte auprès de la police argentine.

Stupéfiants

Le trafic et la consommation de drogues sont en augmentation en Argentine, générant une recrudescence des agressions violentes, notamment à Buenos Aires et Rosario. Ces agressions sont souvent le fait de personnes agissant sous l’effet de stupéfiants, donc particulièrement imprévisibles.

Risque sismique

La cordillère des Andes est une zone sismique. Les tremblements de terre y sont fréquents et peuvent osciller entre 5 et 7 sur l’échelle de Richter. Mendoza et sa région, mais également Ushuaïa, sont classées au niveau le plus élevé s’agissant du risque sismique. Pour plus d’informations sur les recommandations en cas de séismes, consulter la fiche "la conduite à tenir en cas de séisme" et le site de l’Institut national de prévention sismique (en espagnol).

Risque volcanique

Les éruptions volcaniques sont fréquentes dans la zone de la cordillère. Elles se traduisent par des projections de nuages de cendre pouvant affecter des zones importantes du territoire et perturber le trafic aérien. Bien que la plupart des éruptions aient lieu au Chili, les vents dominants propagent les nuages de cendre vers l’Argentine.

Il est par conséquent recommandé de contacter les compagnies aériennes ou de consulter les sites internet des aéroports pour s’assurer que les vols en direction ou en provenance du sud de l’Argentine et du Chili ne sont pas retardés ou annulés. En cas de déplacement dans la cordillère des Andes, il est conseillé de consulter au préalable les sites officiels argentins et chiliens suivants pour plus de renseignements :

Risque d’inondation

Le risque d’inondation sur l’ensemble de la province de Buenos Aires est important, compte tenu de la configuration du régime hydrographique du bassin du Rio de la Plata, mais aussi dans les provinces de Santa Fe et Entre Rios, traversées par le fleuve Parana. Ces inondations fréquentes et parfois violentes affectent principalement l’agglomération de Buenos Aires, les régions proches du fleuve Uruguay et les villes de Tucuman, San Juan et Mendoza. Les torrents peuvent connaître des crues brutales et rapides. Il est donc recommandé d’être particulièrement vigilant pendant ces épisodes.

Risques liés aux transports

La violence routière est la première source d’insécurité en Argentine. Le pays connaît un des niveaux de mortalité routière les plus élevés au monde. Il est donc recommandé d’être particulièrement vigilant à Buenos Aires et de ne pas conduire de nuit dans l’ensemble du pays. En cas d’accident de la circulation, aucun constat n’est à remplir sur place. Seules sont échangées les coordonnées des compagnies d’assurances, qui traitent ensuite le dossier.

Recommandations générales

Il est recommandé de :

Dans plusieurs villes ou régions touristiques (San Carlos de Bariloche, Puerto Madryn notamment), les véhicules de location sont fréquemment forcés et les bagages volés : il est recommandé de ne pas y laisser d’objets de valeur ni de papiers et de stationner dans des lieux sécurisés.

Enfin, les comportements sexistes, voire les agressions sexuelles peuvent exister en Argentine. A ce titre, et notamment pour les femmes voyageant seules, il est recommandé d’éviter les espaces ou territoires peu fréquentés, particulièrement le soir ou la nuit. Pour les randonnées ou promenades, particulièrement de plusieurs jours et dans les provinces de l’intérieur du pays, il est préférable de rechercher un accompagnement (guide par exemple). Enfin, le harcèlement de rue comme toutes les autres formes d’agression basée sur le genre faisant l’objet d’une sanction pénale légalement définie, les personnes qui en sont victimes sont invitées à procéder à un dépôt de plainte auprès des autorités compétentes (à Buenos Aires, une assistance en ligne au dépôt de plainte est disponible.

En cas de problème, il est conseillé d’appeler les services de police (911) et les sapeurs-pompiers (100).

Activités sportives à risque

La pratique de la haute montagne est source de nombreux dangers, les sommets argentins étant beaucoup plus élevés que ceux d’Europe. L’ascension de l’Aconcagua attire chaque année davantage de touristes, parfois mal préparés. Les œdèmes pulmonaires ou cérébraux sont fréquents, surtout chez les individus les moins entraînés.

Dans ces conditions :

Mal des montagnes

L’altitude a des effets conséquents sur l’organisme et la santé, pouvant entraîner des séquelles lourdes, voire conduire au décès. Les accidents pulmonaires ou cérébraux sont fréquents et s’ajoutent aux problèmes classiques de déshydratation et de déminéralisation. Il est donc recommandé d’observer des périodes d’acclimatation à l’altitude. Pour plus d’informations, consulter la rubrique Santé de cette fiche.

Guides de randonnée

Des précautions strictes doivent être observées dans la pratique de ce type d’activités en particulier concernant l’équipement, notamment pour les zones de glace (crampons, piolets, vêtements, etc.), les moyens de communication ainsi que l’entraînement et l’accompagnement (recours nécessaire à des guides expérimentés connaissant bien le terrain).

Les voyages isolés, sans encadrement, sont à proscrire. La présence d’un guide de montagne local est fortement recommandée. Il convient également de choisir ses guides en fonction de la formation et de l’équipement, qui peuvent s’avérer déterminants en cas d’accident de santé en haute montagne.

Conditions météorologiques

Les changements météorologiques peuvent être rapides dans la Cordillère et autres zones de haute altitude. De nombreux grimpeurs se perdent en raison de brouillards soudains. Des chutes de température, des changements de conditions météorologiques (y compris des tempêtes de neige) et des avalanches peuvent se produire soudainement dans les régions montagneuses, à n’importe quel moment de l’année.

Opérations de secours

A des altitudes de plus de 5 000 mètres, il est très difficile de mettre en place des opérations de secours en cas de disparition, ces régions étant isolées et les moyens à disposition des autorités souvent limités. De même, du fait de l’étendue du pays, beaucoup de zones ne disposent pas de moyens de secours appropriés. Les frais de recherches, de secours, de recours à un survol par hélicoptère et d’assistance hospitalière sont à la charge du visiteur ou le cas échéant d’une police d’assurance spécifique à laquelle il est conseillé de souscrire avant tout départ. Il est par ailleurs rappelé que l’accès à un réseau téléphonique est très restreint dans beaucoup de régions où l’on pratique la randonnée en Argentine.

De plus, le seul fait de disposer d’une balise de secours n’est pas un gage de sécurité. En cas d’utilisation d’une balise, il convient de s’assurer que les messages seront reçus par une personne capable d’alerter les autorités locales.

Précautions générales

En cas de randonnée pédestre, de randonnée en montagne, d’ascension des volcans - y compris pour les alpinistes expérimentés - ou d’escalade :

Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Argentine (sécurité), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)

Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.

Entrée et séjourVérifié

Mesures relatives à la Covid-19

Toutes les mesures de restrictions sanitaires pour l’entrée sur le territoire ont été levées.

Formalités d’entrée

Pour tout séjour de moins de trois mois, les voyageurs de nationalité française sont dispensés de visa. Ils doivent cependant présenter un passeport valable pour toute la durée de leur séjour en Argentine.

Dans un contexte de resserrement des conditions d’entrée et de séjour en 2026, il est impératif d’être parfaitement en règle et de s’assurer d’être en possession d’un visa correspondant au motif réel du séjour, si le voyageur projette de rester sur le territoire argentin au-delà de trois mois. Le non-respect de la réglementation en matière de séjour expose le contrevenant à un refus d’admission sur le territoire ou à un refus de régularisation de sa situation par les autorités d’immigration.

Les Français possédant également la nationalité argentine doivent présenter un passeport argentin à l’entrée sur le territoire argentin.

L’entrée et la sortie d’enfants mineurs nés ou résidant en Argentine font l’objet de restrictions. L’obtention d’un permis délivré par les autorités argentines est obligatoire dès que le mineur voyage seul ou en compagnie d’un seul parent. Les compagnies aériennes refusent l’embarquement des mineurs se trouvant dans cette situation, lorsque ces derniers ne sont pas porteurs de ce permis de voyager qui doit être obtenu préalablement au départ auprès d’un notaire.

Règlementation douanière

La législation argentine relative à la protection de la faune et de la flore prévoit des délits assortis de sanctions pénales. La chasse d’espèces protégées ainsi que le transport non autorisé d’oiseaux constituent des délits passibles d’amendes et de peines de prison. Plusieurs cas de chasseurs ayant tenté d’exporter sans autorisation des oiseaux en vue de les taxidermiser ont conduit à des détentions.

Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Argentine (entrée et séjour), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)

Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.

SantéVérifié

Avant le départ

Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions en matière de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Ces indications ne dispensent toutefois pas le voyageur d’une consultation chez son médecin traitant et/ou dans un centre de vaccinations internationales, suffisamment longtemps avant la date de départ pour permettre le rappel des vaccins si nécessaire.

Pour plus d'information, consulter la rubrique "La santé en voyage".

Les frais d’hospitalisation et de soins médicaux sont extrêmement élevés en Argentine. Les médecins et les hôpitaux exigent des ressortissants étrangers le paiement en espèces de l’intégralité de ces dépenses préalablement à toute intervention.

Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé, parfois très élevés à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (dont la chirurgie et l’hospitalisation) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place.

Recommandations pour la santé

Consulter si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) pour faire une évaluation de son état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations. Consulter éventuellement son dentiste avant le départ.

Constituer sa pharmacie personnelle en conséquence et n’emporter dans ses bagages que les médicaments strictement nécessaires ; ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Les médicaments doivent être dans leur emballage d’origine avec les étiquettes originales, accompagnés d’une ordonnance portant le nom des médicaments en dénomination commune internationale (DCI). Il est indispensable de vérifier que les médicaments concernés sont autorisés dans le pays visité : pour plus d’informations, consulter la fiche Informations pratiques.

Vaccinations

Les vaccins recommandés en France sont également indispensables lors d’un séjour à l’étranger : les maladies qu’ils préviennent circulent partout dans le monde, parfois même plus fréquemment qu’en France. Avant tout départ, le voyageur (adulte et enfant) doit donc d’abord s’assurer d’être à jour du calendrier vaccinal français, en particulier des vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche mais aussi contre la rougeole. Le carnet de vaccination peut être demandé à l’arrivée de certains pays.

Des vaccinations complémentaires peuvent être nécessaires :

Il est donc conseillé de consulter son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) suffisamment de temps avant le voyage.

Dengue

La dengue est une maladie virale transmise par piqûres de moustiques. Les symptômes sont de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures, parfois éruption cutanée). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin. Il n’existe pas de traitement curatif. La prise en charge médicale repose uniquement sur le traitement des symptômes. Il faut impérativement éviter la prise d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination des voyageurs peut être indiquée dans certains cas. Il est conseillé de se référer, avant son départ, à son médecin traitant et /ou à un centre de vaccination internationale.

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.

Les autorités sanitaires locales attirent l’attention de la population, en raison de plusieurs cas de dengue dans la ville de Buenos Aires.

Encéphalite équine de l’ouest

Il s’agit d’une maladie virale rare transmise par des moustiques, présente principalement dans certaines zones rurales d’Amérique du Nord et ponctuellement d’Amérique latine. Le risque pour le voyageur reste globalement faible, mais augmente en cas d’exposition prolongée en extérieur, surtout au crépuscule et à proximité de zones humides, marécageuses ou d’élevages équins.

La plupart des infections sont asymptomatiques ou peu sévères mais de rares formes neurologiques graves peuvent survenir.

La prévention consiste à se protéger des piqures de moustiques et de consulter un médecin en cas de survenue de symptômes (fièvre, maux de tête, troubles neurologiques).

Pour plus d’informations, consulter le site de l’Organisation mondiale de la Santé.

Fièvre du Nil occidental (West Nile Virus)

La fièvre du Nil occidental (West Nile Virus) est une maladie des oiseaux transmise à l’humain par l’intermédiaire de piqûres de moustiques infectés.

La maladie est souvent asymptomatique ou bénigne (fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, frissons, éruption cutanée) mais dans de rares cas, des complications de type neurologique peuvent survenir (méningite, encéphalite) et entrainer des séquelles voire le décès.

Il n’existe pas de vaccin contre cette maladie pour les humains, la prévention repose uniquement sur la protection contre les piqûres de moustiques.

Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur et le site du ministère de la Santé.

Quelques cas d’infection par le virus du Nil ont été signalés en Argentine. Il est donc indispensable d’avoir recours à des mesures de protection individuelle contre les moustiques.

Fièvre jaune

Il s’agit d’une maladie virale transmise par piqûres de moustiques. Les symptômes sont variables, allant du syndrome pseudo-grippal (fièvre, frissons, douleurs musculaires, maux de tête…) à des formes plus graves (vomissements de sang, jaunisse, convulsions, coma…) qui sont mortelles dans 20 à 60 % des cas. Aucun traitement curatif n’existe à ce jour.

La prévention individuelle repose uniquement sur la vaccination et sur la protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination doit être réalisée dans un centre de vaccination international et de préférence au moins 10 jours avant le départ.

De nombreux pays exigent la vaccination à l’entrée du territoire. Le fait qu’un pays n’exige pas la vaccination contre la fièvre jaune ne signifie pas qu’il n’y a aucun risque de transmission de la maladie.

Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.

Paludisme

Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire transmise par piqûres de moustiques infectés. Les formes bénignes associent des symptômes de type grippal : fièvre, frissons, fatigue, maux de tête, courbatures, vomissements. Des formes graves potentiellement mortelles peuvent survenir d’emblée ou en l’absence de traitement (confusion, convulsions, difficultés à respirer, jaunisse, saignements anormaux). En cas de survenue de symptômes pendant un séjour à l’étranger ou dans les semaines qui suivent le retour, il est nécessaire de consulter rapidement un médecin.

La prévention du paludisme repose sur la protection contre les piqûres de moustiques et la prise d’un traitement préventif. Avant tout séjour en zone d’endémie, il est recommandé de consulter son médecin traitant ou un médecin spécialisé en médecine des voyages.

Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.

Il existe des petits foyers de paludisme mineurs dans le Nord-Est du pays, en particulier dans la province de Misiones.

Zika

Il s’agit d’une maladie due à un virus transmis principalement par piqûre de moustiques et dans certains cas par voie sexuelle. Les symptômes sont généralement absents ou modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées). La survenue de complications graves telle que des atteintes neurologiques (syndrome de Guillain Barré) et des microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus est attestée.

La prévention repose uniquement sur la protection contre les piqûres de moustiques.

Il est conseillé aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse de consulter au préalable un médecin avant tout déplacement dans une zone infectée. En cas de maintien du voyage, il est impératif de se protéger des piqûres de moustiques et d’appliquer les mesures adaptées contre la transmission sexuelle.

Consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.

Mal des montagnes

Le mal aigu des montagnes (MAM) est une maladie survenant en haute altitude (plus de 2 500 mètres de hauteur) lorsque l’organisme n’a pas eu le temps de s’acclimater au manque d’oxygène consécutif à la baisse de pression. Il peut se manifester par des troubles de type respiratoires (essoufflement) et/ou neurologiques (maux de tête, nausées, vomissements, troubles du sommeil) qui peuvent être transitoires ou s’aggraver et conduire au décès.

L’identification des symptômes du mal des montagnes peut être difficile : il est essentiel de communiquer en permanence, sans restriction, sur son état physique. De surcroît, les capacités de réflexion et d’action d’une victime du mal aigu des montagnes peuvent être altérées. En cas de survenue de symptômes il est recommandé d’interrompre l’ascension, de redescendre le plus rapidement possible à une altitude inférieure, au minimum en dessous de 4000 mètres, avec un accompagnant et de consulter un médecin.

Toute personne, quelle que soit sa condition physique et son habitude de la randonnée en altitude, peut être confrontée au mal des montagnes. La prévention repose sur des règles essentielles :

Les excursions et randonnées en altitude doivent faire l’objet d’un avis médical spécialisé avant le départ. La haute altitude est déconseillée pour les enfants. La grossesse ainsi que la notion d’antécédents cardiaques, pulmonaires, neurologiques ou rénaux constituent une contre-indication.

Fièvre Hémorragique de Crimée Congo

La Fièvre Hémorragique de Crimée Congo est une maladie virale potentiellement mortelle qui se transmet à l’humain soit par piqûres de tiques, soit par contact avec du sang ou des tissus d’animaux infectés. Le traitement est symptomatique et il n’existe pas de vaccin.

Les mesures de prévention associent la prévention des piqures d’insectes et de tiques (cf. ci-après) ainsi que l’éviction des contacts avec le bétail ou les animaux domestiques pouvant être infectés. En cas de symptômes ou de doute, consulter en urgence un médecin.

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site Santé Publique France .

La fièvre hémorragique argentine est une maladie grave provoquée par un virus. L’aire endémique est localisée dans les provinces de Buenos Aires, Santa Fe, Cordoba et La Pampa.

Fièvre typhoïde

La fièvre typhoïde est une maladie infectieuse causée par des bactéries présentes dans l’eau contaminée par des matières fécales d’origine humaine. L’infection résulte le plus souvent de l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, ou d’une transmission directe de personne à personne. Les symptômes surviennent en moyenne 3 semaines après la contamination et associent fièvre, maux de tête, perte d’appétit, douleurs abdominales avec diarrhée ou constipation, fatigue et parfois, éruption cutanée. Dans les formes plus graves, la fièvre typhoïde peut être fatale en l’absence de traitement.

Les mesures de prévention reposent sur les règles élémentaires d’hygiène générale vis-à-vis de l’eau, des aliments et du lavage des mains ainsi que sur la vaccination.

Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur.

Maladie de Chagas

La maladie de Chagas est une infection due à un parasite transmis principalement par la piqûre d’insectes appelés triatomes. Elle évolue en deux phases : une phase aiguë, souvent asymptomatique ou avec des symptômes bénins comme fièvre, fatigue, et œdème de la paupière ou une lésion cutanée au site de la piqûre (chagome), puis une phase chronique qui peut rester silencieuse ou entraîner des complications graves des années plus tard. Ces complications touchent principalement le cœur, le système digestif et plus rarement le système nerveux. La maladie peut aussi se transmettre lors de transfusion, de transplantation ou de façon congénitale. Le traitement repose sur la prise d’antiparasitaire surtout à la phase aiguë. Les mesures de prévention individuelle consistent principalement à se protéger contre les piqures d’insectes et à éviter les logements ruraux précaires.

Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur et le site de l'Organisation mondiale de la Santé.

En Argentine, elle se rencontre surtout dans le nord du pays, mais également jusque dans les régions du centre du pays.

Hantavirus

Ces virus sont transmis à l’être humain par des rongeurs sauvages (souris, rats). La contamination résulte essentiellement de l’inhalation de poussières contaminées par leurs urines, déjections ou salive. La transmission interhumaine est exceptionnelle. Les symptômes associent notamment une fièvre et de possibles hémorragies. Des formes graves et mortelles existent.

Afin de diminuer le risque d’infection il est recommandé :

Pour plus d’informations, consulter le site Santé publique France.

Le virus Hanta existe en Patagonie, notamment dans le sud de la région de San Carlos de Bariloche. Les villes d’Epuyen et Esquel sont également touchées.

Rage

La rage est une maladie virale mortelle affectant le système nerveux et présent dans la salive des animaux infectés, tels que chiens, chats, chauves-souris et autres mammifères sauvages. Le virus se transmet par morsure, griffure ou contact de la salive avec une peau lésée ou une muqueuse. L’évolution est rapide avec l’apparition de fièvre, maux de tête, anxiété puis de troubles neurologiques (coma). La rage est presque toujours mortelle une fois les symptômes déclarés. Il est recommandé d’éviter tout contact avec des animaux suspects domestiques ou sauvages. La vaccination préventive contre la rage avant un séjour en zone exposée peut être indiquée en fonction du type de voyage et en particulier chez les jeunes enfants dès qu’ils marchent. Il est conseillé de demander conseil à un médecin ou à un centre de vaccinations internationales.

En cas d’exposition à risque, consulter immédiatement un médecin même si la vaccination est bien à jour.

Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires et le site de l'Institut Pasteur.

Mesures générales de prévention des piqûres de moustiques

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé et le site de l'Assurance Maladie.

Règles d'hygiène alimentaire

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.

Infections sexuellement transmissibles (IST)

Il est recommandé d’éviter les comportements sexuels à risque et de prendre toutes les précautions d’usage. En cas d’exposition à un risque, il est recommandé de consulter au plus tôt un professionnel de santé.

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.

Prévention des risques généraux

Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Argentine (santé), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)

Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.